
Le maire de Bologne Matteo Lepore se voit attribuer une escorte policière après des menaces sur les réseaux sociaux liées à la mort de Fakir
La préfecture a décidé d'attribuer une protection après l'apparition sur les réseaux sociaux de messages comme « Lepore, nous te voulons comme Fakir ». Le maire a déposé une plainte ; l'escorte sera activée dans les prochains jours.
Escorte attribuée après des menaces
La préfecture de Bologne a décidé d'accorder une escorte policière au maire Matteo Lepore en raison de messages menaçants apparus sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Les publications ont suivi une nuit d'affrontements dans le centre-ville, déclenchés après une manifestation exigeant vérité et justice sur la mort d'Abderrahim Fakir. Selon les informations du Corriere della Sera et de Repubblica, la protection sera activée dans les prochains jours. Le maire a déposé une plainte officielle (querela) auprès de la police pour demander une protection.
Les menaces en ligne
Les messages comprenaient « Lepore, nous te voulons comme Fakir » et « A-t-il une escorte ou personne ne s'en soucie ? Nous trouverons des agents taillés sur mesure pour lui. » Une dizaine de messages contenaient des menaces, et au moins un rendait publique l'adresse personnelle du maire. Certaines intimidations ont été envoyées en privé. Le flot de haine sur les réseaux sociaux a submergé le maire après la nuit de guérilla urbaine qui a déchiré le centre historique entre lundi et mardi, suite à la manifestation sur la mort de Fakir.
L'affaire Fakir et les manifestations
Abderrahim Fakir, 42 ans, est décédé lors d'une intervention policière dans le quartier Pilastro de Bologne. L'incident a déclenché des manifestations qui ont culminé dans des affrontements violents dans la nuit du 20 au 21 juillet, avec des dégâts et une forte tension entre les manifestants et les forces de l'ordre. À Pilastro, des amis, la famille et les résidents se sont ensuite réunis pour une veillée et un dîner communautaire. Un ami de la famille a déclaré qu'il était « un bon garçon, comme un fils », tandis que d'autres ont renouvelé l'appel : « Personne entre les mains de l'État ne devrait mourir comme ça. »
- Abderrahim Fakir meurt lors d'une intervention policière dans le quartier Pilastro de Bologne.
- Manifestation exigeant vérité et justice sur la mort de Fakir.
- Violents affrontements éclatent dans la nuit dans le centre-ville, avec des dégâts et des tensions.
- La préfecture annonce une escorte policière pour le maire Lepore ; veillée prévue à Pilastro.
La famille se distancie des menaces
La famille d'Abderrahim Fakir, par l'intermédiaire de l'avocat Fabio Anselmo, a pris une position claire contre les intimidations.
La fin de Fakir ne peut être souhaitée à personne.
Cette déclaration de solidarité vise à séparer le deuil de la famille de la rhétorique violente qui se propage en ligne.
Veillée et préparation policière ce soir
Une nouvelle veillée, appelée par des collectifs et des comités, est prévue pour la soirée du 26 juillet dans le quartier Pilastro. Le commissariat de police (Questura) déploiera une opération d'ordre public impliquant la Digos, des unités mobiles et des renforts venus de l'extérieur de la région. Bien qu'il n'y ait pas de signes concrets de nouveaux troubles, les autorités restent en état d'alerte après les épisodes qui ont marqué les derniers jours.


