
Les forces de l'ordre dispersent le blocage d'Extinction Rebellion sur l'A12 près de Zevenaar
La police anti-émeute néerlandaise a évacué samedi les militants d'Extinction Rebellion de l'autoroute A12 près de la frontière allemande, après un blocage ayant provoqué un embouteillage de 7 kilomètres.
Fermeture de l'autoroute près de Zevenaar
Des militants pour le climat d'Extinction Rebellion ont bloqué samedi l'autoroute A12 près de Zevenaar, dans la province orientale de Gueldre. L'action a complètement interrompu la circulation en direction de l'est, vers la frontière allemande, au sud-est d'Arnhem. L'organisation automobile ANWB a fait état d'une file d'attente d'environ 7 kilomètres depuis Arnhem en direction de la frontière. Les autorités de gestion du trafic ont fermé la chaussée concernée et dévié tous les véhicules approchant par la bretelle de sortie de Zevenaar. Le rassemblement a suscité une réponse des forces de l'ordre transfrontalière, des unités de la police néerlandaise et des agents de la police allemande étant arrivés sur place pour gérer les perturbations sur ce corridor international.
Confrontations aux bretelles d'accès
Environ 100 manifestants au total se sont rassemblés dans la zone de Zevenaar avant midi pour participer à cette action non annoncée. Les unités de police ont établi des cordons de sécurité aux bretelles d'accès locales afin d'empêcher la foule d'atteindre les voies de circulation. Des dizaines de militants ont tenté de contourner le dispositif en escaladant les talus herbeux et pentus bordant le corridor. Les policiers ont immédiatement fait descendre la plupart des grimpeurs, bien que plusieurs individus soient parvenus à franchir les lignes et à atteindre l'autoroute. Lors des confrontations aux bretelles d'accès, les forces de l'ordre ont fait usage de matraques contre les manifestants qui poussaient le cordon policier. Les porte-parole d'Extinction Rebellion ont déclaré que les policiers avaient également fait usage de gaz lacrymogène contre au moins deux militants durant l'altercation.
- Des manifestants se rassemblent près de Zevenaar et tentent d'escalader les talus de l'autoroute
- Entre 15 et 25 militants contournent les cordons et bloquent les voies en direction de l'Allemagne
- Les manifestants organisent un sit-in sur les voies avec une banderole contre les subventions aux énergies fossiles
- Les unités de police anti-émeute et les maîtres-chiens interviennent pour évacuer les manifestants de la route
Occupation de la chaussée et tactiques de protestation
Entre 15 et 25 militants sont parvenus à établir un barrage fixe directement sur la chaussée peu avant midi. Une fois positionnés en travers des voies, les manifestants ont déployé une grande banderole portant le message « Stop fossiele industrie » pour exprimer leurs revendications environnementales. Plusieurs participants se sont assis sur le bitume pour lire, faire du crochet et pratiquer le yoga, tandis que la circulation restait à l'arrêt. Le rassemblement s'est tenu à Zevenaar sans préavis public, rompant avec la pratique antérieure d'Extinction Rebellion qui organisait des dizaines de blocages autoroutiers à La Haye et à Utrecht. Un porte-parole de la municipalité de Zevenaar a indiqué que les autorités locales ne commenteraient pas la manifestation et ne révéleraient pas si des concertations administratives étaient en cours.
Intervention de la police anti-émeute et plaintes
La Mobiele Eenheid, l'unité spécialisée néerlandaise de maintien de l'ordre, est intervenue peu après midi avec plusieurs véhicules de soutien et des chiens policiers pour mettre fin au blocus de l'autoroute. Les agents ont systématiquement évacué les derniers manifestants de la chaussée afin de rétablir la circulation en direction de la frontière allemande. Les forces de l'ordre avaient interpellé plusieurs individus plus tôt dans la matinée alors qu'ils tentaient d'accéder au corridor autoroutier, tandis que les autres militants présents sur le bitume ont été évacués durant l'opération. Les responsables policiers ont déclaré que leur priorité opérationnelle était de mettre fin au blocage le plus rapidement possible. Extinction Rebellion a annoncé que le groupe déposerait une plainte pénale concernant l'usage de gaz lacrymogène par les policiers lors de l'incident.


