
Le chef du groupe macroniste au Sénat, François Patriat, meurt à 83 ans après un accident de vélo
François Patriat, chef du groupe macroniste RDPI au Sénat français, est mort à l'hôpital de Dijon le 19 août 2026 après un accident de vélo.
Accident mortel en Bourgogne
François Patriat, président du groupe parlementaire RDPI au Sénat français et figure politique chevronnée, est mort le mercredi 19 août 2026 à l'âge de 83 ans. Le groupe parlementaire Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) a confirmé à l'AFP que Patriat est décédé à l'hôpital de Dijon des suites de complications liées à un grave accident de vélo. L'accident a eu lieu le 17 juillet 2026 à Pouilly-en-Auxois, une commune située à environ 40 kilomètres de Dijon. Les secours ont découvert le sénateur de la Côte-d'Or inconscient sur la chaussée, ce qui a conduit les autorités à ouvrir une enquête officielle sur les circonstances exactes de l'incident.
Cinq décennies de carrière politique
Patriat a débuté son engagement politique actif comme membre du Parti socialiste en 1974 avant d'accéder à des fonctions exécutives régionales et nationales de premier plan. Au cours de cinq décennies dans la fonction publique, il a été ministre, député et président du conseil régional de Bourgogne. En 2016, Patriat est devenu l'un des premiers soutiens de poids d'Emmanuel Macron, rejoignant En Marche dès sa création et se décrivant comme l'un des apôtres précoces du mouvement. Il a ensuite pris la tête du groupe macroniste au Palais du Luxembourg, dirigeant le groupe RDPI pendant deux mandats présidentiels successifs. Après avoir atteint 80 ans, Patriat avait exprimé son appréhension à l'idée de quitter la vie politique, déclarant qu'un homme politique s'arrête comme un cycliste tombe lorsqu'il cesse de pédaler. Fin juin 2026, il a officiellement annoncé qu'il ne se présenterait pas aux élections sénatoriales de septembre, choisissant de ne pas briguer un quatrième mandat.
Beaucoup m'invitent à continuer, mais encore plus comprendront ma décision. Je mesure le chemin parcouru après cinquante années à vos côtés pour servir sans interruption l'Auxois, le Département, la Bourgogne et la France.
- Rejoint le Parti socialiste français comme militant
- Rejoint le mouvement En Marche d'Emmanuel Macron comme allié précoce
- Annonce sa décision de ne pas se présenter aux élections sénatoriales de septembre
- Blessé grièvement dans un accident de vélo à Pouilly-en-Auxois
- Décède à l'hôpital de Dijon à l'âge de 83 ans
Hommages nationaux des dirigeants français
L'annonce de la mort de Patriat a suscité des hommages de figures de tout le paysage politique français. Le président Emmanuel Macron a réagi en saluant le service public de Patriat et leur relation personnelle étroite.
La Côte-d'Or et la Bourgogne perdent l'un de leurs plus fidèles serviteurs. La République, l'un de ses artisans les plus infatigables. Quant à moi, je perds un ami cher.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également salué le caractère personnel et le rôle institutionnel du sénateur chevronné dans la gouvernance française.
Il incarnait, au fond, une certaine conception de la fraternité républicaine.
Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a déclaré que Patriat avait consacré sa vie à l'intérêt général tout en défendant ses convictions avec indépendance et franchise. Le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a qualifié Patriat d'ami disparu, tandis que le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, a noté que la carrière nationale de Patriat ne l'avait jamais séparé de la Bourgogne. Le groupe centriste au Sénat a séparément rendu hommage à un chef de groupe parlementaire énergique et à un élu de terrain engagé. Patriat laisse derrière lui son épouse et deux enfants.

