Conflits · Marib et Najran
Les Houthis tuent des dizaines de soldats yéménites lors des attaques les plus meurtrières depuis la trêve de 2022, attisant les craintes régionales
Les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont tué des dizaines de soldats du gouvernement yéménite lors d'attaques de missiles et de drones les 6 et 7 août, les plus meurtrières depuis la trêve de 2022, tandis que des frappes transfrontalières sur l'Arabie saoudite et un nouveau pacte de défense tripartite suscitent des craintes d'un conflit régional plus large.
Texte IA fondé sur les articles de France 24, Al Jazeera Online, AP NEWS et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le 6 août, les Houthis ont tiré 8 missiles depuis al-Jawf à 14h heure locale, visant des camps à Hadramout et Marib. Des sources font état de 30 à 61 soldats tués, l'attaque la plus meurtrière depuis la trêve onusienne de 2022.
Le 7 août, les Houthis ont lancé au moins 12 missiles sur Hadramout et Marib, tuant 3 soldats et en blessant 4. Une frappe distincte sur la ville de Marib a tué 2 civils et blessé 14 personnes, selon le ministre de la Santé Qassem Bahaibah.
Une frappe houthie sur Najran le 6 août a blessé 11 civils, dont un enfant de 4 ans, deux Égyptiens, un Yéménite et un Pakistanais. Le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a promis des mesures de dissuasion.
L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi un pacte de défense commun, déclarant qu'une attaque contre l'un des trois serait considérée comme une attaque contre tous, en réponse à la situation sécuritaire changeante.
Un haut responsable saoudien a déclaré à Reuters que des renseignements suggèrent que les Houthis et des groupes armés irakiens pourraient lancer de nouvelles attaques sous la supervision du CGRI, visant les infrastructures énergétiques, les ports et les aéroports.
Environ 12 % du commerce mondial, dont un quart du trafic de conteneurs, transitait autrefois par le détroit de Bab el-Mandeb. Les données de transport de Kpler montrent que moins de pétroliers empruntent le détroit depuis les attaques de cette semaine.
- 6 aoûtLes Houthis tirent 8 missiles depuis al-Jawf à 14h heure locale, visant des camps militaires à Hadramout et Marib, tuant des dizaines de soldats
- 6 aoûtUne frappe houthie sur Najran en Arabie saoudite blesse 11 civils, dont un enfant de 4 ans
- 7 aoûtLes Houthis lancent plus de 12 missiles sur Hadramout et Marib ; 3 soldats et 2 civils tués
- 7 aoûtL'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent un pacte de défense commun considérant une attaque contre l'un comme une attaque contre tous
L'offensive de jeudi
Les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont lancé leurs attaques les plus meurtrières contre les forces gouvernementales yéménites depuis la trêve négociée par l'ONU en 2022, le 6 août, tirant huit missiles balistiques depuis le gouvernorat d'al-Jawf à 14h heure locale (11h00 GMT). Les missiles ont frappé des camps appartenant aux Forces du Bouclier de la Patrie, aux Forces d'Urgence et à la Première Région Militaire dans la province d'Hadramout, ainsi que des cibles à Marib. Une source militaire a fait état de 58 soldats tués et des dizaines de blessés, tandis que l'AFP, citée par Deutsche Welle, évalue le bilan à 61 morts. Ahmed al-Shalafi, rédacteur en chef des affaires yéménites d'Al Jazeera, a rapporté que des sources gouvernementales comptaient au moins 30 soldats tués et 15 blessés, les chiffres devant augmenter.
Les Houthis ont affirmé que les attaques étaient une représailles à ce qu'ils ont décrit comme un renforcement des troupes gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite. La province de Marib, riche en ressources pétrolières et divisée entre les deux camps depuis une offensive houthie en 2021, était l'un des fronts les plus actifs avant la trêve et est revenue à la violence. Les Houthis ont également ciblé la province d'Hadramout dans le sud.
Frappes transfrontalières sur l'Arabie saoudite
Une attaque houthie sur la ville frontalière saoudienne de Najran jeudi a blessé 11 civils, dont un enfant de quatre ans, ainsi que deux Égyptiens, un Yéménite et un ressortissant pakistanais, selon les autorités saoudiennes. Le porte-parole de la coalition saoudienne, le général Turki al-Malki, a qualifié ces frappes d'agressions terroristes et a mis en garde contre une réponse militaire.
