
Les candidats sociaux-démocrates français tiennent leur dernier débat télévisé avant le vote de la primaire
Cinq prétendants sociaux-démocrates français se retrouvent sur BFMTV pour un débat de 2 heures et 45 minutes dimanche soir, avant l'ouverture du vote de la primaire le 9 octobre.
Dernier débat avant le vote de la primaire
Cinq candidats de la primaire sociale-démocrate française se retrouveront dimanche 4 octobre 2026 pour un dernier débat télévisé diffusé sur BFMTV à 20h45. L'émission de 2 heures et 45 minutes réunit le député européen de Place publique Raphaël Glucksmann, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal, le député PS Jérôme Guedj et le député de Gauche républicaine et socialiste Emmanuel Maurel. Cette rencontre constitue leur troisième débat commun, après des émissions sur LCI et France 2. Glucksmann arrive en studio en favori, crédité de 10 % à 12 % dans les intentions de vote à la présidentielle. L'émission offre aux prétendants leur dernière tribune commune avant le premier tour du vote des 9 et 10 octobre 2026.
- Dernier débat télévisé sur BFMTV
- Ouverture du premier tour du vote de la primaire
- Clôture du premier tour du vote de la primaire
Désaccords sur l'alliance avec la gauche radicale
La principale ligne de fracture entre les candidats porte sur les futures alliances électorales avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise aux législatives qui suivront la présidentielle de 2027. Glucksmann et Guedj rejettent toute plateforme commune, estimant que Mélenchon fait peur aux électeurs et qu'une alliance avec la gauche radicale mènera à la défaite face à l'extrême droite.
Il faut être clair et net et le dire maintenant : il n'y aura pas d'alliance avec LFI à la présidentielle et il n'y en aura pas non plus aux législatives.
En réponse, Faure défend les coalitions électorales formées en 2022 sous la Nupes et en 2024 sous le Nouveau Front populaire, qui ont permis au parti de retrouver des sièges parlementaires après être passé de 331 au début du quinquennat de François Hollande à 30 en 2017. Royal et Maurel soutiennent la position de Faure sur l'unité de la gauche, tandis que Faure affirme que la défaite de l'extrême droite doit primer sur les querelles de chapelle.
Arrêtez cette obsession de LFI et occupez-vous de l'extrême droite qui, pour la première fois depuis Vichy, peut gagner.
- 2012
- 331 sièges
- 2017
- 30 sièges
- 2022
- 31 sièges
- 2024
- 62 sièges
Propositions économiques et politique internationale
La stratégie économique révèle de nettes divergences idéologiques entre les deux principaux candidats. Glucksmann propose de baisser la contribution sociale généralisée (CSG) pour réduire l'écart entre salaire brut et salaire net, en finançant cette baisse par une taxe sur les successions supérieures à deux millions d'euros. Faure et Royal rejettent cette proposition jugée libérale, soutenant que les hausses de salaires doivent être payées par les employeurs et non financées par des recettes publiques. Sur la politique étrangère, les candidats sont divisés sur la guerre entre Israël et le Hamas, notamment sur l'usage du terme génocide pour les opérations militaires israéliennes à Gaza. Les cinq prétendants divergent aussi sur les méthodes diplomatiques pour mettre fin à la guerre entre Moscou et Kyiv.
Tensions sociales et propositions de coalition
Le débat abordera la vague de blocages de lycées en cours à travers la France, entamée la semaine dernière. Les discussions porteront aussi sur l'ouverture faite samedi par Gabriel Attal, qui a invité la gauche sociale-démocrate à rejoindre une large coalition avec la droite républicaine avant la présidentielle. Les candidats devront en outre réagir à une vidéo diffusée samedi montrant Glucksmann critiquer vivement Mélenchon et Royal. Faure soutient que Glucksmann s'est entouré de personnalités liées à l'administration d'Emmanuel Macron, tout en se présentant comme le seul candidat capable d'unir la gauche au sens large. Les prétendants adresseront leurs derniers appels aux électeurs de gauche avant le vote des 9 et 10 octobre 2026.


