
Sébastien Lecornu promet des baisses d'impôt sur les sociétés et rejette une taxe sur l'épargne salariale
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a dévoilé des mesures fiscales pour le budget 2027, proposant une baisse des impôts sur les bénéfices des entreprises et excluant toute taxe sur l'épargne salariale.
Allègement de l'impôt sur les sociétés et pacte de stabilité
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a présenté sa stratégie fiscale pour le budget 2027 dans une lettre adressée aux dirigeants d'entreprises, révélée par Le Figaro et BFMTV le 9 septembre 2026. Le chef du gouvernement a annoncé que la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée en 2025 pour une durée d'un an, sera réduite dans le prochain budget 2027. Lecornu a proposé aux chefs d'entreprise un pacte de stabilité, offrant une visibilité et une prévisibilité réglementaires en échange d'engagements des entreprises en faveur de la croissance économique. Le paquet fiscal prévu couvre les ajustements de l'impôt sur les sociétés, les dispositions relatives à la transmission d'entreprises et des réductions de certaines subventions publiques aux entreprises. Lecornu a expliqué sa décision de réduire la surtaxe sur les sociétés dans son message écrit.
Cela répondait à une situation exceptionnelle : ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel.
Litige autour de l'épargne salariale
Le message du Premier ministre a suivi plusieurs jours de désaccord public sur d'éventuelles mesures budgétaires. Le 6 septembre 2026, Les Echos a rapporté que l'administration étudiait des cotisations sociales sur les primes de participation, les intéressements et les abondements de l'employeur dans les plans d'épargne collectifs. L'option divulguée visait à générer 1 milliard d'euros pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Le matin du 7 septembre 2026, le ministre de l'Économie Roland Lescure a déclaré sur RTL que cette idée était l'une des pistes examinées pour le budget de la Sécurité sociale. Lecornu a contredit cette déclaration sur le réseau social X plus tard dans la journée, insistant sur le fait qu'aucune taxation de ce type n'avait jamais été formellement prévue.
Il n'a jamais été question de toucher à l'épargne salariale.
Action en justice contre les fuites budgétaires
Suite à l'article des Echos, le cabinet du Premier ministre a précisé que le texte divulgué était un projet de travail non approuvé. Le soir du 7 septembre 2026, Lecornu a déposé une plainte officielle auprès du système judiciaire pour retrouver l'origine de la fuite. Des responsables gouvernementaux ont noté que des divulgations répétées dans les médias nationaux avaient perturbé la finalisation des deux projets de loi de finances 2027 pour l'État et la Sécurité sociale. Des ministres s'exprimant après l'incident ont décrit la frustration au sein de Matignon concernant les fuites alors que l'exécutif s'efforçait de construire un budget parlementaire viable.
- Les Echos fait état d'un projet de proposition visant à taxer l'épargne salariale pour lever 1 milliard d'euros
- Roland Lescure évoque des options sur RTL, et Sébastien Lecornu saisit la justice de la fuite
- Lecornu dément les projets de taxe et soutient une proposition de loi de retrait sans impôt de 5 000 euros d'Olivier Rietmann
- Lecornu envoie une lettre aux dirigeants d'entreprises promettant une baisse des surtaxes sur les bénéfices des sociétés
Proposition de règles de retrait pour les salariés
Plutôt que d'introduire de nouvelles taxes sur les dispositifs d'épargne d'entreprise, le gouvernement a décidé de soutenir un accès plus facile aux actifs accumulés. Le 8 septembre 2026, Lecornu a annoncé son soutien à une proposition de loi du sénateur Les Républicains Olivier Rietmann. Le texte, approuvé par le Sénat au printemps 2026, permet aux salariés de débloquer jusqu'à 5 000 euros de leur plan d'épargne salariale à titre exceptionnel sans payer d'impôts ni de cotisations sociales. Lecornu a demandé à l'Assemblée nationale d'examiner et de voter la mesure avant la fin 2026, arguant que les travailleurs devraient avoir un accès direct aux fonds qu'ils ont eux-mêmes épargnés.


