
Le Frente Amplio toujours sans candidat ni liste à Madrid à l'approche du vote du 29 novembre
Pedro Sánchez a convoqué des élections générales pour le 29 novembre, mais le Frente Amplio n'a ni candidat confirmé ni liste madrilène arrêtée. L'alliance doit notifier ses coalitions au bureau électoral avant vendredi 16 octobre.
Convocation des élections et délai pour les coalitions
Pedro Sánchez a annoncé lundi que les prochaines élections générales se tiendront le 29 novembre. Le Frente Amplio, l'alliance formée par Movimiento Sumar, Izquierda Unida, Comuns et Más Madrid, n'a pas encore confirmé son candidat. Ses coalitions doivent être communiquées au bureau électoral avant vendredi 16 octobre, et l'alliance n'a pas encore conclu d'accords avec Podemos, Més ou Chunta Aragonesista. Compromís a déjà annoncé qu'il se présenterait avec sa propre coalition valencienne. Yolanda Díaz a fondé Movimiento Sumar en 2023, et eldiario.es le décrit comme le plus petit partenaire de l'alliance.
- Pedro Sánchez annonce des élections générales pour le 29 novembre
- Más Madrid propose Ada Colau à la tête de la liste de Barcelone
- Colau déclare sur TVE qu'elle conduira l'espace si tous les partenaires le rejoignent
- Movimiento Sumar appelle ses partenaires à négocier avec discrétion
- Début des primaires ouvertes proposées par Podemos, jusqu'au 15 octobre
- Date limite pour notifier les coalitions au bureau électoral
La bataille des listes à Madrid et Barcelone
La dispute porte sur les circonscriptions de Madrid et de Barcelone, que eldiario.es décrit comme les plus précieuses car elles offrent le plus de sièges qui deviendront presque certainement des sièges. Selon eldiario.es, l'affrontement oppose principalement Más Madrid et Comuns. EL MUNDO décrit Más Madrid comme la force territoriale dominante à Madrid, et indique qu'elle veut diriger et composer cette candidature, tandis que les autres partenaires veulent y obtenir des places et de la marge pour Podemos. EL MUNDO a qualifié Madrid de « polvorín » (poudrière) menaçant d'exploser. Mercredi soir, Más Madrid a proposé qu'Ada Colau conduise la liste à Barcelone et que la ministre de la Santé Mónica García occupe la première place à Madrid, selon El Periódico. EL PAÍS rapporte que cette formule placerait le ministre de la Culture Ernest Urtasun en deuxième position. Izquierda Unida a contesté la manière dont la proposition a été faite, avertissant que « les candidatures, les noms et les mécanismes électoraux doivent faire partie d'un accord global, démocratique et partagé ».
Les conditions de Colau et les primaires de Podemos
Ada Colau, maire de Barcelone de 2015 à 2023 selon EL PAÍS, est sortie de son silence jeudi et s'est dite prête à conduire le nouvel espace. Elle a posé des conditions, affirmant que la candidature doit être « vraiment large » et inclure Podemos, Més et Compromís. « Pour répéter les expériences précédentes, je ne suis pas nécessaire », a-t-elle déclaré, selon La Vanguardia. Dans un entretien à TVE, elle a également dit :
Si nous sommes tous là, je le serai aussi.
Jéssica Albiach, dirigeante de Comuns, a déclaré que son parti ferait « tout son possible » pour que Podemos rejoigne le Frente Amplio afin que les électeurs disposent d'« un seul bulletin » le 29 novembre, et qu'elle « adorerait » voir Colau conduire la liste. Antonio Maíllo, d'Izquierda Unida, a appelé à une approche fédérale et à un « projet pour le pays » plutôt qu'à une simple somme de partis territoriaux. Podemos n'a pas bougé et conditionne toujours tout accord à des primaires ouvertes les 14 et 15 octobre. Irene Montero, la candidate attendue du parti, a insisté sur le fait que la liste doit être choisie par un vote des membres.
Le seul moyen de parvenir à des accords, ce sont les primaires.
L'appel de Movimiento Sumar et le message sur le logement
Vendredi, Movimiento Sumar est sorti de son silence par un communiqué appelant ses partenaires à « s'asseoir pour parler et coopérer avec discrétion et générosité ». Le parti a indiqué qu'il était resté silencieux ces derniers jours pour préserver la discrétion qu'exige tout dialogue, et qu'il ne commenterait ni les candidats ni les méthodes. Il a aussi indiqué que ses bases avaient soutenu son candidat pour diriger le parti au sein du Frente Amplio avec 98 % de soutien, sans qu'il soit encore clair que cette personne obtiendra une place éligible sur une liste. Pablo Bustinduy, ministre sans affiliation partisane qui a renoncé à se présenter à la présidence du gouvernement, a qualifié l'élection de « référendum sur le droit au logement » et affirmé que le mandat de la gauche est « le logement, le logement et le logement ». Il a exhorté les électeurs à ne pas se fier aux sondages qui présentent le résultat comme inévitable, et s'est dit « absolument convaincu » que la gauche peut gagner. Les primaires proposées les 14 et 15 octobre tombent un jour avant la date limite de dépôt du 16 octobre.


