
Le gouvernement grec critique les promesses de plusieurs milliards d'euros du PASOK à la foire de Thessalonique
Le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a accusé le dirigeant du PASOK, Nikos Androulakis, de proposer des mesures non financées de plusieurs milliards d'euros à la Foire internationale de Thessalonique, comparant ces promesses aux dépenses déficitaires du passé.
Réponse du gouvernement à la conférence de presse de Thessalonique
Le porte-parole du gouvernement grec et ministre délégué auprès du Premier ministre, Pavlos Marinakis, a publié une déclaration officielle le 13 septembre 2026 en réponse au président du PASOK, Nikos Androulakis. La réaction du gouvernement faisait suite à une conférence de presse donnée par Androulakis plus tôt dans la journée à la Foire internationale de Thessalonique, où le chef de l'opposition a présenté son programme économique et social. Marinakis a critiqué ce programme comme un retour irresponsable aux pratiques politiques passées, caractérisées par des engagements de dépenses publiques extensifs. Il a fait valoir qu'Androulakis avait réussi à ramener le pays à l'époque du « il y a de l'argent », voire à celle du « donnez tout ». Marinakis a déclaré que le paysage politique et économique a changé depuis ces périodes, soulignant que les illusions ont pris fin et que l'argent emprunté est épuisé.
Propositions sur le travail, les salaires et la fiscalité
Le porte-parole du gouvernement a détaillé les mesures économiques individuelles présentées par Androulakis lors de son discours à la foire. Le programme du PASOK comprenait l'introduction d'une semaine de travail de quatre jours pour les travailleurs grecs. Androulakis a également promis le rétablissement d'un 13e salaire mensuel ainsi que le retour d'un 13e versement de pension pour les retraités. Outre ces engagements en matière de travail et de retraite, le programme d'opposition proposait le rachat des prêts improductifs (« prêts rouges ») détenus par les emprunteurs. Le programme économique intégrait également de vastes réductions d'impôts, promettant des baisses généralisées de la fiscalité directe et indirecte sur l'ensemble de l'économie.
Critique budgétaire et revendications de dépenses non chiffrées
Marinakis a fait valoir que le coût cumulé des mesures présentées par Androulakis se chiffrerait à plusieurs milliards d'euros de dépenses publiques. Il a déclaré que le dirigeant du PASOK avait présenté ces engagements extensifs sans expliquer où les fonds nécessaires seraient obtenus. Le porte-parole a souligné que le programme d'opposition omettait tout mécanisme clair de financement de prestations publiques à grande échelle parallèlement à des réductions d'impôts généralisées. Marinakis a maintenu que le fait de laisser la question du financement sans réponse obscurcit le coût réel du programme. Il a conclu que la charge financière ultime de ces promesses non financées retomberait directement sur les contribuables.
La seule chose que le président du PASOK a oublié de nous dire, c'est qui paiera la note. La réponse à cette question est simple : le peuple grec.
Compétition entre le PASOK et Tsipras
La déclaration du gouvernement a également porté sur la rivalité politique entre le PASOK et un nouveau parti politique fondé par l'ancien Premier ministre Alexis Tsipras. Marinakis a noté que le PASOK avait fait valoir que le nouveau parti de Tsipras avait copié une grande partie du programme du PASOK. Le porte-parole a qualifié la dynamique entre les deux partis d'opposition de surenchère croissante en matière de promesses sociales et d'assistance. Il a déclaré que le gouvernement n'avait pas l'intention de jouer le rôle d'arbitre pour décider quelle faction d'opposition avait copié l'autre en premier. Marinakis a conclu sa déclaration par une remarque directe sur la compétition entre les deux dirigeants politiques de centre-gauche.
Quoi qu'il en soit, bien que nous ne puissions pas servir d'arbitre pour décider qui a copié qui en premier, nous leur souhaitons bonne chance sur le terrain de la surenchère et que le meilleur populiste gagne.


