
La France maintient le brevet vendredi malgré la canicule et annonce que tous les futurs examens se dérouleront uniquement le matin
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a confirmé que l'épreuve du diplôme national du brevet aura bien lieu vendredi, avec des pauses supplémentaires et des règles assouplies, tout en dévoilant le projet de reprogrammer tous les examens le matin à partir de la prochaine rentrée scolaire.
La France maintiendra l'épreuve nationale du brevet ce vendredi malgré une canicule prolongée, a annoncé mercredi le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray. L'épreuve écrite française, qui ouvre le diplôme national du brevet (DNB), est maintenue car elle se déroule le matin, et un ensemble d'aménagements liés à la chaleur sera appliqué dans les centres d'examen.
Ajustements pour le jour de l'examen
Les chefs de centre peuvent accorder deux pauses de 15 minutes entre les trois parties de l'épreuve, a précisé Geffray. L'interdiction habituelle des sorties aux toilettes pendant la première partie est levée, et les élèves seront répartis : au lieu des 30 candidats standards par salle, celles-ci n'accueilleront que 10 à 15 personnes. « On n'est pas dans une configuration habituelle où vous avez 30 élèves côte à côte », a déclaré le ministre aux journalistes, soulignant que l'espacement réduit l'inconfort.
Environ 10 300 candidats sur les 120 000 à 130 000 qui passent le baccalauréat ont déjà vu leurs épreuves orales reprogrammées cette semaine, soit le matin, soit en fin d'après-midi, soit au début de la semaine prochaine. Ces modifications ont concerné le Grand oral, les oraux anticipés de français et les épreuves du bac professionnel.
Critiques des syndicats
Les syndicats d'enseignants ont rapidement condamné le maintien de l'examen. Le syndicat Snalc a qualifié la décision de « dangereuse », présentant un « risque maximal pour les candidats, comme pour les collègues ». Élisabeth Allain-Moreno du SE-Unsa a prédit que la règle assouplie sur les sorties créerait « un bazar sans fin ». Sophie Vénétitay du Snes-FSU a noté que ni le report ni le maintien n'étaient pleinement satisfaisants : reporter allongerait le calendrier avec des conditions météorologiques et de correction incertaines, tandis que maintenir signifiait des conditions difficiles. En 2019, l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer avait reporté l'ensemble du brevet lors d'une canicule similaire.
Contexte de la canicule
La France est en alerte rouge canicule pour un quatrième jour consécutif mercredi, touchant plus de 40 millions de personnes. L'épisode est désormais jugé comparable à la canicule emblématique de 2003 et devrait durer encore plusieurs jours sur l'Europe.
- La France entre en alerte rouge canicule ; plus de 40 millions de personnes touchées
- Le ministre Geffray confirme le maintien du brevet avec des aménagements
- Environ 10 300 candidats au bac oral reprogrammés
- Épreuve écrite française du brevet maintenue le matin, avec pauses et salles allégées
- Tous les examens passent au seul créneau matinal (prochaine rentrée scolaire)
Changement structurel : examens uniquement le matin
Geffray a annoncé une refonte structurelle à partir de la prochaine rentrée scolaire : tous les examens, écrits et oraux, se dérouleront exclusivement le matin. « Il faut qu'on repense très clairement l'organisation des examens pour tout mettre le matin », a-t-il déclaré. Le calendrier sera publié à l'avance afin que les familles connaissent à la fois les dates et le planning adapté à la chaleur.
Pour faire la transition en attendant la rénovation thermique des bâtiments scolaires, le ministre a préconisé l'achat en grand nombre de climatiseurs mobiles. Ceux-ci permettront de « gérer la transition entre un bâtiment non isolé et un bâtiment qui dans un an ou deux ans le sera ». Il a également reconnu le défi architectural : le modèle classique d'école « Ferry » du début du XXe siècle privilégiait de grandes fenêtres orientées au sud pour compenser un mauvais chauffage, une logique aujourd'hui complètement inversée. La rénovation, a-t-il dit, nécessitera « des investissements assez substantiels ».

