Al-Charaa pousse pour un accord de sécurité avec Israël sans renoncer aux revendications sur le Golan
Ahmed al-Charaa a déclaré à Al Jazeera que la Syrie travaille avec un groupe d'États sur un arrangement de sécurité frontalier qui, selon lui, pourrait ouvrir la voie à une paix plus large, tandis que le chef de l'ONU António Guterres a exigé qu'Israël cesse ses violations de l'accord de désengagement de 1974.
La proposition
Le président de transition syrien, Ahmed al-Charaa, a déclaré que son gouvernement cherche activement un accord de sécurité avec Israël, en collaboration avec plusieurs autres pays. Dans un entretien accordé à Al Jazeera le 26 juillet 2026, il a affirmé qu'un tel accord pourrait conduire à une paix globale entre les deux États, officiellement en guerre depuis 1948 et n'ayant jamais signé de traité de paix. L'arrangement régulerait la présence des troupes et des forces de sécurité syriennes et israéliennes dans la zone frontalière. Al-Charaa a souligné que cet effort ne signifie pas que la Syrie abandonne sa revendication sur le plateau du Golan.
Nous évitons les confrontations.
Posture régionale
Al-Charaa a déclaré que son gouvernement n'envisage aucune intervention militaire au Liban. Cette déclaration fait suite à l'appel du président américain Trump demandant à la Syrie de « s'occuper » du Hezbollah. La milice libanaise soutenue par l'Iran et al-Charaa étaient des adversaires pendant la guerre civile syrienne.
Opposition de l'ONU
L'entretien a coïncidé avec la première visite d'un secrétaire général de l'ONU en Syrie depuis 2009. António Guterres a appelé au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Il a déclaré inacceptables les violations israéliennes de l'accord de désengagement de 1974 et a exigé qu'elles cessent. Dimanche, les forces israéliennes ont bombardé des zones en Syrie et détruit un transformateur, selon l'agence d'État syrienne Sana.
Je veux rappeler à la communauté internationale que le plateau du Golan est un territoire syrien.
Le canal de communication
Israël et la Syrie ont convenu début janvier 2026 d'établir un canal de communication sous supervision américaine. Il était destiné à coordonner les questions de renseignement, de sécurité et de commerce, à résoudre les différends et à éviter les malentendus. En septembre 2025, les deux parties ont confirmé des discussions sur un arrangement de sécurité régissant le déploiement des troupes à la frontière.
- Israël et la Syrie entrent en état de guerre officiel ; ils ne signent jamais de traité de paix.
- Israël s'empare du plateau du Golan lors de la guerre des Six Jours.
- Israël annexe le plateau du Golan ; la mesure n'est pas reconnue internationalement.
- L'alliance rebelle dirigée par la HTS d'al-Charaa évince Bachar al-Assad.
- Les deux parties confirment des discussions sur la régulation de la présence militaire à la frontière.
- Un canal de communication supervisé par les États-Unis est établi pour la coordination du renseignement, de la sécurité et du commerce.
- Al-Charaa déclare à Al Jazeera que la Syrie cherche un accord de sécurité avec Israël via un groupe d'États.
La réalité post-Assad
Après qu'une alliance rebelle dirigée par la milice sunnite islamiste HTS d'al-Charaa a évincé le président Bachar al-Assad en décembre 2024, les forces israéliennes sont entrées en Syrie, occupant des zones stratégiques, notamment la zone démilitarisée sous contrôle de l'ONU sur le territoire syrien et le versant syrien du mont Hermon, qui surplombe Damas. Israël a déclaré avoir agi pour éviter un vide sécuritaire à sa frontière nord et empêcher les milices soutenues par l'Iran ou les groupes islamistes de s'y installer. Les forces israéliennes continuent de frapper des cibles à l'intérieur de la Syrie pour détruire des dépôts d'armes et des équipements militaires.

