
Le Frente Amplio propose Ada Colau comme candidate à la présidence du gouvernement espagnol pour le 29-N
Izquierda Unida, Movimiento Sumar, Más Madrid et Comuns ont annoncé lundi 12 octobre que Colau était la personnalité la mieux placée pour conduire la gauche. La décision fait suite au refus de Gabriel Rufián de rejoindre la coalition à l'échelle nationale et à un accord électoral entre ERC et Podemos.
La proposition
Lundi 12 octobre, les quatre partis du Frente Amplio ont convenu de proposer Ada Colau comme candidate à la présidence du gouvernement pour les élections générales du 29-N. Izquierda Unida, Movimiento Sumar, Más Madrid et Comuns ont publié un communiqué conjoint après leur réunion de l'après-midi. La décision intervient après une semaine de négociations tendues, menées en partie par voie de presse, selon El País. Le communiqué ne précise pas dans quelle circonscription Colau se présentera, un point de friction qui bloquait les discussions depuis plusieurs jours. El País rapporte que le pacte entre Podemos et ERC a précipité l'issue, dans un contexte de sondages annonçant un recul de cet espace politique.
Nous voulons faire part de notre conviction qu'Ada Colau est la personnalité la mieux placée pour assumer la direction dans la situation politique actuelle.
Rufián et le pacte avec ERC
Gabriel Rufián, porte-parole parlementaire d'ERC et candidat à Barcelone, a rejeté l'offre publique de rejoindre une coalition à l'échelle nationale. ERC a ensuite confirmé un accord électoral avec Podemos, ce qui signifie que Rufián et Irene Montero feront campagne ensemble. Les partis du Frente Amplio ont attendu la décision de Rufián vendredi, samedi et une partie du dimanche, selon El País. Rufián a répondu sur X qu'il ne critiquerait personne, même s'il en avait envie, et que le projet n'avait « jamais consisté à rebaptiser quelque chose qui existait déjà », une référence à la marque Frente Amplio. Il a déclaré qu'il restait du temps pour un accord à gauche.
Si on fuite moins pour gagner le récit du jour et qu'on travaille plus pour vraiment gagner, c'est possible.
Podemos et l'appel à l'unité
Le communiqué du Frente Amplio indique que Podemos est également invité à rejoindre le projet et que personne n'est superflu dans cet espace. Avant la confirmation de l'accord entre ERC et Podemos lundi matin, l'ancien dirigeant de Podemos Pablo Iglesias a déclaré sur RNE, selon Europa Press, qu'un tandem de direction formé par Rufián et Irene Montero était une « occasion en or » pour les autres partis de gauche. Montero est une ancienne ministre de l'Égalité et une dirigeante de Podemos qui a proposé des primaires ouvertes pour choisir les candidats. Iglesias a estimé que cette alliance pourrait redéfinir la carte électorale et redynamiser les électeurs progressistes.
Comuns et la division de la gauche
Comuns, rival de Rufián en Catalogne, a répondu par un communiqué acerbe en début d'après-midi. Son texte affirme que les agissements de Rufián ont provoqué une profonde déception chez les électeurs de gauche.
Rufián allait unifier la gauche et fait tout son possible pour la diviser.
Comuns indique son intention de se présenter dans les provinces catalanes et affirme avoir été la deuxième force la plus votée en Catalogne aux élections de 2023, devant ERC. Plusieurs voix du Frente Amplio ont accusé lundi Rufián de faire obstacle à l'unité, alors qu'il avait passé des mois à défendre la coopération entre les forces progressistes pour empêcher le PP et Vox d'obtenir une majorité absolue au Congrès.

