
Des ossements retrouvés après que Cédric Jubillar a avoué le meurtre de sa femme et guidé les enquêteurs vers le lieu d'inhumation dans le sud de la France
La découverte dans le Tarn fait suite à ses aveux du meurtre de Delphine Aussaguel après cinq ans de déni, à quelques semaines de son procès en appel.
Le chemin vers les aveux
Cédric Jubillar, peintre-plaquiste de 38 ans, avait toujours clamé son innocence depuis la disparition de sa femme Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans et mère de leurs deux enfants, de leur domicile de Cagnac-les-Mines en décembre 2020. Elle s'apprêtait à le quitter pour un autre homme. En octobre 2025, la cour d'assises du Tarn l'a reconnu coupable de son meurtre et l'a condamné à 30 ans de prison. Jubillar a immédiatement fait appel, un nouveau procès devant s'ouvrir le 21 septembre 2026 devant la cour d'assises de la Haute-Garonne.
Le 6 juillet 2026, ses avocats ont révélé une lettre dans laquelle Jubillar reconnaissait sa « responsabilité » dans la mort de son épouse et se déclarait prêt à collaborer avec la justice. La cour d'appel de Toulouse a indiqué n'avoir eu connaissance de cette lettre que par la presse, et non directement par la défense. Jubillar a ensuite été convoqué et, le 15 juillet, a comparu devant un juge d'instruction. Il a formellement avoué et proposé de guider les enquêteurs jusqu'au lieu d'inhumation.
Cédric Jubillar a reconnu être responsable de la mort de Delphine Aussaguel et a indiqué qu'il pouvait guider les enquêteurs pour localiser le corps.
L'opération de recherche
Le matin du 16 juillet, une opération de grande envergure a été lancée dans le Tarn, près de Villeneuve-sur-Vère, à proximité de Cagnac-les-Mines où le couple vivait. Plus de 100 gendarmes ont été déployés, dont des équipes cynophiles spécialisées, ainsi que des engins de terrassement. Le périmètre a été sécurisé et la route RD600 fermée. Cédric Jubillar, accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, était présent sur les lieux. Les recherches ont été menées par la section de recherches de Toulouse et des techniciens d'identification criminelle sous l'autorité d'un juge désigné par le président de la cour d'assises de la Haute-Garonne.
Des ossements retrouvés
Lors des fouilles, des restes humains ont été découverts à l'endroit indiqué par Jubillar. Selon plusieurs médias français, dont BFMTV, RTL et France Info, les ossements font l'objet d'analyses médico-légales pour confirmer s'ils appartiennent à Delphine Aussaguel. Aucune identification formelle n'a été rendue publique. Ces restes constituent la première preuve matérielle dans une affaire qui, jusqu'à présent, reposait largement sur des preuves indirectes.
Implications juridiques
Les aveux et la découverte des restes interviennent un peu plus de deux mois avant le début prévu du procès en appel de Jubillar. Ses avocats avaient auparavant suggéré que la date du procès pourrait être impossible à tenir compte tenu des nouveaux développements. La cour d'appel ne s'est pas encore prononcée sur le calendrier. Le parquet général de Toulouse a indiqué que l'enquête judiciaire supplémentaire ordonnée après la lettre se poursuivrait.
- Delphine Aussaguel disparaît du domicile conjugal à Cagnac-les-Mines.
- Cédric Jubillar est reconnu coupable et condamné à 30 ans de prison par la cour d'assises du Tarn.
- Les avocats de Jubillar révèlent une lettre dans laquelle il reconnaît sa responsabilité dans la mort.
- Jubillar avoue formellement devant un juge d'instruction et propose de guider les recherches.
- Des ossements sont découverts lors d'une opération de recherche près de Cagnac-les-Mines ; les analyses commencent.


