
La police de Madrid arrête un ancien garde civil de 85 ans pour le meurtre par strangulation de son ex-belle-fille
Les policiers sont intervenus samedi matin dans un appartement de la Calle del Ferrocarril, dans le quartier d'Arganzuela, après que le suspect a téléphoné à son fils pour lui annoncer avoir commis un acte grave.
Homicide conjugal à la Calle del Ferrocarril
Les policiers nationaux de Madrid ont arrêté samedi matin un homme espagnol de 85 ans, après la strangulation mortelle de son ex-belle-fille âgée de 47 ans. Les faits se sont déroulés dans un appartement situé au 30, Calle del Ferrocarril, dans le quartier d'Arganzuela. Les enquêteurs ont établi que l'altercation a eu lieu peu après 10 heures, alors que les deux occupants étaient seuls dans le logement. La victime, une femme de 47 ans d'origine asiatique, a été retrouvée morte dans l'une des chambres, présentant un traumatisme cervical grave. Selon les premières constatations de la police, le suspect, un ancien membre de la Garde civile à la retraite, aurait utilisé une ceinture pour étrangler la victime lors d'une violente dispute dans l'appartement.
Réponse des secours et tentatives de réanimation
Les services d'urgence ont reçu leur première alerte concernant l'homicide présumé vers 11 heures samedi matin. Les agents de la police municipale de Madrid ont été les premiers à entrer dans l'immeuble de la Calle del Ferrocarril. En pénétrant dans le logement, les agents ont découvert la femme de 47 ans, inconsciente, en arrêt cardio-respiratoire. Ils ont immédiatement entrepris des manœuvres de réanimation de base en attendant l'arrivée des secours spécialisés. Le personnel médical du service d'urgence Summa 112 est arrivé peu après et a pris le relais. Les médecins n'ont pas réussi à ranimer la victime et ont constaté son décès sur place, dû à des blessures visibles compatibles avec une asphyxie mécanique.
- Un ancien garde civil de 85 ans étrangle son ex-belle-fille de 47 ans dans leur appartement partagé de la Calle del Ferrocarril.
- Les services d'urgence reçoivent une première alerte signalant un homicide possible au domicile.
- La salle de répartition 091 de la police reçoit un appel du fils du suspect indiquant que son père a avoué avoir commis un acte grave.
- La police municipale et les ambulanciers du Summa 112 arrivent à l'appartement, tentent une réanimation et constatent le décès de la victime.
Aveux téléphoniques et conflit lié à la cohabitation
L'intervention policière a débuté après que le suspect, âgé de 85 ans, a téléphoné directement à son fils immédiatement après la confrontation. À 11 h 10, le centre de coordination de la police nationale (CIMACC 091) a reçu un appel d'urgence du fils signalant la conversation. L'appelant a indiqué aux opérateurs que son père avait avoué avoir commis un acte grave et qu'il restait à l'intérieur du domicile en attendant l'arrivée des policiers. Selon les enquêteurs de la police nationale, la victime et le suspect partageaient l'appartement malgré la fin de la relation entre la femme et le fils du suspect. Les premières vérifications des agents intervenus ont indiqué qu'un conflit persistant au sujet de la présence de la femme dans le logement, en particulier les efforts continus de l'octogénaire pour la forcer à quitter les lieux, avait directement conduit à l'altercation mortelle.
Examen médico-légal et enquête pénale
Les agents du groupe d'attention citoyenne (GAC) de la police nationale ont sécurisé les lieux et interpellé le suspect de 85 ans pour sa participation présumée à la mort violente. Les spécialistes du groupe des homicides violents de la brigade de police scientifique provinciale sont arrivés à la Calle del Ferrocarril pour procéder à l'inspection et recueillir des preuves. Les équipes médico-légales ont examiné la pièce où se trouvait la victime, tandis que les enquêteurs ont noté la ceinture signalée comme instrument de ligature. Le groupe VI des homicides de la police nationale a pris la direction de l'enquête afin de clarifier le différend antérieur et de déterminer les circonstances exactes de l'incident, en attendant les résultats de l'autopsie pour établir la cause officielle du décès.


