
Des frappes aériennes saoudiennes visent le Yémen après des tirs de missiles houthies qui ont blessé 73 personnes dans le sud du royaume
L’aviation saoudienne a lancé des dizaines de frappes dans cinq provinces yéménites après que les forces houthies ont tiré des missiles sur des villes du sud de l’Arabie saoudite, à la suite d’une précédente attaque qui a blessé 73 personnes et interrompu les activités de raffineries.
Intensification des frappes transfrontalières
L’aviation saoudienne a mené des dizaines de raids aériens au Yémen après des tirs de missiles et de drones rebelles contre le royaume. Mercredi, les autorités houthies yéménites ont signalé que l’aviation saoudienne avait effectué 54 frappes aériennes dans cinq provinces yéménites en l’espace de 12 heures, ciblant des sites dans Al-Jawf, Marib, Taiz, Hodeida et Saada. Jeudi matin, des responsables militaires houthies ont fait état d’environ 40 nouvelles frappes aériennes saoudiennes sur le territoire yéménite.
Au cours des 12 dernières heures, l’aviation saoudienne a mené 54 frappes aériennes et ciblé les provinces d’Al-Jawf, Marib, Taiz, Hodeida et Saada.
Le gouvernement saoudien n’a pas immédiatement commenté le nombre de frappes signalé. Cependant, des responsables à Riyad ont réaffirmé mardi le droit légitime du royaume à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté nationale.
Tirs de missiles sur le territoire saoudien du sud
Les opérations aériennes saoudiennes ont suivi une vaste attaque houthie mardi qui a blessé 73 personnes dans toute l’Arabie saoudite et forcé la suspension temporaire de plusieurs installations pétrolières. Les forces rebelles ont poursuivi leur campagne transfrontalière mercredi soir, ciblant les infrastructures et les centres urbains du sud de l’Arabie saoudite avec des salves de missiles balistiques et de drones. Une alerte à l’attaque a été brièvement émise à Khamis Mushait, une zone proche de la frontière yéménite qui avait déjà été frappée la veille.
Ce mercredi 9 septembre 2026, la milice a lancé plusieurs missiles balistiques et drones vers les villes de Khamis Mushait, Abha et Jizan.
Le porte-parole de la coalition, Turki Al-Maliki, a annoncé que des projectiles étaient dirigés vers Khamis Mushait, Abha et Jizan, sans faire état de victimes lors des frappes de mercredi. Les perturbations causées par ces échanges ont contribué à une tension accrue sur les marchés de l’énergie, le prix du pétrole s’approchant de 100 dollars le baril sous la pression des attaques.
Zones de combat stratégiques autour de Hodeida et Bab el-Mandeb
Les engagements terrestres et aériens se sont concentrés sur les infrastructures critiques et les voies navigables clés de la région. Selon l’Institute for the Study of War, la ville portuaire de Hodeida, tenue par les Houthies, pourrait représenter l’objectif ultime des troupes gouvernementales yéménites soutenues par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. L’institut a indiqué que Hodeida est essentielle pour acheminer des biens civils et des fournitures militaires aux forces houthies, et sa perte constituerait un revers opérationnel sévère.
- Les hostilités reprennent après l’atterrissage d’un avion iranien au Yémen et une frappe aérienne sur l’aéroport
- Les forces houthies lancent une offensive vers le détroit de Bab el-Mandeb, faisant plus de 500 morts
- Des frappes houthies blessent 73 personnes en Arabie saoudite et paralysent temporairement des installations pétrolières
- L’aviation saoudienne mène 54 frappes tandis que les Houthies tirent des missiles sur des villes du sud de l’Arabie saoudite
- Les Houthies signalent environ 40 frappes aériennes saoudiennes supplémentaires sur le territoire yéménite
Dans le même temps, les forces houthies ont lancé une vaste offensive terrestre pour pousser vers le territoire bordant le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Cette voie maritime relie les routes commerciales asiatiques à l’Europe via la mer Rouge et le canal de Suez. Son importance commerciale s’est accrue après que des actions iraniennes ont fermé le détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique. Depuis le lancement de l’offensive houthie le jeudi 3 septembre 2026, les affrontements ont fait plus de 500 morts au Yémen, principalement parmi les combattants des deux camps.
Rupture de la trêve après 2022
La vague actuelle de combats fait suite à l’effondrement d’une trêve relative qui avait maintenu le conflit en échec depuis 2022. Entre 2014 et 2022, la guerre entre les rebelles houthies et les forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite a tué des centaines de milliers de personnes, plongeant le Yémen, la nation la plus pauvre de la péninsule arabique, dans une grave détresse humanitaire.
Les hostilités ont repris en juillet 2026 lorsque les autorités houthies ont contesté les contrôles de l’espace aérien saoudien sur le Yémen en autorisant un avion iranien à atterrir. Le gouvernement yéménite internationalement reconnu a répondu en frappant l’aéroport, une attaque que les dirigeants houthies ont attribuée à la coalition saoudienne. Les forces houthies ont ensuite élargi leurs assauts contre les zones contrôlées par le gouvernement et les sites militaires, culminant par des frappes transfrontalières directes contre les villes saoudiennes.


