
Les États-Unis et l'Iran échangent des frappes dans le Golfe, la trêve s'effondre et les prix du pétrole bondissent de plus de 5%
Les États-Unis ont lancé des frappes contre des cibles iraniennes, et l'Iran a riposté en touchant des installations américaines à Bahreïn et au Koweït, faisant craindre un conflit plus large.
Escalade des frappes militaires
Dans la nuit du 7 juillet, les États-Unis ont lancé des frappes contre plus de 80 cibles iraniennes, dont plus de 60 vedettes rapides des Gardiens de la Révolution islamique, en représailles à des attaques contre trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Le CENTCOM a déclaré que l'opération visait à imposer des «sanctions accrues» pour la «violation injustifiée, dangereuse et claire de la trêve» par l'Iran. Un responsable américain a confié au Washington Post que les frappes se poursuivraient probablement pendant un certain temps, et que d'autres détails seraient communiqués une fois l'opération terminée.
L'Iran a répondu quelques heures plus tard, annonçant avoir touché 85 installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït à l'aide de missiles et de drones, et abattu un drone MQ-9. Les Gardiens de la Révolution ont décrit l'opération comme une opération conjointe de la marine et de l'armée de l'air et une première réponse à la «violation claire» par Washington de la trêve de juin. Les forces armées iraniennes avaient auparavant averti que tout territoire utilisé par les États-Unis pour attaquer l'Iran deviendrait une «cible légitime».
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Effondrement de la trêve et réactions diplomatiques
Le mémorandum d'accord de juin, un document de 14 pages censé prolonger la trêve et mettre fin aux hostilités sur tous les fronts, semble désormais brisé. Le ministre des Affaires étrangères Araghchi a déclaré que le rétablissement des sanctions américaines et les combats en cours entre Israël et le Hezbollah avaient rendu «des parties essentielles» de l'accord inefficaces, et a souligné que l'Iran n'hésiterait pas à défendre son intégrité territoriale et sa souveraineté.
Les États-Unis ont commis une violation flagrante du mémorandum d'accord, rendant inopérantes des parties essentielles et fondamentales de l'accord visant à mettre fin à la guerre.
La cheffe de la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas, a qualifié les frappes iraniennes contre Bahreïn et le Koweït «d'inacceptables», avertissant qu'elles compliquent des négociations déjà difficiles. Elle a annoncé une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE et du Golfe lundi pour discuter de la liberté de navigation.
Les hostilités entre les États-Unis et l'Iran compliquent encore davantage les négociations déjà difficiles pour mettre fin à la guerre. Les attaques de l'Iran contre Bahreïn et le Koweït sont inacceptables.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a soutenu l'action américaine qualifiée «d'absolument nécessaire», accusant l'Iran d'avoir «en principe violé la trêve». À Téhéran, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a soutenu que les États-Unis avaient violé le mémorandum en interférant avec les ajustements iraniens dans le détroit d'Ormuz.
Impact régional et avertissements
Les sirènes de raid aérien ont retenti trois fois à Bahreïn mercredi matin, et l'armée koweïtienne a rapporté que sa défense aérienne était engagée contre des missiles et des drones hostiles. Les médias d'État iraniens ont indiqué que des civils dans le comté de Sirik ont été blessés par des éclats d'obus, les villages de Ziyarat et Tahrovi étant touchés. Des explosions ont été signalées à des points clés autour du détroit, y compris sur l'île de Qeshm et la ville portuaire de Bandar Abbas, où plusieurs bateaux de pêche ont été détruits. Le président Massoud Pezeshkian, qui se trouvait en Irak pour assister aux funérailles du guide suprême Ali Khamenei, est retourné à Téhéran après les frappes.
Le Qatar a directement accusé l'Iran d'avoir touché le méthanier Al Rekayyat, le qualifiant de «violation grave et explicite» du droit international.
Nous demandons à la République islamique d'Iran de cesser immédiatement toute pratique compromettant la sécurité régionale ou menaçant la sécurité de la navigation maritime.
Réaction du marché pétrolier
Les prix du pétrole ont bondi au début des échanges européens. Le brut Brent pour livraison en septembre a augmenté de 5,26% à 78,06 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate pour août a augmenté de 5,32% à 74,19 dollars. La flambée est survenue après que le président Donald Trump a évoqué la fin de la trêve avec l'Iran, les tensions menaçant désormais le libre écoulement du brut à travers le détroit d'Ormuz, un point de passage essentiel pour l'approvisionnement énergétique mondial.

