
Des millions de personnes affluent à Téhéran pour le deuxième jour des funérailles de Khamenei, tandis que les cris de « Mort à Trump » résonnent dans la Grande Mosalla
Le deuxième jour de deuil public pour le guide suprême iranien assassiné a attiré une foule immense à la Grande Mosalla de Téhéran, où les prières ont été dirigées par un ayatollah de 97 ans et des appels à la vengeance contre les États-Unis et Israël ont retenti.
Une mer de pleureurs
Dès le petit matin, des dizaines de milliers de personnes ont rempli la mosquée de la Grande Mosalla et ses cours, forçant les organisateurs à fermer la salle principale au public. Les médias d'État ont rapporté sept millions de trajets en métro vers le site depuis le début des rites funéraires samedi. Les autorités s'attendent à ce que jusqu'à 20 millions de personnes participent à la procession dans les rues de la capitale lundi.
Son départ est pour moi plus difficile encore que la perte de mon père, décédé il y a quatre ans.
Les cercueils de Khamenei et de quatre membres de sa famille tués dans les mêmes frappes aériennes du 28 février sont exposés depuis samedi. L'ayatollah a dirigé l'Iran pendant plus de 36 ans avant sa mort au début de la guerre avec Israël et les États-Unis.
Prière et absences notoires
La prière funéraire a été dirigée par le Grand Ayatollah Jafar Sobhani, 97 ans, l'un des plus hauts dignitaires de l'islam chiite. Le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf, le chef du pouvoir judiciaire Gholam Hossein Mohseni Ejei et le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi figuraient parmi les responsables présents. Trois des fils de Khamenei (Mostafa, Masoud et Meysam) ont assisté à la cérémonie, mais son fils et successeur en tant que guide suprême, Mojtaba Khamenei, était remarquablement absent. Mojtaba n'a pas été vu en public depuis sa nomination le 8 mars et serait blessé lors des attaques de février.
« Mort à Trump »
La cérémonie religieuse a été ponctuée par une fureur politique. Le poète Mohammad Rasouli s'est adressé à la foule, demandant à propos de Donald Trump : « Pourquoi l'homme le plus bâtard du monde est-il encore en vie ? » La question a suscité des acclamations, et l'assemblée a scandé « Mort à l'Amérique », « Mort à Israël » et « Mort à Trump ». Certains pleureurs portaient un portrait du président américain encadré dans une mire de fusil avec les mots « Il y aura du sang » en anglais et en persan.
Pourquoi l'homme le plus bâtard du monde est-il encore en vie ?
Notre seul slogan : vengeance, vengeance !
L'itinéraire des funérailles
- Cérémonie officielle avec délégations étrangères
- Première journée publique à la Grande Mosalla, Téhéran
- Deuxième journée publique ; prière funéraire dirigée par l'ayatollah Sobhani
- Procession dans les rues de Téhéran
- Rites à Qom, dirigés par l'ayatollah Makarem Shirazi
- Cérémonies à Kerbala et Nadjaf, Irak
- Inhumation au sanctuaire de l'Imam Reza, Machhad
Le corps restera à la Grande Mosalla jusqu'à lundi soir, après quoi une procession traversera les rues de Téhéran. Mardi, le cortège se rendra dans la ville sainte de Qom, où l'ayatollah Makarem Shirazi, âgé de 99 ans, présidera. Les rites de mercredi auront lieu dans les villes saintes irakiennes de Kerbala et Nadjaf. L'enterrement final est prévu pour le jeudi 9 juillet au sanctuaire de l'Imam Reza à Machhad, lieu de naissance de Khamenei, sous la supervision du Grand Ayatollah Noori Hamedani, âgé de 101 ans.


