
Le tribunal de Bucarest suspend la décision du congrès extraordinaire du PNL, rétablissant l'ancienne direction alors que la lutte factionnelle s'intensifie
Le tribunal de Bucarest a provisoirement suspendu la décision du Parti national libéral du 19 juin de convoquer un congrès extraordinaire, donnant une victoire aux membres dissidents qui combattent la refonte de la direction d'Ilie Bolojan.
Décision du tribunal
Le 1er juillet 2026, le tribunal de Bucarest a prononcé une suspension provisoire de la décision du Parti national libéral (PNL) de convoquer son congrès extraordinaire le 21 juin. Le tribunal a ordonné que les effets de la résolution adoptée par le Conseil national extraordinaire le 19 juin soient suspendus jusqu'à la résolution finale de l'affaire en annulation, dossier numéro 26127/3/2026. La décision peut faire l'objet d'un appel dans un délai de cinq jours devant la cour d'appel de Bucarest.
Le procès-verbal de la décision a rejeté les demandes contre Ilie Bolojan et le secrétaire général Dan Motreanu en tant qu'individus, invoquant un défaut de qualité pour agir, mais a admis en partie la demande contre le PNL en tant que parti. Le tribunal a qualifié la mesure de suspension provisoire de l'exécution et des effets de la décision.
Retour à l'ancienne direction
En conséquence directe, la structure de direction du parti qui existait avant le congrès du 21 juin est rétablie. Le congrès avait élu une nouvelle direction sous Bolojan et écarté les membres de la faction menée par Hubert Thuma et Adrian Veștea. Avec la suspension provisoire, ce remaniement est bloqué et la composition précédente reste en vigueur jusqu'à ce que l'affaire soit définitivement tranchée.
La contestation des dissidents
Les plaignants, un groupe de 18 membres du PNL dont Monica Anisie, Rareș Bogdan, Sorin Cîmpeanu, Alina Gorghiu, Lucian Bode et Nicoleta Pauliuc, ont fait valoir que la décision de convoquer le congrès violait les statuts du parti. Ils ont déposé plusieurs recours devant le tribunal de Bucarest : l'un demandant la suspension des décisions du congrès, un second contestant directement les résolutions du congrès, et une demande distincte de dommages-intérêts moraux de 250 000 lei par plaignant, soit un total de 4 000 000 lei. La décision du tribunal de suspendre la résolution du 19 juin met effectivement fin à la base juridique du congrès.
Documentation retardée
Une deuxième affaire distincte, contestant les décisions du congrès elles-mêmes, a été reportée au 8 juillet après que le PNL n'a pas soumis les documents requis. Des sources ont déclaré à Adevarul que plus de dix jours après le congrès, le parti n'avait pas encore rédigé le procès-verbal de l'élection de la direction et des modifications statutaires, alors qu'il avait priorisé la rédaction de décisions disciplinaires et d'exclusion contre les plaignants. Les dissidents affirment que ce retard entrave leur droit de défense et empêche un contrôle judiciaire du changement de direction.
Prochaines étapes
La cour d'appel de Bucarest traitera tout appel du PNL contre la suspension. L'affaire principale en annulation devant le tribunal de Bucarest n'a pas encore reçu de date de première audience. La lutte de pouvoir interne au sein du parti libéral roumain se poursuit, la structure de direction contestée restant dans un vide juridique.
- Le Conseil national extraordinaire du PNL adopte la décision de convoquer le congrès extraordinaire le 21 juin.
- Le congrès extraordinaire élit une nouvelle direction sous Ilie Bolojan et écarte les membres de la faction Thuma et Veștea.
- La première contestation juridique contre la décision du Conseil national est entendue au tribunal de Bucarest.
- Le tribunal suspend l'exécution et les effets de la décision du 19 juin ; la direction d'avant-congrès est rétablie.
- Deuxième contestation des décisions du congrès programmée pour une audience après le défaut du PNL de soumettre les documents requis.


