Diplomatie · Bürgenstock
Les États-Unis et l'Iran entament des pourparlers de paix en Suisse dans l'ombre de la fermeture d'Ormuz et des frappes au Liban
Le vice-président JD Vance est arrivé en Suisse dimanche pour des négociations avec l'Iran, l'échéance de 60 jours pour un accord de paix définitif étant menacée par la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran et la reprise des frappes israéliennes au Liban.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, RFI, Jornal Expresso et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les délégations américaine et iranienne se sont rencontrées à Bürgenstock, en Suisse, dimanche pour préciser un accord de paix préliminaire, le processus étant éclipsé par la violence et la fermeture maritime.
Téhéran affirme qu'il n'entrera pas dans des négociations plus larges ni ne rouvrira le détroit d'Ormuz tant que les frappes israéliennes au Liban ne cesseront pas et que la trêve ne sera pas respectée.
L'Iran affirme que le détroit est fermé ; les États-Unis disent que 55 navires transportant 17 millions de barils sont passés samedi et qu'ils garantiront la liberté de navigation.
Le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré qu'aucune restriction ne s'applique aux forces israéliennes au Liban et que les troupes restent dans la zone de sécurité, ce qui a suscité des accusations iraniennes de violation de la trêve.
- 20 juinLa délégation iranienne atterrit à Zurich, comprenant le président du Parlement Qalibaf et le ministre des Affaires étrangères Araghchi.
- 21 juinLe vice-président Vance arrive à la base aérienne d'Emmen, retardant son départ de vendredi pour raisons logistiques.
- 21 juinPremier cycle de négociations s'ouvre à la station de Bürgenstock ; les médiateurs Qatar et Pakistan sont présents.
Un départ fragile au-dessus du lac des Quatre-Cantons
Le vice-président américain JD Vance a atterri à la base aérienne d'Emmen tôt le 21 juin, quelques heures après l'arrivée d'une délégation iranienne à Zurich, pour ouvrir le premier cycle de négociations visant à transformer un protocole d'accord vieux d'une semaine en un traité de paix définitif. Le lieu des pourparlers est un hôtel de luxe à Bürgenstock, surplombant le lac des Quatre-Cantons. Vance est accompagné de l'envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. L'équipe iranienne est dirigée par le président du Parlement, Mohammad Bagher Qalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en présence également du gouverneur de la banque centrale, Abdolnaser Hemmati.
Médiation et délai de 60 jours
Le Pakistan et le Qatar dirigent le processus. Le Premier ministre Shehbaz Sharif, le chef d'état-major Asim Munir et le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, sont tous à Bürgenstock. Le protocole d'accord signé le 18 juin entre Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian fixe une fenêtre de 60 jours pour régler les détails d'un accord permanent, y compris le programme nucléaire iranien, l'allègement des sanctions et les exportations pétrolières. Pourtant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a signalé des attentes modestes, déclarant aux journalistes que le voyage visait à exiger des États-Unis qu'ils tiennent leurs engagements et que les négociations plus larges ne peuvent commencer tant que la trêve au Liban ne tient pas.
Ormuz comme levier de pression
Samedi, l'Iran a annoncé avoir de nouveau fermé le détroit d'Ormuz, le point de passage d'environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, en représailles aux frappes israéliennes dans le sud du Liban qui ont tué au moins 20 personnes. Le Commandement central américain a contesté cette affirmation, déclarant que 55 navires marchands transportant 17 millions de barils de pétrole avaient emprunté le détroit samedi et que les forces américaines maintiendraient la voie maritime ouverte. L'agence de presse iranienne Fars, citant une source militaire, a insisté sur le fait que la marine du Corps des Gardiens de la révolution interdisait le passage à tous les navires jusqu'à nouvel ordre. Vance a déclaré avant son départ que des millions de barils avaient transité par le détroit ces derniers jours.
Le Liban assombrit la table des négociations
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu'il n'y avait aucune restriction empêchant les soldats israéliens d'éliminer des menaces au Liban et que les troupes resteraient dans ce qu'Israël appelle une zone de sécurité. Téhéran affirme que sans l'arrêt de ces opérations, l'ensemble du protocole d'accord est menacé.
« Si une quelconque partie de ces accords, une quelconque partie de ces engagements, n'est pas mise en œuvre, alors le protocole d'accord dans son ensemble sera menacé. »
La suite
Vance a déclaré aux journalistes qu'il prévoyait de passer un jour ou deux à la station et espérait des progrès sur le dossier nucléaire et la trêve au Liban. La délégation iranienne a signalé que les négociations techniques n'ont pas encore commencé et que les États-Unis doivent d'abord prouver leur volonté de respecter les engagements existants. Les pourparlers se sont ouverts avec un ordre du jour encore flou, façonné par les événements sur le terrain au Liban et le statut contesté du détroit d'Ormuz.
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Sources et contexte
- Deutsche WelleCatar anuncia início de negociações entre Irã e EUA na Suíça
- RFIComeçaram negociações para acordo final de paz no Médio Oriente
- Jornal ExpressoSob a sombra do fecho do estreito de Ormuz, começaram as negociações entre EUA e Irão
- RTP - Rádio Televisão PortuguesaIrão garante que Estreito de Ormuz não será reaberto enquanto cessar-fogo no Líbano não for respeitado
- JD Vance
- Vice-président des États-Unis, chef de la délégation américaine aux pourparlers de paix suisses
- Steve Witkoff
- Envoyé spécial des États-Unis participant aux négociations avec l'Iran
- Jared Kushner
- Gendre du président Donald Trump et membre de l'équipe de négociation américaine
- Mohammad Bagher Qalibaf
- Président du Parlement iranien et négociateur en chef pour la partie iranienne
- Abbas Araghchi
- Ministre iranien des Affaires étrangères participant aux pourparlers de Bürgenstock
- Abdolnaser Hemmati
- Gouverneur de la Banque centrale d'Iran, faisant partie de la délégation en Suisse
- Esmail Baghaei
- Porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères qui a averti que le protocole d'accord était menacé
- Shehbaz Sharif
- Premier ministre du Pakistan, co-médiateur aux négociations de paix suisses
- Asim Munir
- Chef d'état-major de l'armée pakistanaise, présent comme co-médiateur à Bürgenstock
- Mohammed bin Abdulrahman Al Thani
- Premier ministre du Qatar, représentant l'effort de médiation qatari
- Israel Katz
- Ministre israélien de la Défense qui a déclaré qu'il n'y avait aucune restriction aux opérations militaires au Liban
- Donald Trump
- Président des États-Unis qui a signé le protocole d'accord préliminaire avec l'Iran
- Masoud Pezeshkian
- Président de l'Iran qui a signé le protocole d'accord en 14 points avec les États-Unis
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