
Des milliers de personnes marchent vers la frontière marocaine à Ceuta en raison de la crise migratoire et d'une barrière maritime endommagée
Les manifestants de Ceuta ont marché dimanche vers la frontière de Tarajal pour exiger un renforcement du contrôle frontalier, quelques heures après la rupture d'une barrière flottante en mer agitée.
Mobilisation vers la frontière de Tarajal
Dimanche 20 septembre 2026, des milliers d'habitants ont participé à une manifestation à Ceuta pour exiger un renforcement de la sécurité aux frontières et défendre la souveraineté espagnole de la ville autonome. La mobilisation a commencé vers 12h00, au départ de points de rassemblement dont les esplanades Chorrillo et Juan Carlos I, situées à environ trois kilomètres de la frontière avec le Maroc. Alors que les premiers points de rassemblement comptaient plus de 200 participants portant des drapeaux de l'Espagne, de Ceuta et de l'Union européenne, la colonne s'est étendue à plusieurs milliers de personnes en traversant la ville. Un rassemblement simultané de plusieurs centaines de motocyclistes s'est joint aux manifestants le long de la route vers la frontière de Tarajal.
La manifestation s'est déroulée sous la protection d'un dispositif de sécurité comprenant des véhicules de la Police nationale et du personnel militaire. L'itinéraire a conduit les manifestants à travers le quartier du Príncipe, zone résidentielle abritant la plus forte concentration de résidents marocains à Ceuta. Les femmes constituaient la majorité des participants de cette marche pacifique, qui s'est achevée près du brise-lames de Tarajal et de la plage adjacente.
- Tentative de passage massif de migrants à la frontière de Tarajal
- Le gouvernement installe une barrière maritime pneumatique au large du brise-lames de Tarajal
- Barrière maritime pneumatique endommagée après des vents côtiers forts et des vagues
- Manifestants et motocyclistes marchent vers Tarajal sous escorte sécuritaire
Revendications de la fédération de quartiers et slogans
La manifestation était organisée par la Fédération provinciale des associations de quartiers (FPAV), qui a prévu de lire un manifeste officiel à El Tarajal exposant les préoccupations de la communauté concernant l'intégrité territoriale. Des représentants de la fédération ont ouvert la marche en portant un drapeau européen, accompagnés d'une banderole indiquant « S.O.S Ceuta invadida ». Les organisateurs ont présenté la protestation comme un appel à une intervention directe de l'État pour protéger la frontière locale.
Tout au long du cortège, les participants ont scandé des slogans visant à la fois l'administration locale et la direction du gouvernement national. Les slogans adressés au délégué du gouvernement à Ceuta incluaient des appels à la démission immédiate, notamment « delegado, dimisión » et « Tirano, canalla, tú no eres caballa ». Les manifestants ont également ciblé le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, criant « Sánchez, a prisión », « Ceuta será la tumba del sanchismo » et « Marlaska, canalla, defiende a los caballas ». D'autres slogans répétés dans la foule comprenaient « invasores, expulsión » et « nuestros derechos, ¿dónde están ? ».
Dégâts de la barrière et contexte du passage de juillet
La mobilisation a suivi des tensions frontalières antérieures, notamment un événement de passage massif enregistré au périmètre de Tarajal le 30 juillet 2026. Après cet incident, les autorités espagnoles ont renforcé la surveillance territoriale et déployé une barrière pneumatique flottante dans la mer adjacente pour bloquer les accès maritimes non autorisés autour du brise-lames de Tarajal.
Dimanche matin, les autorités ont confirmé que cette barrière maritime s'était rompue dans la section la plus proche du brise-lames. La rupture s'est produite directement à cause des conditions météorologiques agitées, caractérisées par des vents côtiers forts et de fortes vagues. Les forces de sécurité espagnoles ont maintenu des protocoles de surveillance renforcés le long du secteur côtier tandis que la manifestation se déroulait à proximité de la barrière endommagée.


