La cour d'appel de Boston bloque le décret de Trump sur le vote par correspondance dans 23 États avant les élections de mi-mandat de novembre
Un arrêt 2-1 de la Cour d'appel du premier circuit confirme une décision de première instance selon laquelle le décret présidentiel de mars est inconstitutionnel, alors que les élections de mi-mandat de novembre approchent.
Ce qu'a décidé la cour
Une cour d'appel fédérale à Boston a refusé de lever une injonction préliminaire bloquant le décret du président Donald Trump sur le vote par correspondance, laissant le décret gelé dans 23 États. Le panel de trois juges a voté 2-1 le 25 juillet, rejetant l'argument du ministère de la Justice selon lequel une action en justice contestant le décret était prématurée car les agences n'avaient pas encore finalisé les mesures. Les juges ont déclaré que le décret fixe des délais clairs et rapidement approchants que les États doivent respecter, ne laissant aux États poursuivants d'autre choix que de réagir maintenant.
La décision confirme une décision de première instance de fin juin qui a jugé des parties majeures du décret inconstitutionnelles. Le ministère de la Justice avait averti avant la décision qu'il pourrait faire appel d'une décision défavorable à la Cour suprême des États-Unis.
Le décret de Trump
Trump a signé le décret en mars 2026, ordonnant au ministère de la Sécurité intérieure de compiler des listes d'électeurs éligibles à travers le pays. Il exigeait également que le Service postal des États-Unis ne remette les bulletins de vote par correspondance qu'aux électeurs dont les noms figurent sur les listes approuvées par les États. Le président a insisté pendant des années sur le fait que sa perte de l'élection de 2020 face à Joe Biden était le résultat d'une fraude électorale massive, des allégations rejetées par les tribunaux et les examens électoraux.
Les critiques ont déclaré que le décret visait à étendre le contrôle fédéral sur un système de vote traditionnellement administré par les États. Aux États-Unis, chacun des 50 États organise ses propres élections.
Raisonnement constitutionnel de la juridiction inférieure
Le juge de district qui a d'abord bloqué le décret a statué que le président n'a pas l'autorité de donner de telles instructions. Le juge a déclaré que le président ne peut pas intimider les responsables électoraux locaux avec la menace de poursuites pénales. La cour d'appel a maintenu ce raisonnement.
Vote par correspondance et élections de mi-mandat
Il n'existe aucune preuve que le vote par correspondance soit moins sûr que le vote en personne. Cette pratique est courante dans des pays comme l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Canada. Les organisations de défense de la démocratie affirment que le vote par correspondance permet à des millions d'Américains de voter, y compris ceux qui ne peuvent pas quitter leur domicile en raison d'un handicap.
La bataille juridique survient alors que les élections de mi-mandat de novembre 2026 approchent. Les règles d'accès aux urnes en place détermineront comment des dizaines de millions de personnes voteront.
- Le président Trump signe un décret renforçant les règles de vote par correspondance.
- Un juge de district juge des parties majeures du décret inconstitutionnelles, bloque la mise en œuvre.
- La Cour d'appel du premier circuit maintient le blocage par un vote 2-1, rejetant la demande du ministère de la Justice de lever l'injonction.
- Les élections de mi-mandat américaines ont lieu.
La suite
Le ministère de la Justice a précédemment indiqué qu'il pourrait demander à la Cour suprême des États-Unis d'intervenir. Pour l'instant, le décret reste bloqué dans les 23 États couverts par l'injonction.

