
Sondage en Roumanie : l'AUR en tête avec 34 %, Georgescu le plus digne de confiance ; rejet des élections anticipées
Selon un sondage CURS, l'AUR obtient 34 % des intentions de vote, le PSD 23 %, le PNL 21 %. Călin Georgescu est en tête de la confiance avec 33 %, mais les majorités rejettent les élections anticipées (58 %) et la suspension du président (57 %).
Un nouveau sondage CURS publié le 26 juillet montre que le parti nationaliste AUR obtient 34 % des intentions de vote pour les élections législatives, devant le Parti social-démocrate (PSD) à 23 % et le Parti national libéral (PNL) à 21 %. Le sondage, réalisé par téléphone auprès de 1 108 adultes entre le 14 et le 24 juillet, comporte une marge d'erreur de +/- 3 % avec un niveau de confiance de 95 %.
Intentions de vote
Si les élections législatives avaient lieu dimanche prochain, l'AUR obtiendrait 34 % des voix parmi ceux qui disent qu'ils voteraient, soit une avance de 11 points sur le PSD. Le PNL suit avec 21 %, l'USR réformiste 9 %, le parti hongrois UDMR 4 %, le parti d'extrême droite SOS România 3 %, et les deux petits partis PNRR-Piedone et Acţiunea Conservatoare chacun 2 %. Les résultats confirment un avantage stable pour l'AUR, tandis que la lutte pour la deuxième place reste inchangée et les très petits partis illustrent la fragmentation continue de la scène politique.
Confiance dans les personnalités politiques
Aucun dirigeant politique ne bénéficie de la confiance d'une majorité. Călin Georgescu est en tête avec 33 % disant avoir beaucoup ou assez confiance en lui. Il est suivi du président Nicuşor Dan (30 %), de George Simion (24 %), et à égalité avec 23 % chacun, Ilie Bolojan et Sorin Grindeanu. Cristian Popescu Piedone obtient 18 %, Claudiu Târziu 16 %, Kelemen Hunor 14 %, Diana Șoșoacă 11 % et Dominic Fritz 10 %. Pour Bolojan, 72 % des répondants expriment peu ou très peu de confiance (5 % n'ont pas répondu), tandis que pour Grindeanu, la part est de 73 % avec peu de confiance et 4 % sans réponse. Claudiu Târziu fait face à un problème de notoriété : 21 % des personnes interrogées disent ne pas le connaître.
Les résultats montrent que le niveau de confiance accordé à la classe politique reste faible et que les évaluations négatives dépassent les opinions favorables dans tous les cas. Parallèlement, le faible degré de notoriété de certains dirigeants politiques, comme Claudiu Târziu, indique qu'une partie des acteurs politiques en compétition sont encore en processus de consolidation de leur visibilité publique.
Confiance institutionnelle et moral national
Les Roumains restent profondément sceptiques quant à la direction du pays : 80 % estiment que la Roumanie va dans la mauvaise direction, tandis que seulement 16 % voient une bonne direction. L'armée arrive en tête de la confiance institutionnelle avec 81 % des répondants ayant une bonne ou très bonne opinion d'elle. L'Église suit avec 79 %, et les pompiers/SMURD avec 66 %. Le gouvernement et le Parlement se situent en bas, évalués positivement par seulement 19 % et 20 % respectivement. La justice, la Cour constitutionnelle et la présidence suscitent également une faible confiance, reflétant un contraste marqué entre les institutions ayant un rôle d'intervention et celles ayant des fonctions administratives.
- AUR
- 34 %
- PSD
- 23 %
- PNL
- 21 %
- USR
- 9 %
- UDMR
- 4 %
- SOS România
- 3 %
- PNRR-Piedone
- 2 %
- Acțiunea Conservatoare
- 2 %
- Călin Georgescu
- 33 %
- Nicușor Dan
- 30 %
- George Simion
- 24 %
- Ilie Bolojan
- 23 %
- Sorin Grindeanu
- 23 %
- Cristian Popescu Piedone
- 18 %
- Claudiu Târziu
- 16 %
- Kelemen Hunor
- 14 %
- Diana Șoșoacă
- 11 %
- Dominic Fritz
- 10 %
Élections anticipées et suspension du président rejetées
Malgré la faible confiance dans les institutions politiques, la plupart des Roumains s'opposent aux mesures extraordinaires. 58 % sont contre la tenue d'élections législatives anticipées, tandis que 33 % soutiennent une telle mesure. De même, 57 % rejettent l'idée de suspendre et de destituer le président, avec 31 % en faveur.
Contexte du sondage
L'enquête a été réalisée par le Centre de sociologie urbaine et régionale (CURS) à l'aide d'entretiens téléphoniques assistés par ordinateur sur un échantillon probabiliste national de 1 108 adultes âgés de 18 ans et plus. Le travail de terrain a eu lieu entre le 14 et le 24 juillet. CURS a été fondé en 1996 et est détenu à 100 % par l'ancien journaliste Iosif Buble, qui est marié à la députée PSD Diana Tușa, selon HotNews.ro.

