
L'éclair de génie de Vinícius Júnior sauve le Brésil face au Maroc (1-1) alors que la pression monte sur Ancelotti
Vinícius Júnior a inscrit un superbe but en solitaire pour annuler l'ouverture du score d'Ismael Saibari, alors que le Brésil a été tenu en échec 1-1 par le Maroc au MetLife Stadium, laissant le quintuple champion du monde avec plus de questions que de réponses après ses débuts dans le groupe C.
Le Maroc frappe le premier
La campagne du Brésil en Coupe du monde a débuté par un choc précoce à East Rutherford, dans le New Jersey. Le Maroc, champion d'Afrique en titre, s'est montré plus incisif et mieux organisé dès le coup d'envoi. À la 21e minute, Brahim Díaz a déchiré la défense d'une passe précise de 50 mètres entre les défenseurs centraux Marquinhos et Gabriel Magalhães. Ismael Saibari a sprinté sur le ballon, a vu Alisson avancé, et a lobé délicatement dans le but vide. Les quelque 60 000 supporters brésiliens dans le MetLife Stadium à guichets fermés (capacité de 80 663 places) sont restés silencieux.
Le Maroc avait déjà testé le Brésil à plusieurs reprises avant le but, notamment avec une frappe contrée de Neil El Aynaoui après une action lancée par Noussair Mazraoui. Le Brésil, à l'inverse, semblait nerveux et désorganisé. Igor Thiago a manqué une tête à bout portant sur un centre de Vinícius Júnior à la 14e minute, la meilleure occasion de la Seleção avant l'égalisation.
Vinícius répond par un chef-d'œuvre en solitaire
L'avance marocaine n'a duré que onze minutes. À la 32e minute, Vinícius Júnior a récupéré le ballon sur la gauche, a attiré trois défenseurs, et a dribblé vers l'intérieur en éliminant El Aynaoui. Il a décalé le ballon sur son pied droit et a enroulé une frappe imparable dans le coin opposé, hors de portée de Yassine Bounou. Un but d'une brillance individuelle, le premier lors de sa 50e sélection avec le Brésil, qui a fait vibrer la majorité des supporters vêtus de jaune dans le stade.
C'était un match difficile contre une équipe solide.
Le Brésil s'est amélioré après la mi-temps, contrôlant la possession et maintenant le Maroc dans son camp par séquences. Raphinha a gâché deux occasions en fin de match, tirant directement sur Bounou en contre-attaque, puis étant repoussé par le gardien après une erreur de communication défensive. Le Maroc a tenu bon et méritait son point.
Ancelotti sous le feu des critiques
La performance a déclenché de vives critiques au Brésil, certains chroniqueurs établissant des comparaisons peu flatteuses avec la déroute 7-1 contre l'Allemagne en demi-finale de 2014. Le choix de l'entraîneur Carlo Ancelotti d'aligner Roger Ibañez au poste d'arrière droit a été particulièrement pointé du doigt. Ancelotti a accepté les critiques mais a défendu sa sélection, affirmant que la composition avait été choisie délibérément et que la nervosité avait affecté ses joueurs en première période.
On ne gagne pas une Coupe du monde avec le premier match. La pression est normale, mais nous allons nous améliorer pas à pas.
Le Brésil n'a plus atteint une finale de Coupe du monde depuis son dernier titre en 2002. Les légendes Ronaldo, Kaká et Roberto Carlos ont regardé le match depuis les tribunes, et l'icône de la NFL Tom Brady est apparu avec un maillot du Brésil, soulignant le poids des attentes sur une génération de supporters qui n'ont jamais vu leur pays soulever le trophée.
Le Maroc prouve que 2022 n'était pas un hasard
Le Maroc a montré que son parcours jusqu'en demi-finale au Qatar n'était pas un coup d'essai. Mené par son capitaine Achraf Hakimi et organisé dans une structure compacte, il a rivalisé dans tous les domaines avec la septième nation mondiale. La vision de Díaz et la finition clinique de Saibari ont exposé une défense brésilienne vulnérable lorsqu'elle est étirée. Les Lions de l'Atlas abordent désormais leur deuxième match de groupe avec la conviction sincère de pouvoir se qualifier dans un groupe qui comprend également Haïti.
La suite
Le Brésil affrontera Haïti samedi, un match qui devrait donner une indication plus claire du niveau de l'équipe. Ancelotti a laissé entendre que le onze de départ pourrait changer en fonction de l'adversaire. Le Brésil doit rapidement trouver de la fluidité pour justifier son statut parmi les favoris du tournoi. Le Maroc, quant à lui, abordera la suite de la phase de groupes avec une confiance grandissante.


