Gouvernement · Bucarest

Le Tribunal de Bucarest rejette l'appel du maire Ciprian Ciucu, le contrôle judiciaire maintenu dans l'affaire de corruption

Le Tribunal de Bucarest a rejeté mercredi l'appel du maire général Ciprian Ciucu contre le contrôle judiciaire de 60 jours imposé par les procureurs anticorruption dans le cadre d'une enquête pour corruption liée à la campagne électorale de 2025.

Texte IA fondé sur les articles de RFI, Libertatea, Ziare.com et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Bucarest · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. 19 juinCiucu dépose un appel contre la mesure de contrôle judiciaire.
  2. 21 juinLors du congrès du PNL, Ciucu affirme être la cible d'une « opération spéciale » ; le président du parti, Ilie Bolojan, exprime sa pleine confiance.
  3. 24 juinLe Tribunal de Bucarest rejette l'appel ; le contrôle judiciaire reste en vigueur.

Décision du tribunal

Le Tribunal de Bucarest a rejeté le 24 juin 2026 l'appel déposé par le maire général Ciprian Ciucu contre la mesure préventive de contrôle judiciaire. La décision est définitive, ce qui signifie que Ciucu reste sous contrôle judiciaire pendant 60 jours à compter du 18 juin, date à laquelle les procureurs de la Direction nationale anticorruption (DNA) ont initialement ordonné la mesure. Le juge Cosmin Sterea Grossu, président du tribunal, a confirmé que l'appel a été rejeté comme non fondé et qu'une demande subsidiaire visant à modifier les obligations liées au contrôle judiciaire a également été refusée.

Devant le palais de justice, Ciucu a refusé de répondre aux questions des journalistes.

« Laissez-moi un instant... pour l'instant, je me sens un peu attaqué. »

Ciprian Ciucu, maire général de Bucarest

Les accusations

Les procureurs de la DNA allèguent qu'entre novembre et décembre 2025, pendant la campagne électorale municipale, Ciucu a reçu des avantages indus (publicité électorale et services de conseil) de deux hommes d'affaires, identifiés comme M.N.K.A. et M.M., en échange de la délivrance d'un permis de construire et d'un certificat d'urbanisme pour un projet immobilier dans le secteur 6 de Bucarest, où Ciucu était maire à l'époque. Un troisième homme d'affaires, S.I., est accusé d'avoir facilité l'échange. Les trois hommes d'affaires ont également été placés sous contrôle judiciaire le 18 juin.

« Ils disent, dans une dénonciation, que j'aurais su. J'en saurai plus une fois que j'aurai accès au dossier avec mes avocats. »

Ciprian Ciucu, maire général de Bucarest

Ciucu a nié les allégations. La journaliste Denise Rifai a également été interrogée et plus tard inculpée pour instigation et complicité de corruption dans la même affaire.

Soutien politique et défense de Ciucu

Lors du congrès du PNL le 21 juin, Ciucu a qualifié l'enquête d'« opération spéciale » visant le parti.

« Les mêmes personnes qui poussent aujourd'hui Adrian Veștea à former un gouvernement sont les mêmes qui ont préparé l'opération spéciale à laquelle je dois faire face. Et je donnerai des détails. En parlant d'Adrian Veștea, je pense qu'Adrian Veștea ne s'appartient pas. »

Ciprian Ciucu, maire général de Bucarest

Le président du PNL, Ilie Bolojan, a déclaré avoir pleine confiance en Ciucu et a estimé qu'il méritait la solidarité du parti. Le président Nicușor Dan, commentant séparément, a déclaré apprécier qu'il n'y ait pas eu de fuites dans la presse, notant : « Nous n'avons plus de transcriptions d'écoutes des dossiers. »

Chronologie de l'affaire

La DNA poursuit son enquête, et la mesure de contrôle judiciaire oblige Ciucu à se présenter à chaque convocation, à signaler tout changement d'adresse et à rester dans les limites territoriales fixées par le procureur sans autorisation préalable. Tout manquement pourrait entraîner une assignation à résidence ou une détention provisoire.

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