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Diplomatie·-3 h

Les États-Unis et l'Iran entament des pourparlers de paix en Suisse dans l'ombre de la fermeture d'Ormuz et des frappes au Liban

Le vice-président JD Vance est arrivé en Suisse dimanche pour des négociations avec l'Iran, l'échéance de 60 jours pour un accord de paix définitif étant menacée par la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran et la reprise des frappes israéliennes au Liban.

Un départ fragile au-dessus du lac des Quatre-Cantons

Le vice-président américain JD Vance a atterri à la base aérienne d'Emmen tôt le 21 juin, quelques heures après l'arrivée d'une délégation iranienne à Zurich, pour ouvrir le premier cycle de négociations visant à transformer un protocole d'accord vieux d'une semaine en un traité de paix définitif. Le lieu des pourparlers est un hôtel de luxe à Bürgenstock, surplombant le lac des Quatre-Cantons. Vance est accompagné de l'envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. L'équipe iranienne est dirigée par le président du Parlement, Mohammad Bagher Qalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en présence également du gouverneur de la banque centrale, Abdolnaser Hemmati.

Médiation et délai de 60 jours

Le Pakistan et le Qatar dirigent le processus. Le Premier ministre Shehbaz Sharif, le chef d'état-major Asim Munir et le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, sont tous à Bürgenstock. Le protocole d'accord signé le 18 juin entre Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian fixe une fenêtre de 60 jours pour régler les détails d'un accord permanent, y compris le programme nucléaire iranien, l'allègement des sanctions et les exportations pétrolières. Pourtant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a signalé des attentes modestes, déclarant aux journalistes que le voyage visait à exiger des États-Unis qu'ils tiennent leurs engagements et que les négociations plus larges ne peuvent commencer tant que la trêve au Liban ne tient pas.

De la trêve aux pourparlers suisses
  1. Les États-Unis et l'Iran signent un protocole d'accord en 14 points lors d'une cérémonie parrainée par le Pakistan.
  2. Des frappes israéliennes tuent au moins 20 personnes dans le sud du Liban ; l'Iran ferme le détroit d'Ormuz en représailles.
  3. La délégation iranienne atterrit à Zurich, comprenant le président du Parlement Qalibaf et le ministre des Affaires étrangères Araghchi.
  4. Le vice-président Vance arrive à la base aérienne d'Emmen, retardant son départ de vendredi pour raisons logistiques.
  5. Premier cycle de négociations s'ouvre à la station de Bürgenstock ; les médiateurs Qatar et Pakistan sont présents.

Ormuz comme levier de pression

Samedi, l'Iran a annoncé avoir de nouveau fermé le détroit d'Ormuz, le point de passage d'environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, en représailles aux frappes israéliennes dans le sud du Liban qui ont tué au moins 20 personnes. Le Commandement central américain a contesté cette affirmation, déclarant que 55 navires marchands transportant 17 millions de barils de pétrole avaient emprunté le détroit samedi et que les forces américaines maintiendraient la voie maritime ouverte. L'agence de presse iranienne Fars, citant une source militaire, a insisté sur le fait que la marine du Corps des Gardiens de la révolution interdisait le passage à tous les navires jusqu'à nouvel ordre. Vance a déclaré avant son départ que des millions de barils avaient transité par le détroit ces derniers jours.

Le Liban assombrit la table des négociations

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu'il n'y avait aucune restriction empêchant les soldats israéliens d'éliminer des menaces au Liban et que les troupes resteraient dans ce qu'Israël appelle une zone de sécurité. Téhéran affirme que sans l'arrêt de ces opérations, l'ensemble du protocole d'accord est menacé.

Si une quelconque partie de ces accords, une quelconque partie de ces engagements, n'est pas mise en œuvre, alors le protocole d'accord dans son ensemble sera menacé.

La suite

Vance a déclaré aux journalistes qu'il prévoyait de passer un jour ou deux à la station et espérait des progrès sur le dossier nucléaire et la trêve au Liban. La délégation iranienne a signalé que les négociations techniques n'ont pas encore commencé et que les États-Unis doivent d'abord prouver leur volonté de respecter les engagements existants. Les pourparlers se sont ouverts avec un ordre du jour encore flou, façonné par les événements sur le terrain au Liban et le statut contesté du détroit d'Ormuz.

Bürgenstock

8 sources

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