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Gouvernement·-3 h

Le chef de SYRIZA, Famellos, remplace les principaux porte-parole lors d'un remaniement sous la pression du nouveau parti de Tsipras

Le président de SYRIZA, Sokratis Famellos, a démis mardi le porte-parole parlementaire Nikos Pappas et le porte-parole de presse Kostas Zachariadis, nommant Theofilos Xanthopoulos, Kostas Barkas et Christos Giannoulis à leurs postes, alors que le parti est aux prises avec une dissidence interne concernant les relations avec le nouveau parti ELAS d'Alexis Tsipras.

Affrontement interne autour du nouveau parti de Tsipras

Ce remaniement s'inscrit dans le débat interne persistant sur la manière dont SYRIZA doit se positionner vis-à-vis de la Coalition de la gauche grecque (ELAS), le nouveau parti formé par l'ancien Premier ministre et chef de SYRIZA, Alexis Tsipras. Une minorité au sein du groupe parlementaire, menée par Nikos Pappas, Pavlos Polakis et Rena Dourou, réclame un accord de coopération plus clair et sur un pied d'égalité avec Tsipras, tandis que la direction du parti, sous Famellos, a affiché son soutien à ELAS sans en préciser les modalités opérationnelles.

Pappas avait publiquement exprimé ses objections ces derniers jours, liant ses critiques à la déclaration de Tsipras selon laquelle « le cycle historique de SYRIZA est clos ». S'exprimant lundi sur Parapolitika 90.1 FM, il a déclaré que la décision du parti de soutenir ELAS comportait des lacunes et n'était pas applicable, et a réclamé une réunion immédiate du Secrétariat politique.

Il n'y a pas de question de censure à l'égard de Sokratis Famellos, mais il est grand besoin que le président de SYRIZA explique comment il perçoit son rôle à partir de maintenant.

Le remaniement

Lors de la réunion à huis clos du groupe parlementaire le 16 juin, Famellos a annoncé que Kostas Barkas (député de Préveza) et Theofilos Xanthopoulos (député de Drama) deviendraient porte-parole parlementaires, remplaçant Nikos Pappas. Parallèlement, Kostas Zachariadis a été démis de ses fonctions de porte-parole de presse du parti ; le député de Thessalonique A, Christos Giannoulis, a été nommé à sa place.

Famellos a remercié Pappas et Zachariadis pour leur coopération et leur contribution. Pappas, s'exprimant immédiatement après l'annonce, a déclaré que lui-même et son bureau resteraient à la disposition des nouveaux porte-parole.

Un divorce à l'amiable pour Zachariadis

Le départ de Zachariadis a été décrit par des sources du parti comme un « divorce à l'amiable » consensuel. Il faisait partie de ceux qui plaidaient pour un alignement sur ELAS, et plusieurs responsables interprètent cette décision comme un prélude à son propre transfert vers le nouveau parti, qui est en train de constituer son personnel et sa structure organisationnelle.

Son remplaçant, Christos Giannoulis, un député de Thessalonique, devient désormais la voix publique du parti à un moment de surveillance interne accrue.

Polakis ajoute de la pression

Le député exclu et désormais indépendant Pavlos Polakis, expulsé plus tôt du groupe parlementaire, n'a pas assisté à la réunion mais a adressé un message cinglant aux députés de SYRIZA.

Qu'ils clarifient avec qui ils iront et qui ils laisseront.

Cette intervention ajoute un nouveau maillon à la chaîne de turbulences internes. Famellos, après avoir déjà exclu Polakis du groupe, semble désormais tracer une ligne claire contre les dissidents en écartant Pappas et en remplaçant le porte-parole de presse.

Portée plus large

Ce remaniement est largement interprété comme une tentative de Famellos de fermer les fronts internes et d'imposer une ligne nouvelle et disciplinée après des semaines de grogne. L'absence de députés à la réunion – notamment Giorgos Karameros, Miltos Zambaras, Alexandros Meikopoulos, Nina Kasimati, Katerina Notopoulou, Marina Kontouli et Giorgos Papailiou (qui participait à une commission parlementaire) – souligne le malaise au sein du groupe de 24 membres. Bien que l'ordre du jour officiel de la réunion ait porté sur la Commission de révision constitutionnelle, la véritable histoire était la tentative de la direction de reprendre le contrôle face à l'attraction gravitationnelle du projet politique émergent de Tsipras.

Athènes

6 sources

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