
Le Brent passe sous les 92 $ après une trêve de week-end dans le conflit américano-iranien
Le Brent a chuté de plus de 6 % à 92 dollars le baril lors des premiers échanges asiatiques lundi, après deux nuits sans bombardements américains sur l'Iran, suscitant l'espoir d'une résolution diplomatique et d'une reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
Les prix du pétrole plongent sur fond d'espoir de cessez-le-feu
Lundi 27 juillet 2026, les prix du pétrole brut ont fortement chuté lors des premiers échanges asiatiques après une pause le week-end dans la série d'attaques bilatérales de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran. Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de plus de 6 % à 92 dollars le baril à 07h15, heure grecque, selon NewsIT, après être brièvement passés sous le seuil de soutien de 90 dollars plus tôt dans la séance. D'autres médias grecs ont fait état d'une baisse de 5,58 % à 91,38 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) a chuté de plus de 5 %, s'échangeant à 85 dollars (NewsIT) ou 84,43 dollars. Les deux indices de référence ont atteint leur plus bas niveau en une semaine, reculant par rapport à la flambée qui avait poussé le Brent à 100 dollars pendant les hostilités. Cette baisse a marqué un net renversement de la tendance haussière qui avait dominé pendant le conflit de deux semaines.
Deux nuits sans frappes
La vente massive a suivi deux nuits consécutives sans bombardements américains sur l'Iran ni représailles iraniennes. La pause, après quinze jours d'attaques de représailles croissantes, a suscité l'espoir que Washington et Téhéran pourraient revenir à la table des négociations. Les investisseurs semblaient soulagés que la suspension puisse ouvrir la voie à une résolution diplomatique, bien qu'aucun accord de cessez-le-feu formel n'ait été annoncé. Les attaques précédentes avaient intensifié les craintes d'un conflit plus large qui perturberait davantage les approvisionnements pétroliers du Moyen-Orient.
- Les États-Unis et l'Iran échangent des attaques, perturbant le trafic dans le détroit d'Ormuz ; le Brent atteint 100 dollars
- Deux nuits sans bombardements ; l'espoir d'un cessez-le-feu grandit
- Les prix du pétrole chutent de plus de 5 % ; le Brent tombe à 91-92 dollars, le WTI à 84-85 dollars
Perturbation du point de passage
Le conflit a étranglé les expéditions via le détroit d'Ormuz, le point de transit pétrolier le plus critique au monde, et s'est étendu à la mer Rouge. Ce front secondaire a entravé les exportations de l'Arabie saoudite, le plus grand exportateur mondial, via le détroit de Bab el-Mandeb vers les marchés asiatiques. Le détroit de Bab el-Mandeb, un corridor vital pour les expéditions de brut saoudien vers l'Asie, a vu son trafic réduit à mesure que le conflit s'étendait. Le rétrécissement de ces routes clés a ajouté une prime de risque substantielle aux prix du brut, contribuant à pousser le Brent à 100 dollars le baril avant l'accalmie du week-end. La perturbation a montré la vulnérabilité des flux énergétiques mondiaux aux tensions géopolitiques dans la région.
Trump maintient ses menaces
Malgré la pause, le président américain Donald Trump a continué de menacer l'Iran de bombardements et d'hostilités supplémentaires, a rapporté NewsIT. Les signaux contradictoires ont maintenu la prudence des marchés, même si les prix ont reculé. La rhétorique du président indiquait que les options militaires restaient sur la table et que l'accalmie pourrait être temporaire.
Réaction du marché et perspectives
Le Brent et le WTI se négociaient tous deux près de leurs plus bas hebdomadaires lundi matin, reflétant le soulagement que les risques immédiats d'approvisionnement s'étaient atténués. Cependant, les traders restaient méfiants face à une trêve fragile, et une reprise complète du trafic via Ormuz serait nécessaire pour maintenir des prix plus bas. La flambée précédente avait été alimentée par la crainte d'une perturbation prolongée des exportations pétrolières du Moyen-Orient. La chute rapide des prix indiquait que les marchés avaient intégré une prime de perturbation de l'offre significative, qui a commencé à se dissiper dès que les attaques ont cessé. En l'absence d'accord formel, le marché surveillait tout signe de reprise des attaques ou de progrès diplomatiques.
- Pic du Brent (pendant le conflit)
- 100 $/bbl
- Brent (27 juillet)
- 92 $/bbl
- WTI (27 juillet)
- 85 $/bbl

