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Diplomatie·-3 h

Les États-Unis et l'Iran entament des négociations de paix en Suisse alors que Téhéran menace de fermer le détroit d'Ormuz

Des délégations des États-Unis et de l'Iran se sont réunies dimanche à Bürgenstock, en Suisse, pour entamer 60 jours de négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le vice-président JD Vance devrait rejoindre les envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner. Le Premier ministre pakistanais et le chef de l'armée participent également en tant que médiateurs, tandis que Téhéran a prévenu que le processus est menacé par la poursuite des frappes israéliennes au Liban.

Arrivée à Bürgenstock

La délégation iranienne, dirigée par le président du Parlement et négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, est arrivée en Suisse samedi soir, a confirmé le ministère suisse des Affaires étrangères. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnasser Hemmati faisaient également partie du voyage, aux côtés de hauts responsables de la sécurité, de la banque centrale et du secteur pétrolier. Du côté américain, le vice-président JD Vance a quitté Washington cette nuit-là, tandis que les envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner avaient déjà passé plusieurs heures en Suisse samedi à préparer les travaux techniques.

Le mémorandum et le délai de 60 jours

Les deux parties ont signé mercredi un mémorandum d'accord prévoyant une fenêtre de négociation de 60 jours pour parvenir à un accord définitif. Le programme nucléaire est la question centrale, et l'accord exige un cessez-le-feu sur tous les fronts sans exception, y compris au Liban. Les discussions techniques prévues vendredi ont été reportées après une escalade des combats entre Israël et la milice du Hezbollah soutenue par l'Iran. Dimanche, les représentants des deux pays devaient entamer des discussions formelles avec le Qatar et le Pakistan agissant comme médiateurs.

Cheminement vers les négociations
  1. Les États-Unis et l'Iran signent un mémorandum d'accord, définissant une période de négociation de 60 jours et un cessez-le-feu sur tous les fronts.
  2. Les négociations initialement prévues sont reportées en raison de l'escalade des combats entre Israël et le Hezbollah au Liban.
  3. La délégation iranienne arrive en Suisse ; l'Iran annonce la fermeture du détroit d'Ormuz en représailles aux frappes israéliennes.
  4. Les discussions techniques commencent à Bürgenstock avec des médiateurs du Pakistan et du Qatar ; le vice-président américain JD Vance devrait arriver.

Tensions autour du Liban et d'Ormuz

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a prévenu samedi que l'accord serait compromis si les engagements n'étaient pas mis en œuvre rapidement.

L'autre partie doit prendre les mesures nécessaires dès que possible, sinon l'ensemble du protocole d'accord sera mis en péril.

La République islamique a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz en représailles aux frappes israéliennes au Liban ces derniers jours, affirmant que d'autres mesures pourraient suivre pour contraindre l'ennemi à respecter le mémorandum. Donald Trump a répondu en menaçant que Washington imposerait des péages sur le détroit si les négociations échouaient.

Médiateurs à la table

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le chef de l'armée, le général Syed Asim Munir, se rendaient également en Suisse pour participer aux discussions techniques, a annoncé le gouvernement pakistanais samedi. Islamabad a servi d'intermédiaire clé depuis la première déclaration de cessez-le-feu, et des représentants qataris étaient également présents, selon des déclarations des ministères des Affaires étrangères pakistanais et iraniens. Les discussions à Bürgenstock étaient conçues pour passer de la mise en œuvre du cessez-le-feu à une fin permanente du conflit au Moyen-Orient.

L'optimisme prudent de Vance

S'exprimant sur Fox News avant son départ, Vance a déclaré qu'il était confiant que la trêve pourrait tenir et qu'il ne resterait en Suisse qu'un jour ou deux.

Je suis très confiant que nous pouvons maintenir le cessez-le-feu. Nous allons donner une chance à cette négociation.

Il a ajouté qu'il n'avait aucune indication que le détroit d'Ormuz avait effectivement été fermé. Witkoff et Kushner, a-t-il dit, avaient déjà passé quelques heures en Suisse à travailler sur des éléments techniques des pourparlers.

Bürgenstock

4 sources

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