
Israël commence à construire une potence et des salles d'observation pour l'exécution de Palestiniens
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a annoncé la construction d'un quartier du couloir de la mort dans le centre d'Israël, faisant avancer une loi de mars 2026 qui impose la pendaison pour les condamnations pour terrorisme mortel dans les tribunaux militaires de Cisjordanie.
Construction d'une installation d'exécution
Les autorités israéliennes ont commencé la construction d'une installation d'exécution équipée d'une potence et de zones d'observation dans une aile de prison du centre d'Israël. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a annoncé ce chantier dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux mardi, se tenant devant un site de construction abritant une structure en bois et en fer sous une tente bleue. Le projet comprend des salles d'observation fermées avec des baies vitrées conçues pour permettre aux victimes d'attentats et à leurs proches d'assister en personne aux pendaisons. Ben-Gvir a comparé ce système d'observation aux procédures aux États-Unis et a déclaré que le ministère délivrera des laissez-passer officiels aux membres de famille éligibles. L'emplacement exact de l'établissement pénitentiaire dans le centre d'Israël n'a pas été divulgué publiquement.
Cadre législatif et ordonnances militaires
Cette construction donne un effet opérationnel à une loi sur la peine capitale adoptée par le Parlement le 30 mars 2026. En vertu de cette législation, les tribunaux militaires sont tenus d'imposer la mort par pendaison aux personnes reconnues coupables d'actes de terrorisme mortels, les exécutions devant avoir lieu dans les 90 jours suivant le prononcé de la peine. Étant donné que le système de justice militaire s'applique aux résidents palestiniens de la Cisjordanie occupée tandis que les citoyens israéliens et les colons sont jugés devant des tribunaux civils, la loi s'applique aux accusés palestiniens. En mai 2026, le général de division Avi Bluth, chef du Commandement central de l'armée israélienne, a émis des ordonnances militaires introduisant les dispositions relatives à la peine capitale dans la réglementation de sécurité en Cisjordanie.
- Le Parlement vote la loi instaurant la peine capitale pour les infractions terroristes mortelles
- Dépôt d'un recours devant la Cour suprême d'Israël contestant la constitutionnalité de la loi
- Le général de division Avi Bluth introduit les règles de peine capitale dans les ordres de sécurité en Cisjordanie
- Ben-Gvir nomme six représentants de familles de victimes comme inspecteurs officiels du couloir de la mort
- Ben-Gvir publie une vidéo montrant la construction de la potence et des salles d'observation dans le centre d'Israël
Nominations d'inspecteurs et recours juridiques
En juin 2026, Ben-Gvir a nommé six proches de victimes du terrorisme issues de l'association Choosing Life Forum comme inspecteurs officiels. Ces personnes ont reçu le pouvoir de surveiller les conditions de détention dans le quartier du couloir de la mort et de superviser l'exécution procédurale de la loi.
Personne ne mérite plus que les familles qui ont payé le prix le plus élevé dans la lutte contre le terrorisme de faire partie du mécanisme de contrôle de l'application de la loi.
La législation fait toujours l'objet d'un examen devant la Cour suprême d'Israël à la suite d'un recours déposé en avril 2026 contestant sa constitutionnalité. Début juin 2026, des députés arabes ont rejoint l'action en justice, arguant que la loi porte atteinte au droit à la vie.
Campagne politique et précédent historique
Cette construction représente la première infrastructure dédiée au couloir de la mort de l'histoire israélienne, la seule exécution judiciaire antérieure du pays étant celle du dirigeant nazi Adolf Eichmann en 1962. Ben-Gvir, chef du parti Otzma Yehudit, a présenté cette installation en vue des élections législatives prévues à l'automne. Lors d'un entretien dans un balado avec Rom Braslavski, un ancien soldat enlevé par le Hamas le 7 octobre 2023, Ben-Gvir a suggéré d'autoriser Braslavski à procéder lui-même aux exécutions et s'est prononcé en faveur de la mise à mort de 30 à 40 personnes chaque nuit dans la bande de Gaza. Le ministre a également noté que, depuis son entrée en fonction fin 2022, il a supprimé les commodités carcérales telles que les téléviseurs, les tables de ping-pong et les distributions de viande.


