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Le Japon perquisitionne six géants de la crème glacée, soupçonnés d'entente sur les prix alors qu'une chaleur record se profile
La Commission japonaise du commerce équitable a perquisitionné mardi les bureaux de Meiji, Lotte, Glico et trois autres poids lourds des desserts surgelés, les soupçonnant de s'être coordonnés pendant des années pour augmenter leurs prix de détail au-delà de la hausse des coûts des matières premières.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, eldiario.es, The New York Times et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La Commission du commerce équitable du Japon a perquisitionné le 16 juin le siège d'Akagi Nyugyo, d'Ezaki Glico, de Lotte, de Meiji, de Morinaga Milk Industry et de Morinaga & Co.
Les dirigeants sont accusés d'avoir utilisé des réunions et des courriels pour aligner le calendrier et l'ampleur des hausses des prix de détail, selon Kyodo News et NHK.
NHK a montré que les prix d'une crème glacée Meiji et d'un paquet de six Morinaga Milk ont augmenté en tandem à quatre reprises entre mi-2022 et septembre 2025.
Le marché de la crème glacée a atteint 663 milliards de yens (4 milliards de dollars) au cours de l'exercice 2025, porté par l'été le plus chaud jamais enregistré au Japon et le nouveau label « kokushobi » pour les journées à plus de 40 °C.
Les perquisitions
Des agents antitrust sont entrés mardi au siège de six fabricants de crème glacée pour y chercher des preuves d'une entente sur les prix. Les entreprises visées sont Akagi Nyugyo, Ezaki Glico, Lotte, Meiji, Morinaga Milk Industry et Morinaga & Co. La Commission japonaise du commerce équitable (JFTC) n'a pas publié de déclaration officielle, mais les six sociétés ont confirmé les inspections et déclaré qu'elles coopéreraient.
Soupçons de coordination
Les enquêteurs soupçonnent des hauts dirigeants d'avoir tenu des réunions et échangé des courriels pour aligner le calendrier et l'ampleur des augmentations des prix de détail de desserts surgelés populaires. La télévision publique japonaise NHK, citant des sources anonymes, a rapporté que les entreprises avaient augmenté leurs prix à plusieurs reprises de 5 à 10 % au fil des ans. NHK a également diffusé un graphique montrant que le prix d'une crème glacée Meiji et d'un paquet de six chocolats Morinaga Milk avaient augmenté parallèlement à quatre reprises entre juin 2022 et septembre 2025.
Un marché en plein essor sous surveillance
Le marché japonais de la crème glacée et des snacks surgelés a atteint un record de 663 milliards de yens (environ 4 milliards de dollars) au cours de l'exercice clos en mars 2026, soit une hausse d'environ 3 % par rapport à 2024, selon l'Association japonaise de la crème glacée. La flambée des températures estivales a stimulé la demande : 2025 a été l'été le plus chaud depuis le début des relevés, et cette année, le pays a introduit le terme « kokushobi » pour désigner les jours atteignant 40 °C ou plus. Les entreprises sont soupçonnées d'avoir exploité l'inflation des prix alimentaires pour imposer des hausses que les seuls coûts des matières premières n'auraient pas justifiées.
Réactions des entreprises
Meiji, fabricant des snacks Hello Panda, a déclaré prendre l'inspection « très au sérieux » et coopérer pleinement. Glico, connu pour les Pocky, a promis de « répondre de bonne foi à l'enquête de la Commission du commerce équitable ». Morinaga Milk Industry a publié une déclaration similaire sur son site web. Akagi, qui s'était déjà excusée sur son site pour avoir augmenté le prix de sa barre GariGarikun Soda, n'a pas fait d'autre commentaire au-delà de la confirmation de la perquisition.
Colère publique et mesures répressives
La hausse des prix suscite un mécontentement populaire au Japon, qui connaît une inflation pour la première fois depuis des décennies. La Banque du Japon a relevé ses taux d'intérêt cette semaine, rejoignant d'autres banques centrales dans leur réponse aux pressions sur les prix liées à l'énergie. Tetsuji Yokote, directeur du bureau d'enquête de la JFTC, a déclaré que la commission émet généralement des ordonnances de cessation et d'abstention à l'encontre des membres d'un cartel et exige qu'ils versent des pénalités au Trésor public.
« Chaque entreprise doit porter son propre jugement et prendre ses propres décisions, plutôt que d'augmenter tous les prix ensemble. »
Il s'agit de la première enquête de la JFTC sur un présumé cartel des prix dans le secteur de la crème glacée, selon des sources proches du dossier.
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Sources et contexte
- Tetsuji Yokote
- Directeur du bureau d'enquête de la Commission japonaise du commerce équitable
- Lieux
- Tokyo
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