
Le reboot de « La Petite Maison dans la prairie » par Netflix échange les leçons de morale contre la splendeur naturelle et la représentation osage
La première saison de huit épisodes, désormais disponible, reste au Kansas pendant toute sa durée, introduit une famille osage importante et privilégie la vraisemblance aux leçons de morale bien rangées de la série de 1974.
Une nouvelle vision de la prairie
L'adaptation en huit épisodes de « La Petite Maison dans la prairie » par Netflix, créée par Rebecca Sonnenshine, arrive plus de quatre décennies après la fin de la série originale de NBC. L'histoire suit Charles et Caroline Ingalls (Luke Bracey et Crosby Fitzgerald) et leurs filles Laura (Alice Halsey) et Mary (Skywalker Hughes) alors qu'ils parcourent 800 miles du Wisconsin à Independence, au Kansas, en 1869. Contrairement à la série de 1974, qui déplaçait la famille à Walnut Grove, dans le Minnesota, après le pilote, cette version installe les Ingalls au Kansas pour toute la première saison. La production, tournée à Winnipeg, au Manitoba, visait un rendu naturaliste inspiré des « Moissons du ciel » de Terrence Malick, avec des crépuscules mélancoliques et des insectes bourdonnants remplaçant les leçons de morale bien rangées de l'originale.
- Laura Ingalls Wilder publie le troisième livre de sa série, « La Petite Maison dans la prairie ».
- NBC diffuse la série télévisée originale avec Michael Landon, qui dure neuf saisons.
- Netflix sort une nouvelle adaptation de huit épisodes, restant au Kansas pour la première saison.
Représentation et authenticité historique
Une différence majeure par rapport aux livres et à la série précédente est le portrait des personnages autochtones. Les créateurs de la série ont travaillé avec un consultant culturel osage pour donner à la communauté osage un rôle plus fidèle et plus important. Une nouvelle famille osage, les Mitchell, est introduite, et leur fille Good Eagle se lie d'amitié avec Laura.
La série inclut également une propriétaire noire d'un magasin général et le Dr George Tann, un médecin noir prospère, qui remettent en question les préjugés de la famille Ingalls.Nous voulions aborder cet aspect de front.
Réception critique : charmant mais aseptisé
Les premières critiques saluent la fantaisie enfantine et les performances, en particulier celle d'Alice Halsey en Laura, mais notent que la série peut sembler lente et trop léchée. BFMTV la qualifie de « très esthétique mais aseptisée », manquant de la rudesse de la véritable histoire des Ingalls. Le critique de TechRadar a trouvé la narration sans fioritures rafraîchissante, une réorientation vers l'empathie et la famille, même si elle ressemble un peu trop à « When Calls the Heart » de Hallmark. Le New York Times décrit les scènes comme « presque du cinéma lent », avec une voix off de Laura évoquant « rien que de l'herbe et des vagues de lumière et d'ombre et un ciel immense ».
La suite
Les fans de l'original ne trouveront ni Walnut Grove ni la méchante Nellie Oleson dans cette première saison. Netflix a déjà commandé une deuxième saison, qui devrait introduire ces éléments emblématiques. Pour l'instant, la série offre une vision tranquille et visuellement riche d'une histoire américaine classique, qui privilégie l'atmosphère et la représentation aux rebondissements dramatiques.