« La coalition continuera à prendre toutes les mesures dissuasives nécessaires contre ces agressions terroristes afin d'assurer la protection des civils. »
L'attaque de Najran a été décrite comme sans précédent dans le royaume depuis la fin de la trêve. Le porte-parole houthi Nasruddin Amer a déclaré sur X vendredi que le groupe continuerait à cibler les renforcements militaires saoudiens pour faire pression sur Riyad afin qu'il lève son blocus sur le Yémen.
Nouvelle offensive de vendredi
Le 7 août, les Houthis ont lancé au moins 12 nouvelles attaques de missiles sur les provinces d'Hadramout et de Marib, selon Al Jazeera. RFI a rapporté que plus de 10 missiles et sept drones kamikazes ont ciblé des bases de l'armée gouvernementale, avec également des tirs d'artillerie et des combats au sol. Trois soldats ont été tués et quatre blessés à Marib, tandis qu'une frappe distincte sur la ville de Marib a tué deux civils et blessé 14 personnes, selon le ministre yéménite de la Santé Qassem Bahaibah, qui a qualifié les Houthis de « milice terroriste » sur X. Le ministère yéménite de la Défense a déclaré que ses forces ont abattu plusieurs drones houthis au-dessus de Marib.
Bahaibah a indiqué que les autorités avaient ordonné à tous les établissements de santé de relever le niveau d'alerte. Le bilan des victimes civiles était préliminaire. Marib accueille le plus grand nombre de familles déplacées au Yémen, selon l'agence des Nations Unies pour les réfugiés. Le ministère yéménite de la Défense a promis une réponse militaire au moment et au lieu appropriés.
Réponse régionale et avertissements des services de renseignement
L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé un pacte de défense commun vendredi, déclarant qu'une attaque contre l'un des trois pays serait traitée comme une attaque contre tous. Cet accord intervient alors qu'un haut responsable saoudien, s'exprimant anonymement auprès de Reuters, a déclaré que les services de renseignement suggèrent que les Houthis et les groupes armés irakiens pourraient lancer de nouvelles attaques sous la supervision du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran, ciblant potentiellement les infrastructures énergétiques, les ports et les aéroports.
La chercheuse yéménite Afrah Nasser a écrit dans une analyse pour l'organisation à but non lucratif DAWN vendredi que l'Iran intensifie la pression sur les États-Unis au Yémen par l'intermédiaire de son proche allié.
« L'escalade est directement liée aux développements régionaux. »
Perturbation maritime
Moins de pétroliers ont transité par le détroit de Bab el-Mandeb depuis les attaques de cette semaine, selon les données de transport de la société d'analyse Kpler. Environ 12 % du commerce mondial, dont un quart du trafic de conteneurs, transitait autrefois par ce détroit reliant la mer Rouge au golfe d'Aden. Cette voie maritime servait de soupape de sécurité depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, avec davantage de pétroliers l'empruntant à mesure que le détroit d'Ormuz devenait contesté. Des experts ont prévenu que si les navires craignent de traverser Bab el-Mandeb, deux des routes maritimes les plus importantes du monde seront effectivement perturbées, aggravant la crise à laquelle sont confrontés le transport maritime commercial et l'approvisionnement pétrolier mondial.
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Sources et contexte
- France 24Hutíes de Yemen lanzan una de las ofensivas más mortíferas de la guerra civil
- Al Jazeera OnlineTwo civilians killed in Houthi strike on Marib, says Yemen's government
- AP NEWSHow the Iran-backed Houthis' claims of deadly attacks are stoking fears of a wider regional conflict
- Le Figaro.frYémen : deux civils tués dans une attaque des rebelles houthis
- Qassem Bahaibah
- Ministre yéménite de la Santé qui a qualifié les Houthis de « milice terroriste » après l'attaque de vendredi à Marib
- Turki al-Malki
- Porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite qui a mis en garde contre des mesures de dissuasion contre les « agressions terroristes » houthies
- Afrah Nasser
- Chercheuse yéménite qui a écrit que l'escalade est directement liée aux développements régionaux
- Lieux
- Sanaa, Le Caire, États-Unis, Washington
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