Des tribunes soutiennent que des plafonds de loyers rigides tendent à réduire l'offre et à pousser le marché vers l'informel, et que l'expropriation de logements privés ne cadre pas avec un État de droit.
Une tribune cite une estimation de la Banco de Portugal d'environ 300 000 logements manquants, avec environ 26 700 logements neufs achevés en 2025 contre 67 500 en 2007.
Une tribune affirme que la municipalité d'Espinho, sous Miguel Reis puis Maria Manuel Cruz, n'a construit aucun logement neuf dans le cadre du PRR, et que l'achat prévu de 150 logements n'a jamais eu lieu.
Maricarmen Abascal, 87 ans, est décédée le 7 octobre, après une expulsion le 23 septembre retransmise en direct, et les chroniqueurs lisent son cas de manière opposée.
Les données de l'INE citées montrent une hausse de 16,5 % des prix des logements au deuxième trimestre 2026 sur un an, et de 10,2 % du loyer médian des nouveaux contrats.
Des manifestants sont descendus dans les rues de Porto le 16 octobre 2026 pour protester contre la crise du logement, ciblant la hausse des prix, les propriétaires, le gouvernement et la pénurie de logements. Les tribunes publiées le même jour divergent sur la signification de ces manifestations et sur les réponses qu'elles apportent. Le président de la fédération académique de Porto, s'exprimant en tant que leader étudiant, affirme que des collègues abandonnent leurs études faute de pouvoir payer une chambre, et que la fédération propose désormais 75 lits aux étudiants. Il se dit inquiet des manifestations et des images d'une intervention policière, tout en soutenant que les revendications se résument largement à l'encadrement des loyers et à des expropriations.
Plusieurs tribunes rejettent les deux mesures les plus souvent proposées par les manifestants. L'une soutient que des plafonds de loyers rigides ont protégé les personnes déjà logées, mais ont réduit l'offre, dégradé le parc immobilier et poussé le marché vers l'informel, excluant les plus jeunes. Une autre estime que l'expropriation de logements privés ne cadre pas avec un État de droit, car les propriétaires ont besoin de sécurité juridique avant d'investir, de construire ou de louer. Une troisième tribune, consacrée à Porto, recense six revendications sur la liste des manifestants, dont quatre sont des interdictions ou des plafonds, et affirme qu'aucune ne propose de solution du côté de l'offre.
Les chiffres cités proviennent principalement de l'INE et de la Banco de Portugal. Les données de l'INE montrent que les prix des logements ont augmenté de 16,5 % au deuxième trimestre 2026 sur un an, tandis que le loyer médian des nouveaux contrats a progressé de 10,2 %. La Banco de Portugal estime le déficit à environ 300 000 logements, selon une tribune. Les achèvements ont atteint environ 26 700 logements neufs en 2025, année record de la décennie, contre 67 500 en 2007, et plus de 50 000 logements autorisés ces trois dernières années n'ont pas été lancés, selon l'association APPII.
Données tirées du texte de l’article
Une autre tribune cite un chiffre d'Eurostat faisant état d'une hausse d'environ 180 % des prix des logements portugais entre 2015 et 2025. Le même texte note que l'INE a révisé la population résidente à 11,4 millions en juin 2026, soit environ 640 000 de plus que les estimations précédentes, ce qui signifie que les plans dimensionnés pour une demande plus faible prennent du retard. Il soutient aussi que si la construction restait au rythme le plus élevé des quinze dernières années, près de neuf logements sur dix qui existeront en 2056 existent déjà aujourd'hui.
Une tribune sur Espinho rappelle que le candidat vainqueur aux élections locales de 2021, Miguel Reis, se présentait comme disposant d'un accès privilégié au Premier ministre de l'époque, António Costa, et qu'environ 100 millions d'euros pour le logement ont été évoqués. Reis a dirigé la municipalité pendant une grande partie de la période du PRR, avant que Maria Manuel Cruz ne lui succède. L'auteur affirme que le délai du PRR est arrivé à son terme et que la municipalité d'Espinho n'a construit aucun logement neuf dans le cadre du programme et n'a pas achevé à temps un contrat municipal de construction. L'achat prévu de 150 logements ne s'est jamais concrétisé, et la tribune soutient que les candidatures, les réunions et les délibérations ne font pas des logements.
Maricarmen Abascal, 87 ans, vivait à Madrid depuis 1956 dans le cadre d'un bail à loyer ancien signé par son père. L'immeuble a été vendu à un fonds, et le litige a traîné devant les tribunaux jusqu'à une expulsion le 23 septembre, retransmise en direct. Elle est décédée le 7 octobre, peu après qu'un accord eut été trouvé qui lui aurait permis de rentrer chez elle.
Les chroniqueurs lisent cette affaire de manière opposée. L'un soutient qu'une justice lente a laissé le litige s'éterniser pendant des années, tandis qu'un autre affirme que la gauche a fait de son cas une cause pour renouveler les baux sans fin, citant deux décrets portant son nom qui ont été rejetés au Congrès.
Une tribune relie les manifestations de Porto aux troubles en France, en Belgique, en Italie, en Espagne et en Albanie, décrivant une convergence idéologique commune. Son auteur soutient que le centre politique a abandonné les principes libéraux. Une autre tribune relie les manifestations à la progression du soutien électoral aux partis illibéraux à travers l'Europe, qu'elle attribue aux conditions de vie et au mécontentement à l'égard de la politique dominante, en particulier chez les jeunes.
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Des manifestants sont descendus dans les rues de Porto le 16 octobre 2026 pour dénoncer la crise du logement, et les chroniqueurs portugais ne s'accordent pas sur la question de savoir si l'encadrement des loyers ou la construction neuve offrent une issue.
Texte IA fondé sur les articles de Observador, PÚBLICO, Diário de Notícias et d’autres médias. Publié .