
Les alliés occidentaux condamnent l'appel d'offres israélien pour 1 234 logements de colonisation dans le corridor E1
Israël a ouvert les enchères pour 1 234 logements pour colons à l'est de Jérusalem, déclenchant des protestations diplomatiques et d'éventuelles sanctions européennes avant les élections d'octobre.
Lancement de l'appel d'offres dans le corridor E1
Le ministère israélien du Logement a ouvert les appels d'offres pour 1 234 logements dans le secteur contesté E1 de la Cisjordanie, situé entre Jérusalem-Est et la colonie de Ma'ale Adumim. Cette zone de 12 km² fait partie d'un vaste plan directeur comprenant 3 401 logements qui a reçu l'approbation officielle du gouvernement en août 2025. La date limite de soumission des offres pour les entrepreneurs commerciaux est fixée au 19 octobre 2026, soit huit jours avant les élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre 2026. Des communautés bédouines palestiniennes locales et des organisations de paix israéliennes ont déposé des requêtes judiciaires auprès des tribunaux israéliens pour demander une injonction contre le projet.
Condamnation occidentale et préparatifs de sanctions
Les gouvernements d'Europe et d'Amérique du Nord, notamment la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Canada, les Pays-Bas et la Norvège, ont publié des déclarations conjointes appelant Israël à retirer immédiatement l'appel d'offres. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a également exigé publiquement l'arrêt immédiat de toute expansion des colonies dans les territoires occupés.
E1 couperait la Cisjordanie en deux, séparerait les communautés palestiniennes du nord de celles du sud, et isolerait davantage Jérusalem-Est du territoire palestinien. Cela compromettrait sérieusement la viabilité d'une solution à deux États.
À Londres, le Foreign Office a convoqué le chargé d'affaires israélien le 19 août 2026 pour lui communiquer l'opposition officielle. Le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Ed Miliband, a qualifié cette décision d'inacceptable et a déclaré que Londres préparerait des réponses concrètes.
Nous déterminerons un ensemble complet de mesures et imposerons des sanctions.
À Bruxelles, les responsables de l'Union européenne ont commencé à compiler d'éventuelles mesures de rétorsion. Des sources diplomatiques citées par Channel 13 indiquent que les mesures envisagées par l'Union européenne incluent l'étiquetage d'origine des marchandises en provenance de tout Israël, la réduction des partenariats académiques et des suspensions affectant certains canaux de coopération sécuritaire et diplomatique.
- Le gouvernement israélien approuve le plan directeur pour 3 401 logements dans le corridor E1
- Le ministère du Logement ouvre l'appel d'offres pour 1 234 logements ; le Royaume-Uni convoque l'envoyé israélien
- Les gouvernements de la coalition occidentale exigent l'annulation des appels d'offres tandis que l'UE prépare des sanctions
- Date limite de soumission des offres des entrepreneurs pour les 1 234 logements
- Date prévue des élections législatives israéliennes
Positions du cabinet israélien
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a rejeté les critiques internationales et a défendu l'initiative de construction comme un droit souverain.
Le peuple juif a le droit de vivre dans tout le pays d'Israël, tout comme les Britanniques ont le droit de vivre à Londres et dans toute la Grande-Bretagne.
Le projet E1 a longtemps bénéficié du soutien des ministres de droite du cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a précédemment salué l'approbation des 3 401 logements, arguant que la construction physique sur la parcelle efface les perspectives d'un État palestinien partitionné.
Ils parleront du rêve palestinien et nous continuerons à construire une réalité juive.
- Logements mis en appel d'offres
- 1234 unités
- Total des logements approuvés
- 3401 unités
Conséquences géographiques et démographiques
Le corridor E1 couvre 12 km² reliant Jérusalem à Ma'ale Adumim, où le développement diviserait la Cisjordanie en sections nord et sud distinctes. Les Nations unies ont qualifié le plan de menace existentielle pour le cadre de la solution à deux États, avertissant que la construction sépare Jérusalem-Est des centres urbains palestiniens de Bethléem et Ramallah. La Cisjordanie compte actuellement environ 700 000 colons israéliens vivant aux côtés de plus de 3 millions de Palestiniens. Les observateurs soulignent que l'établissement de contrats commerciaux contraignants avant les élections du 27 octobre rendra difficile pour toute future administration israélienne d'annuler le projet.

