
L'Iran tire des missiles balistiques sur une base américaine en Jordanie, les États-Unis et l'Arabie saoudite ripostent en Irak alors que la trêve de trois jours prend fin
L'Iran a lancé jusqu'à quatre missiles balistiques sur une base américaine en Jordanie le 28 juillet 2026, tous interceptés, provoquant des frappes aériennes conjointes américano-saoudiennes contre des groupes alignés sur l'Iran dans l'est de l'Irak en quelques heures.
Attaque surprise par missiles balistiques
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a lancé plusieurs missiles balistiques sur la base aérienne Muwaffaq Salti en Jordanie le mardi 28 juillet à 17 h 45 EDT (21 h 45 GMT). Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a qualifié l'attaque de tentative surprise et a déclaré que tous les projectiles avaient été interceptés. Les premières évaluations américaines indiquaient que la salve comptait au plus quatre missiles.
Aujourd'hui à 17 h 45 EDT, les forces du CGRI ont lancé plusieurs missiles balistiques depuis l'Iran dans une tentative d'attaque surprise contre les forces américaines stationnées au Moyen-Orient. Tous les missiles iraniens ont été interceptés avec succès. Les forces américaines restent vigilantes et en état d'alerte renforcé.
Cette frappe était le premier bombardement par missile balistique d'une base américaine dans la région depuis que le président Donald Trump avait annulé une campagne de bombardements contre l'Iran le vendredi précédent pour laisser une chance à la diplomatie.
Riposte conjointe américano-saoudienne en Irak
Quelques heures après l'interception, des chasseurs américains et saoudiens ont frappé ce que le CENTCOM a décrit comme des bases logistiques et des dépôts d'armes de terroristes alignés sur l'Iran dans l'est de l'Irak. L'opération était une réponse directe à plus de 30 attaques de drones que le CGRI avait coordonnées au cours des 72 heures précédentes, dont certaines ciblaient des infrastructures énergétiques saoudiennes.
Un responsable américain a déclaré à CNN que le CGRI avait lancé les attaques de drones du week-end contre des partenaires saoudiens sans provocation. "C'est un message clair que nous ne laisserons pas ces tentatives sans réponse", a déclaré le responsable. Le ministère saoudien de la Défense a confirmé sa participation, avertissant que le royaume ne cherche pas l'escalade mais répondra à toute agression.Des chasseurs américains et saoudiens ont frappé de nombreux sites logistiques et dépôts d'armes de terroristes dans l'est de l'Irak, en réponse ferme à plus de 30 attaques de drones aériens dirigées par le CGRI au cours des 72 dernières heures.
Les frappes ont également suivi les interceptions par l'Arabie saoudite de drones lancés depuis l'Irak et visant les installations pétrolières orientales du royaume.
Détroit d'Ormuz et la manœuvre des pétroliers
Parallèlement, le CGRI a annoncé mercredi que ses forces avaient frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz et les avaient forcés à s'arrêter après qu'ils eurent ignoré les avertissements concernant une route "dangereuse et illégale". La marine du CGRI a insisté sur le fait qu'elle conservait le contrôle total de cette voie navigable stratégique et que l'ingérence militaire illégale des États-Unis ne resterait pas sans réponse.
Reuters n'a pas pu vérifier immédiatement le récit du CGRI. Le détroit d'Ormuz transportait environ un cinquième de la production mondiale de pétrole et de GNL avant la guerre, et Oman venait de proposer un nouvel accord régional visant à désamorcer le conflit autour du passage.L'ingérence militaire illégale des États-Unis et les instructions données aux navires dans la région ne resteront pas sans réponse.
Une fenêtre diplomatique se referme
Les hostilités ont repris après une pause de trois nuits au cours de laquelle aucune des deux parties n'avait annoncé d'attaques. Trump avait déclaré lundi aux journalistes que les discussions avec l'Iran étaient "très amicales", mais Téhéran a nié toute négociation en cours. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a contredit catégoriquement le président.
Trump avait averti qu'"il ne reste pas beaucoup de temps. Ça va vite ou pas du tout." La trêve de trois jours faisait suite à une campagne de bombardements américaine de 13 jours dans le sud de l'Iran, qui a frappé ce que Washington a décrit comme des infrastructures militaires, notamment des tunnels et des ponts, et aurait tué plusieurs dizaines de personnes.Nous ne menons actuellement aucune négociation avec les États-Unis.
Quelle est la suite ?
Washington a signalé que de nouvelles attaques contre les troupes américaines ou les infrastructures énergétiques saoudiennes risquaient d'entraîner des mesures supplémentaires. Le Premier ministre irakien Ali al‑Zaidi a convoqué une session d'urgence du Conseil national de sécurité mercredi pour discuter des frappes sur son territoire, mais ni Bagdad ni Téhéran n'avaient réagi publiquement à l'annonce du CENTCOM mercredi matin. L'escalade simultanée du CGRI dans le détroit d'Ormuz a ajouté un front maritime à un conflit dominé par des échanges aériens et de missiles transfrontaliers.
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