Une cour d'appel américaine suspend le décret de Trump sur le vote par correspondance, avertissant qu'il « provoquerait le chaos » avant les élections de mi-mandat
La Cour d'appel du premier circuit a confirmé samedi une décision de première instance qui annulait des dispositions clés du décret du président Donald Trump limitant le vote par correspondance, estimant que ces mesures priveraient les électeurs de leurs droits.
La décision
Un panel de trois juges de la Cour d'appel du premier circuit a confirmé une décision de juin d'un tribunal fédéral du Massachusetts qui déclarait les dispositions centrales du décret de Trump de mars 2026 sur le vote par correspondance « illégales, nulles et non avenues ». Les juges ont écrit que le décret « ordonne un niveau d'implication sans précédent des responsables fédéraux dans la manière dont les États organisent les élections ». Ils ont ajouté que s'il entrait en vigueur avant les élections législatives spéciales, il « provoquerait le chaos et menacerait de priver de nombreux électeurs éligibles de leurs droits ».
Le décret provoquerait le chaos et menacerait de priver de nombreux électeurs éligibles de leurs droits.
L'un des trois juges, Joshua D. Dunlap, a partiellement approuvé l'avis majoritaire mais a rédigé une opinion séparée notant que l'affaire avait un « caractère inhabituel », bien que le décret lui-même « menace de nuire au processus électoral légal ».
L'affaire a un caractère inhabituel, bien que le décret lui-même menace de nuire au processus électoral légal.
Le décret et ses dispositions
Le décret présidentiel, publié en mars 2026, exigeait que le ministère de la Sécurité intérieure établisse des listes au niveau des États pour vérifier l'éligibilité des électeurs et impliquait le service postal fédéral dans la confirmation des données électorales. Le service postal a ensuite publié des projets de règles alignés sur de nombreuses exigences de l'administration.
Contestation judiciaire
Plus de 20 procureurs généraux d'États démocrates ont intenté une action en justice pour bloquer le décret, arguant qu'il outrepassait l'autorité exécutive. La Constitution confie le pouvoir d'organiser les élections aux États et au Congrès, et non au pouvoir exécutif. Trump mène depuis longtemps une campagne contre le vote par correspondance par le biais de décrets et de propositions législatives, affirmant que le vote postal permet la fraude électorale.
Prochaines étapes
Les avocats de Trump ont indiqué qu'ils pourraient faire appel de la décision de la cour d'appel devant la Cour suprême des États-Unis. Le litige sous-jacent se poursuivra pendant que l'administration examine ses options avant le prochain cycle électoral législatif.
- Trump publie un décret limitant le vote par correspondance, ordonnant l'implication du DHS et de l'USPS dans la vérification des électeurs.
- Un tribunal fédéral du Massachusetts déclare les dispositions clés illégales, nulles et non avenues.
- La Cour d'appel du premier circuit confirme la décision de première instance, estimant que le décret provoquerait le chaos et priverait les électeurs de leurs droits.
- Les avocats de Trump envisagent de demander à la Cour suprême de se saisir de l'affaire.

