
Le tribunal de Hambourg condamne des membres de l'extrême droite 'Letzte Verteidigungswelle' à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison
Un tribunal de Hambourg a condamné huit jeunes membres du groupe d'extrême droite 'Letzte Verteidigungswelle' pour une série d'attaques violentes visant des migrants et des cibles de gauche. Sept ont reçu des peines de prison pour mineurs allant jusqu'à cinq ans et un une peine de 18 mois avec sursis.
Le Hanseatische Oberlandesgericht de Hambourg a prononcé mercredi des peines de prison contre huit membres et sympathisants du groupe extrémiste d'extrême droite 'Letzte Verteidigungswelle' (Dernière Vague de Défense). Sept ont reçu des peines d'emprisonnement en vertu du droit pénal des mineurs, allant de deux ans et quatre mois à cinq ans ; le huitième a reçu une peine avec sursis d'un an et demi. Trois ont également été reconnus coupables d'avoir agi comme meneurs. Les condamnations portent sur une tentative de meurtre, une conspiration en vue de commettre un meurtre, un incendie criminel, des coups et blessures dangereux et l'appartenance à une organisation terroriste.
Les accusés
Les huit personnes condamnées étaient des jeunes ou de jeunes adultes au moment de leurs crimes, âgés de 14 à 21 ans. En raison de leur jeunesse, le procès s'est déroulé entièrement sans accès public après la première lecture de l'acte d'accusation en mars 2026.
Les activités du groupe
Selon le bureau du procureur fédéral, le groupe a planifié et exécuté des incendies criminels et des attaques à l'explosif visant des hébergements pour demandeurs d'asile et des installations de gauche. La 'Letzte Verteidigungswelle' visait à renverser l'ordre démocratique par des actes violents contre les migrants et les opposants politiques.
Les suspects étaient également accusés d'avoir fabriqué des bombes à partir de feux d'artifice et d'avoir commis des agressions physiques. De plus, des membres du groupe se seraient livrés à ce qu'on appelle la 'Pädo-Hunting', poursuivant des personnes qu'ils croyaient être des pédophiles.
Une situation évitée de justesse
Les attaques comprenaient un incendie criminel contre un centre culturel à Altdöbern, dans le Brandebourg, en octobre 2024, et une attaque pyrotechnique contre un refuge pour réfugiés à Schmölln, en Thuringe, en janvier 2025. Dans l'affaire d'Altdöbern, le couple exploitant et leur jeune fille, qui dormaient dans un bâtiment adjacent, n'ont échappé aux blessures que par hasard, et l'accusation de tentative de meurtre se rapporte directement à cet incident.
Condamnations
La peine la plus lourde était de cinq ans, imposée en vertu du droit pénal des mineurs, qui s'appliquait en raison de l'âge des accusés. Les condamnations reposaient sur l'appartenance à une organisation terroriste et la tentative de meurtre, trois accusés ayant également été reconnus comme meneurs.

