
Les procureurs italiens abandonnent l'affaire de fraude sportive contre l'ancien chef des arbitres Gianluca Rocchi après deux ans d'enquête
Le parquet de Milan demande le classement sans suite des accusations de fraude sportive contre l'ancien désignateur des arbitres Gianluca Rocchi, faute de preuves d'un système structuré de trucage de matches. L'Inter Milan, brièvement visé par l'enquête, est également blanchi.
Enquête classée après deux ans
Le procureur de Milan Maurizio Ascione a signé le 14 juillet une demande de classement sans suite de l'affaire de fraude sportive visant Gianluca Rocchi, l'ancien désignateur des arbitres de Serie A et Serie B. La décision, annoncée le lendemain, met fin à près de deux ans d'enquête pénale sur d'éventuelles manipulations des désignations arbitrales par Rocchi au profit de clubs, notamment l'Inter Milan. Dans la demande, les procureurs ont indiqué n'avoir « pas identifié de système structuré visant à interférer avec les nominations », tout en reconnaissant des « épisodes individuels d'ingérence ». L'affaire contre l'Inter, brièvement inscrite au titre de la responsabilité pénale des personnes morales, a également été classée quelques heures après son ouverture.
Aucune preuve d'un système structuré visant à interférer avec les nominations.
Rocchi, ancien arbitre FIFA, s'est suspendu lui-même en avril, déclarant être convaincu de « s'en sortir indemne ». Son avocat Antonio D'Avirro a exprimé son soulagement tout en notant le coût pour son client : « Je lui ai parlé et il est très content ; nous allons maintenant réfléchir aux prochaines étapes. Je le rencontrerai demain pour discuter de l'affaire en détail. »
Les allégations et le lien avec l'Inter Milan
Les enquêteurs avaient examiné quatre matches, dont la rencontre de Serie A entre le Torino et l'Inter lors de la saison récemment achevée, soupçonnant Rocchi d'avoir choisi des officiels favorisés par les Nerazzurri. L'agence de presse italienne ANSA a rapporté que les procureurs pensaient initialement que Rocchi agissait « en compétition avec des représentants non divulgués de l'Inter » qui auraient utilisé des relations privilégiées avec le président de la FIGC Gabriele Gravina (qui n'a pas été inquiété). Cependant, après deux ans de travail, les procureurs n'ont trouvé aucun acte criminel, et aucune infraction préalable de fraude sportive n'a été établie pour engager la responsabilité de l'Inter.
Laissez la procédure judiciaire suivre son cours normal, dont je suis certain de sortir indemne.
Rocchi a démissionné de son poste de désignateur en avril et a été remplacé d'abord par Dino Tommasi, puis par l'ancien arbitre de haut niveau Daniele Orsato. L'Inter, qui a terminé à un point du champion de Serie A, le Napoli, cette saison-là, n'a été impliqué dans aucun acte criminel, ont confirmé des sources judiciaires.
L'incident des coups à la porte VAR à Lissone
Un volet distinct de l'enquête concerne des événements survenus lors de la victoire 1-0 de l'Udinese sur Parme le 1er mars 2025. Rocchi est accusé d'avoir frappé à la porte de la salle des opérations VAR à Lissone et d'avoir fait pression sur l'assistant vidéo pour qu'il recommande un réexamen sur le terrain pour une main. L'arbitre, qui avait initialement décidé de ne pas accorder de penalty, a changé d'avis, et Florian Thauvin a converti le penalty qui a donné le seul but du match. Les images vidéo de la salle montrent un officiel se tournant vers le bruit et murmurant « c'est un penalty » après les coups. Ce chapitre a été transféré au parquet de Monza, car le centre VAR relève de leur compétence territoriale.
Je ne vois pas en quoi ces « coups » pourraient constituer une fraude sportive ; ils visaient à corriger une grave erreur commise par l'arbitre, certainement pas à modifier le résultat du match. D'un point de vue juridique, je ne vois pas comment on pourrait établir une affaire de fraude sportive.
- Rocchi aurait frappé à la porte de la salle VAR lors du match Udinese-Parme ; l'arbitre accorde un penalty après révision.
- Rocchi se suspend de son poste de désignateur des arbitres de Serie A/B après l'annonce de l'enquête pénale.
- Le procureur Maurizio Ascione signe la demande de classement après des réunions avec les procureurs principaux.
- Le parquet de Milan demande formellement le classement de l'affaire contre Rocchi et l'Inter.
La suite
Bien que l'affaire pénale soit classée, les procureurs de Milan ont transmis l'ensemble du dossier aux instances de justice sportive italiennes, notamment le procureur de la FIGC et le parquet général du Comité olympique italien (CONI). Ces organismes examineront désormais si les faits, bien que non criminels, peuvent encore enfreindre les règlements sportifs et justifier des sanctions disciplinaires. La demande de classement pour Rocchi sera examinée par la juge Giulia Marozzi lors d'une audience dans les mois à venir. Parallèlement, les enquêtes liées à la VAR impliquant d'autres officiels (Luigi Nasca, Rodolfo Di Vuolo et Daniele Paterna) se poursuivent à Monza et Milan.


