
Le gouvernement grec critique le plan en cinq points d'Alexis Tsipras et met en garde contre un retour aux plans de sauvetage
Le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a rejeté le programme en cinq mesures d'Alexis Tsipras, le qualifiant de retour aux promesses populistes de 2012 et avertissant qu'il risquait de replonger la Grèce dans une spirale de plans de sauvetage.
Tsipras présente cinq priorités
Lors du 7e Economic Post Forum, le président de la Coalition de la gauche grecque, Alexis Tsipras, a présenté un ensemble de cinq mesures prioritaires. Celles-ci incluent la gratuité des transports publics à Athènes et Thessalonique pour tous, à l'exception des touristes, la suppression des examens d'entrée à l'université et la garantie d'un volume minimal d'électricité à prix fixe pour chaque foyer. L'ancien Premier ministre a présenté ces mesures comme une aide ciblée pour les classes moyennes et les jeunes.
Marinakis affirme que Tsipras est « resté bloqué en 2012 »
Lors du point presse hebdomadaire lundi, le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a vivement critiqué M. Tsipras.
M. Marinakis a soutenu que ces propositions étaient issues d'une période qui s'était terminée par un revirement politique brutal et l'imposition de 30 nouvelles taxes à 9,5 millions de contribuables. Il a ajouté que le calcul consistant à taxer 1 500 numéros fiscaux ciblés ne tenait pas la route et que les seuls contribuables que M. Tsipras avait accablés en tant que Premier ministre étaient ceux des classes moyennes et à faibles revenus.J'ai le sentiment que M. Tsipras n'a pas simplement changé d'image, mais qu'il est entré dans une capsule temporelle pour revenir inchangé, non pas en 2015, mais en 2012, à l'époque où, avant son revirement, il promettait tout à tout le monde.
Les tarifs des transports et la fiscalité des jeunes au cœur des tensions
Le porte-parole a utilisé le prix des transports publics pour illustrer son propos.
Il a opposé cela au bilan de son propre gouvernement : l'impôt sur le revenu a été supprimé pour les citoyens de moins de 25 ans et réduit à 9 % pour ceux de moins de 30 ans. M. Marinakis a précisé que 600 000 emplois ont été créés sous le mandat du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis et que le gouvernement vise à réduire davantage les impôts pour les classes moyennes et les entreprises.Le ticket est passé de 1,20 € à 1,40 € sous SYRIZA et est revenu au prix actuel sous la Nouvelle Démocratie.
- Avant 2015
- 1.2 €
- SYRIZA (2015–2019)
- 1.4 €
- Nouvelle Démocratie (depuis 2019)
- 1.2 €
Mise en garde contre un retour à l'économie des mémorandums
Le porte-parole a prédit à plusieurs reprises que ces propositions, si elles étaient appliquées, ramèneraient la Grèce dans un cycle de plans de sauvetage successifs.
Il a déclaré que le gouvernement ne répondrait pas en détail à des mesures non chiffrées et a appelé les partis à présenter des programmes entièrement financés.Nous entendons à nouveau une série de propositions non chiffrées dont la caractéristique fondamentale est le populisme et la tentative de plaire temporairement. Si elles sont un jour mises en œuvre, elles mèneront le pays là où il se trouvait pendant la crise économique : d'un mémorandum à l'autre.
Le point presse aborde également le logement, la migration et la Libye
Avant d'évoquer M. Tsipras, M. Marinakis a ouvert le briefing en annonçant que la plateforme « Rénover » pour les mises à niveau subventionnées des logements acceptait désormais les candidatures, dans le but de remettre des milliers de propriétés vacantes sur le marché de la location longue durée. Il a également noté que la date limite pour les déclarations de débroussaillage des terrains a été prolongée au 22 juin. Sur le plan international, il a confirmé que la Grèce respectait le droit international et a brièvement commenté la visite à Athènes de Saddam Haftar, chef adjoint de l'Armée nationale libyenne.


