
Karystianou promet de 'purifier' le parti Hope après avoir dénoncé l'achat de candidatures et le chantage au cours de son premier mois
Maria Karystianou, dirigeante du nouveau parti grec Hope for Democracy, a publiquement dénoncé un 'comportement autoritaire' et l'achat de votes au sein de ses rangs, promettant une refonte en profondeur seulement quelques semaines après son lancement.
Un règlement de comptes public
Le 27 juin, Maria Karystianou a utilisé un long post Facebook pour faire face à une crise au sein du parti qu'elle a fondé, Hope for Democracy. Elle a décrit un mouvement désormais contraint de 'changer de forme' et de se 'purifier' des personnes qu'elle a qualifiées de trompeuses. Cette intervention a confirmé des semaines de tensions internes qui avaient déjà conduit au départ de plusieurs responsables.
Hope change donc de forme ! Elle se 'purifie' et continue. Nous ne nous arrêterons pas. Ils ne nous vaincront pas. Nous sommes bien plus nombreux !
Le parti, encore dans son premier mois d'activité officielle, a été construit sur la promesse d'une auto-organisation de base et d'un rejet des hiérarchies traditionnelles des partis.
Les accusations
Karystianou a dressé un catalogue de pratiques qui, selon elle, n'étaient apparues qu'après qu'elle eut accordé sa confiance à des volontaires qui 'pleuraient en me parlant d'idéaux.' Elle a écrit qu'elle avait appris l'existence de prises de pouvoir, d'achat de candidatures et de formation clandestine de listes. Selon son post, il y avait aussi des expulsions idéologiques de citoyens et des tentatives de chantage dirigées même contre elle personnellement.
J'ai appris l'existence de comportements autoritaires, d'achat de candidatures et de formation clandestine de listes... d'expulsions de citoyens en raison d'une idéologie différente, voire de chantage... même à mon encontre.
Elle a attribué la dégradation à un petit groupe de personnes 'trompeuses' cherchant à prendre pied et à manipuler le parti, le transformant en ce qu'elle a appelé 'le Système'.
L'explication de la dirigeante
Karystianou a admis avoir délibérément évité d'imposer des règles strictes au parti ou de nommer ses propres fidèles, estimant que le mouvement devait rester véritablement libre et autogéré. Cette décision, a-t-elle reconnu, avait été exploitée. Elle a évoqué les avertissements qu'elle avait reçus selon lesquels la politique était 'sale et amorale, achetant les âmes et les consciences,' mais a déclaré avoir cru que sa propre intégrité suffirait.
Le système connaît bien le jeu ; nous étions inexpérimentés. Mais maintenant nous savons ce qu'est l'engrenage.
Elle a souligné que ceux qui avaient placé leurs agendas personnels et leur 'ego' au-dessus de l'effort collectif seraient exclus de la prochaine phase du parti.
La suite
Karystianou a indiqué que Hope for Democracy continuera, mais avec une structure remaniée et une équipe réduite. Le parti, qui tire son soutien de citoyens dégoûtés par la corruption et l'impunité, va désormais tenter de convertir la colère publique en une force politique organisée après ce choc interne précoce. Elle a juré que le mouvement ne serait pas vaincu.

