
Le projet de loi de Bas sur le temps de travail lie l'assouplissement aux conventions collectives, provoquant une querelle de coalition
Un projet de loi du travail de la ministre Bärbel Bas limiterait les horaires hebdomadaires flexibles aux entreprises couvertes par des conventions collectives, suscitant de vives critiques des organisations patronales et du partenaire de coalition CDU/CSU, qui y voient une rupture du pacte gouvernemental.
Ce que propose le projet
Les employeurs et les syndicats pourraient convenir d'un temps de travail maximum hebdomadaire plutôt que quotidien, mais uniquement dans les entreprises liées par une convention collective. Selon le document de 21 pages du ministère du Travail, environ la moitié des salariés allemands en seraient exclus. Toute entreprise souhaitant utiliser les nouvelles règles devrait également introduire un enregistrement électronique du début, de la fin et de la durée de chaque journée de travail.
Réaction du monde économique
Le président du patronat, Rainer Dulger, a demandé le retrait du projet et sa refonte complète.
Le chef de Gesamtmetall, Oliver Zander, l'a qualifié de recueil de positions maximalistes des syndicats, et la fédération du commerce de détail HDE y a vu une plaisanterie tardive du 1er avril.Ce projet doit être retiré et entièrement retravaillé. Il contredit ouvertement l'accord de coalition.
Le partenaire de coalition s'insurge
Le secrétaire général de la CDU, Carsten Linnemann, a déclaré que le document ne pouvait servir de base à la poursuite des travaux de la coalition.
Gitta Connemann, présidente de l'aile des PME et de l'économie de la CDU/CSU, a accusé Bas de présenter une contre-proposition qui nuit au Mittelstand, insistant sur le fait que le contrat de coalition ne laissait aucune place à l'interprétation.Le projet qui circule ne correspond pas à l'accord sur la flexibilité du temps de travail contenu dans le contrat de coalition et ne peut donc pas servir de base à la poursuite des travaux de la coalition sur ce sujet.
Contexte politique dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
Lors d'un débat à Parchim, le chef de la CDU dans le Land, Daniel Peters, a souligné que ce Land fortement touristique devait échapper aux règles rigides d'horaires quotidiens. La ministre-présidente SPD, Manuela Schwesig, s'est plainte que les Länder n'avaient pas été consultés sur ce sujet sensible. Le porte-parole de la gauche, Torsten Koplin, a qualifié le modèle hebdomadaire d'attaque générale contre les acquis sociaux, y compris le temps de travail sur la vie entière.
Statut du projet
Le ministère du Travail a décrit le document comme une version de travail interne qui n'a pas encore été envoyée aux autres départements pour coordination interministérielle. La ministre Bas avait déclaré publiquement début juin qu'elle s'opposait à toute extension des heures de travail au-delà de la journée de huit heures et souhaitait que toute exception soit soumise à l'accord des syndicats et des comités d'entreprise. Le projet reflète ces positions, la mettant en désaccord avec l'accord de coalition signé par son propre parti et la CDU/CSU.


