
Blake Lively obtient le remboursement de ses frais de justice dans le litige avec Justin Baldoni, mais pas de dommages et intérêts
Un juge fédéral a statué vendredi que Blake Lively peut récupérer ses frais de justice auprès de Justin Baldoni après le rejet de sa plainte en diffamation, mais elle n'a pas droit à des dommages triples ou punitifs.
Le déroulement du procès
Lively a poursuivi Baldoni en décembre 2024, l'accusant de harcèlement sexuel pendant le tournage de « It Ends With Us » et d'une campagne de diffamation vengeresse. Baldoni, qui a réalisé et co-joué dans le film, a nié les accusations et a contre-attaqué, accusant Lively et son mari Ryan Reynolds de diffamation et d'extorsion. Ses accusations de diffamation de 400 millions de dollars ont été rejetées par le tribunal l'année dernière.
Le règlement et la loi californienne
En mai 2026, juste avant le début du procès, les deux parties ont trouvé un accord. Lively n'a reçu aucun argent mais a conservé le droit de demander des frais de justice et éventuellement des dommages et intérêts en vertu d'une loi californienne. Cette loi, l'article 47.1 du Code civil, vise à protéger les victimes de harcèlement sexuel contre les poursuites en représailles.
La décision du juge
Vendredi, le juge de district américain Lewis Liman a rendu une ordonnance de 47 pages dans laquelle il a estimé que Lively a droit aux honoraires d'avocat et aux frais parce que la plainte en diffamation de Baldoni a été rejetée et qu'il n'y avait aucune preuve de malveillance.
En fin de compte, et en prenant du recul, la politique que l'article 47.1 réalise est bien plus simple que l'analyse que son application exige : la loi garantit que si un plaignant invoque la loi californienne pour intenter une action en diffamation contre un défendeur pour des déclarations concernant une agression sexuelle, un harcèlement ou une discrimination, et que le défendeur réussit à faire rejeter la plainte, le plaignant doit payer les frais de justice et les dépens du défendeur, à moins qu'il ne s'avère que les déclarations ont été faites avec malveillance.
Le juge a toutefois rejeté sa demande de dommages triples et punitifs, estimant qu'ils ne cadrent pas avec les « règles de procédure fédérales soigneusement élaborées ».
Réaction
L'équipe juridique de Blake Lively a salué la décision.
Blake Lively a gagné sa motion en vertu de l'article 47.1 du Code civil. La décision d'aujourd'hui montre clairement que Mme Lively a intenté son action de bonne foi, qu'il n'y avait aucune preuve qu'elle ait agi avec malveillance et qu'elle est la défenderesse qui prévaut en vertu de l'article 47.1.
Les représentants de Baldoni n'ont pas répondu aux demandes de commentaires.
Ce qui reste
L'ordonnance laisse ouverte la possibilité pour Lively de demander des dommages et intérêts par d'autres voies juridiques, comme un procès séparé ou une demande reconventionnelle. Pour l'instant, la décision clôt la phase de recouvrement des frais de ce litige très médiatisé.


