
Le ministre grec des Affaires étrangères rejette la diplomatie passive alors qu'Athènes s'oppose aux parcs marins turcs en mer Égée
Dans une interview publiée le 23 août 2026, Giorgos Gerapetritis a déclaré que la Grèce a mis fin à la diplomatie passive, qualifiant d'illégaux les parcs marins turcs prévus, tout en citant les améliorations militaires et diplomatiques grecques.
Défense stratégique et politique des eaux calmes
Le ministre grec des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, a défendu la désescalade bilatérale avec la Turquie, affirmant que la période de tensions réduites a servi des objectifs nationaux concrets plutôt que d'être une fin en soi. Cette politique a succédé à une période prolongée de frictions croissantes qui risquait auparavant de déboucher sur un conflit armé dans la région. Répondant aux critiques nationales concernant une politique étrangère passive, Gerapetritis a déclaré que la Grèce a utilisé la désescalade pour développer son économie et moderniser de manière décisive ses forces armées. La modernisation militaire comprend le déploiement d'avions Rafale, d'avions F-16 améliorés et de frégates Belharra, ainsi que les préparatifs pour l'arrivée des chasseurs furtifs F-35. Gerapetritis a affirmé que ces acquisitions placent les forces aériennes et navales grecques en position de force, tout en notant que les violations de l'espace aérien national ont diminué et que les îles de l'Égée orientale ont connu une stabilité économique.
Les eaux calmes ne constituent pas une fin en soi mais le moyen de servir nos objectifs nationaux.
Rejet des désignations de parcs marins turcs
Les tensions sont réapparues après qu'Ankara a annoncé son intention de créer deux parcs marins dans le nord de l'Égée et en Méditerranée orientale. Gerapetritis a rejeté cette initiative, qualifiant les parcs marins turcs d'initiatives illégales qui n'ont aucune conséquence juridique en droit international. Athènes soutient que les zones turques s'étendent au-delà des eaux territoriales dans les eaux internationales sur le plateau continental grec non délimité. Gerapetritis a déclaré que la Grèce est prête à contester toute contestation unilatérale de ses droits souverains. Il a affirmé que, bien qu'Athènes reste attachée au règlement pacifique des différends, le pays reste prêt à tout scénario.
Toute tentative d'empiéter sur nos droits souverains sera contrée par tous les moyens appropriés.
Alliances diplomatiques et initiatives maritimes
Le ministre des Affaires étrangères a présenté cinq résultats principaux obtenus au cours du processus de désescalade avec Ankara. Au-delà des acquisitions militaires, la Grèce a renforcé ses alliances stratégiques avec les États-Unis, la France, Israël, l'Égypte, l'Inde et les pays du Golfe, tout en élargissant sa présence diplomatique à l'échelle mondiale et en traitant les questions régionales en suspens avec la Libye. Athènes a également fait progresser sa planification spatiale maritime et créé des parcs marins dans les mers Égée et Ionienne afin d'établir des positions nationales fondées sur le droit international. Gerapetritis a cité les précédents accords de délimitation maritime avec l'Italie et l'Égypte, ainsi que l'extension des eaux territoriales en mer Ionienne, comme des mesures concrètes garantissant les droits grecs.
Dialogue bilatéral et négociations sur Chypre
Gerapetritis a affirmé que la déclaration d'Athènes reste active, fournissant un cadre de dialogue structuré et un canal de décompression permanent entre la Grèce et la Turquie. Il a noté que la communication régulière ne signifie pas abandonner les positions grecques, chaque pays maintenant ses arguments juridiques dans leur intégralité. L'amélioration de l'atmosphère bilatérale a également contribué à la relance des discussions informelles sur le problème chypriote sous les auspices du secrétaire général des Nations unies après une impasse prolongée. La Grèce entend maintenir des canaux de dialogue avec Ankara tout en insistant sur le fait que le droit international régit les différends maritimes.

