Gouvernement · Paris, Marseille et Lyon
Manifestations en France : plus de 270 interpellations et les locaux de CNews attaqués
Les manifestations organisées partout en France le samedi 17 octobre 2026 contre le coût de la vie ont donné lieu à des affrontements à Paris et à Marseille, à une attaque contre les locaux de CNews et à plus de 270 interpellations dans le pays.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, ANSA.it et Adnkronos. Modifié . Comment il est fait
- 17 oct.61 personnes interpellées à Paris et 589 contrôles préventifs signalés
- Milieu d'après-midi163 personnes interpellées à Paris
- Après-midiPlus de 270 interpellations en France, selon le ministère de l'Intérieur
Une journée de mobilisation nationale
Les manifestants sont descendus dans la rue partout en France le samedi 17 octobre, lors d'une mobilisation nationale contre la hausse du coût de la vie, la flambée des prix des carburants et l'affaiblissement des services publics. Étudiants, syndicats, militants et sympathisants du mouvement des gilets jaunes ont tous répondu à l'appel. Selon la BBC, les protestations avaient commencé plusieurs semaines plus tôt dans des établissements scolaires des quartiers populaires du nord de Paris, où la colère suscitée par les absences d'enseignants et la vétusté des bâtiments s'est transformée en un mouvement national contre les inégalités et le sous-investissement public. La chercheuse Magali Della Sudda, autrice d'un ouvrage sur les gilets jaunes, a déclaré à Adnkronos que l'usage de la force par les autorités contre des lycéens avait laissé beaucoup de personnes avec un sentiment de mépris et de malaise. Selon elle, les dernières semaines ont pu convaincre des personnes jusqu'ici prudentes de rejoindre la convergence des marches.
Paris : une manifestation autorisée et des affrontements
Le cortège autorisé reliait la place de la République à la place de Clichy, et les premiers manifestants ont atteint le point d'arrivée dans le calme. Le ministère de l'Intérieur a indiqué que la grande majorité des participants manifestaient sans incident, tout en signalant des dégradations et plusieurs centaines de militants d'extrême gauche cherchant l'affrontement avec les forces de l'ordre et les secours. L'essentiel des éléments hostiles est resté place de la République, où les policiers ont utilisé un canon à eau et des gaz lacrymogènes pour les repousser. Les pompiers ont éteint plusieurs feux de véhicules, et une voiture a été incendiée dans le secteur sous les applaudissements de badauds. Les interpellations à Paris étaient de 61 à 11 heures, après 589 contrôles préventifs, et de 163 en milieu d'après-midi. Des sources policières ont indiqué à Bfmtv que 30 000 à 60 000 personnes étaient attendues à Paris, et 90 000 à 170 000 dans tout le pays.
Les locaux de CNews et les autres villes
Des personnes encagoulées ont bloqué l'accès au parking devant le bâtiment de CNews, dans l'ouest de Paris, vers 7 heures, rapporte Adnkronos. Le Figaro indique que des objets ont été lancés contre les vitres, causant des dégâts, et qu'une centaine de personnes y ont participé, et non quelques dizaines comme indiqué dans un premier temps. La chaîne appartient à l'homme d'affaires ultraconservateur Vincent Bolloré, et Le Figaro précise que plusieurs rédactions ont été désignées dans des groupes de discussion de manifestants comme des « chaînes de propagande ennemies ». À Marseille, un poste de police municipale et plusieurs commerces ont été attaqués, des vitrines brisées et des fumigènes lancés à l'intérieur, tandis qu'une tentative d'incendie volontaire a été déjouée, sans blessé signalé par la préfecture. Une boutique de l'opérateur télécom Sfr figurait parmi les cibles. À Lyon, la préfecture a indiqué qu'un groupe de 40 personnes a été dispersé près d'un pont sur le Rhône et qu'une dizaine de personnes ont été éloignées près de la raffinerie de Feyzin, tandis que l'AFP et des médias locaux rapportent que des manifestants ont mis le feu à l'office de tourisme de la ville. À Rennes, une vingtaine de personnes ont bloqué une route avec des poubelles et des palettes près d'un grand centre commercial, et à Marseille, le boulevard du Prado a été brièvement bloqué avant d'être dégagé par des CRS.
Appels au calme du gouvernement et avertissements sur les blocages
Emmanuel Macron, s'exprimant depuis Bruxelles le 16 octobre, a appelé au calme et déclaré que le droit de manifester devait aller de pair avec le respect, sans insultes ni dégradations. Des sources proches du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez ont averti que les blocages sur des axes stratégiques ou des infrastructures essentielles ne seraient pas tolérés. Le site 17octobregiletjaune.net recensait plus de 1 750 actions prévues, dont des rassemblements, des blocages de ronds-points, des actions sur des ponts, des stations-service, des péages, des gares, des ports, des raffineries et des dépôts pétroliers. Les blocages effectivement constatés étaient moins nombreux que ceux annoncés à la veille des manifestations. Le ministère de l'Intérieur a confirmé plus de 270 interpellations dans le pays dans l'après-midi, selon la BBC. Le correspondant de la BBC à Paris, Hugh Schofield, a indiqué que la principale marche semblait pacifique, tandis que de petits groupes erraient dans la capitale, certains manifestement décidés à provoquer des troubles.
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Sources et contexte
- BBC« Jour de fureur » en France : un bâtiment en feu et plus de 270 interpellations lors de manifestations massives contre la dégradation de l'éducation et le coût de la vie élevé"Día de furia" en Francia: un edificio en llamas y más de 270 detenidos en multitudinarias protestas por el deterioro de la educación y el alto costo de vida · original en espagnol
- ANSA.itLe cortège parisien arrive pacifiquement place de ClichyIl corteo di Parigi arriva pacificamente in Place de Clichy - Europa · original en italien
- ANSA.itViolents affrontements avec la police en marge du cortège à ParisViolenti scontri con la polizia a margine del corteo a Parigi - Europa · original en italien
- ANSA.itManifestations en France : deux cortèges non autorisés dispersés à Paris, incidents à Lyon et à MarseilleProteste in Francia: due cortei non autorizzati dispersi a Parigi, incidenti a Lione e a Marsiglia - Notizie · original en italien
- Emmanuel Macron
- A appelé au calme et au respect du droit de manifester depuis Bruxelles le 16 octobre
- Laurent Nuñez
- Ministre de l'Intérieur dont les proches ont averti que les blocages ne seraient pas tolérés
- Vincent Bolloré
- Homme d'affaires ultraconservateur propriétaire de la chaîne CNews
- Hugh Schofield
- Correspondant de la BBC à Paris qui a décrit les manifestations de la journée
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