Sécurité · Jarosław et Przemyśl
Ihor M., accusé d'avoir tué un prêtre à Jarosław, reste en détention
Le tribunal régional de Przemyśl a rejeté l'appel de la défense et confirmé la détention provisoire de trois mois d'Ihor M. Pour des raisons de santé, il est détenu dans un hôpital psychiatrique. Il est mis en examen pour un meurtre et quatre tentatives de meurtre.
En bref
Selon les enquêteurs, le citoyen ukrainien de 31 ans a tué le père Stanisław Zbojnowicz le 24 septembre au couvent des sœurs bénédictines de Jarosław et a tenté de tuer quatre autres personnes.
Le tribunal régional de Przemyśl a rejeté l'appel de la défense contre la détention de trois mois ordonnée le 26 septembre, et la décision est définitive. La détention s'effectue dans un hôpital psychiatrique en raison de son état de santé.
Mis en examen le 7 octobre pour un meurtre et quatre tentatives de meurtre, Ihor M. a reconnu tous les faits mais a refusé de s'expliquer ou de répondre aux questions. Un troisième collège de psychiatres a estimé qu'il pouvait participer à la procédure.
Le parquet n'a pas établi pourquoi il s'est rendu à Jarosław. Les analyses sanguines sont négatives et les enquêteurs doivent encore déterminer s'il pouvait comprendre ses actes au moment de l'attaque.
- 24 septembreAttaque au couvent des sœurs bénédictines de Jarosław, au cours de laquelle le père Stanisław Zbojnowicz est tué
- 26 septembreLe tribunal d'arrondissement de Jarosław ordonne trois mois de détention provisoire pour le suspect
- 7 octobreLe suspect est mis en examen pour un meurtre et quatre tentatives de meurtre
- 21 octobre (annonce)Le tribunal régional de Przemyśl rejette l'appel de la défense et confirme la détention
L'attaque au couvent de Jarosław
Le 24 septembre, un citoyen ukrainien de 31 ans a attaqué plusieurs personnes à l'intérieur du couvent des sœurs bénédictines de Jarosław, dans le sud-est de la Pologne. Selon les enquêteurs, il a frappé le père Stanisław Zbojnowicz à coups de couteau, portant de nombreux coups qui ont entraîné la mort du prêtre. Quatre autres personnes ont également été visées, dont deux prêtres ainsi qu'un homme et une femme, et ont subi des blessures graves mettant leur vie en danger. La police a interpellé le suspect à l'extérieur du bâtiment de l'église.
Mise en examen et déclarations
Le 7 octobre, Ihor M. a été mis en examen pour le meurtre d'une personne et les tentatives de meurtre de quatre autres. Il a reconnu l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, mais a refusé de s'expliquer ou de répondre aux questions des enquêteurs. Des auditions n'avaient pas été possibles plus tôt, les expertises psychiatriques de septembre et du début octobre ayant conclu à des troubles psychotiques aigus et à une absence de contact logique. Un troisième collège de psychiatres, désigné par le parquet, a estimé que son état de santé lui permettait de participer à la procédure. Les enquêteurs soulignent que cela ne tranche pas la question de sa responsabilité pénale au moment de l'attaque, qui reste à l'examen.
Détention confirmée
Le tribunal d'arrondissement de Jarosław avait ordonné le 26 septembre une détention provisoire de trois mois. Le tribunal régional de Przemyśl a rejeté l'appel de la défense et maintenu cette décision, et la procureure Bożena Harasz-Wołoszyn, du parquet d'arrondissement de Przemyśl, a indiqué que la décision était définitive. En raison de son état de santé, la détention s'effectue dans un hôpital psychiatrique à sécurité renforcée. La décision a été rapportée le 21 octobre.
Ce que les enquêteurs doivent encore établir
Le parquet n'a pas encore établi les raisons exactes du déplacement d'Ihor M. à Jarosław ni de sa présence dans l'enceinte de l'abbaye. Les enquêteurs ont saisi la voiture avec laquelle il avait voyagé et, selon la procureure Taciuch-Kurasiewicz, aucun objet caractéristique d'une préparation à un long voyage n'y a été retrouvé. Les analyses sanguines de substances psychoactives et d'alcool se sont révélées négatives. Les enquêteurs continuent d'entendre des témoins et de vérifier les versions des faits qui leur ont été rapportées.