Gouvernement · Rome et Sabaudia

Conte s'affronte avec Meloni après son témoignage à l'enquête COVID, fait face à un rappel en septembre

L'ancien président du Conseil Giuseppe Conte a témoigné le 6 août devant la commission d'enquête italienne sur le COVID, présentant des documents sur l'achat de masques, puis a échangé des accusations sur les réseaux sociaux avec la présidente du Conseil Giorgia Meloni, tandis que les partis d'opposition se sont rangés à sa défense et que FdI a annoncé un rappel en septembre.

Texte IA fondé sur les articles de il Giornale.it, Il Messaggero, lastampa.it et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Photo : JosephDB, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 7 août, SabaudiaConte s'exprime lors de l'événement Dialoghi in corte sur son expérience de la pandémie
  2. 8 aoûtFilini (FdI) annonce que Conte sera rappelé en septembre et que Speranza sera convoqué
  3. 14 sept.Deuxième audition de Conte devant la commission d'enquête sur le COVID prévue

Le témoignage de Conte et la lettre anonyme

Giuseppe Conte, ancien président du Conseil et actuel chef du M5S, a témoigné devant la commission d'enquête parlementaire sur le COVID jeudi 6 août. Au cours de l'audition de plusieurs heures, il a sorti de la poche de sa veste une lettre anonyme concernant l'achat de masques par JC Electronics, une entreprise appartenant à Dario Bianchi, proche du parti Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni. Conte a déclaré avoir remis le document au parquet de Rome, affirmant qu'il prouverait des irrégularités. L'entreprise a répondu que le document avait déjà été examiné dans le cadre d'une procédure civile et a annoncé un procès en diffamation. Le document, vu par La Stampa, est un rapport de l'équipe juridique et logistique du commissaire daté du 14 avril 2022, indiquant que les masques déclarés comme importés de Chine ne correspondaient pas à ceux trouvés dans un entrepôt de Pomezia, avec une capacité de filtration inférieure à 89,75 %.

Le litige sur l'achat de masques

JC Electronics avait obtenu un contrat de protection civile pour 10 millions de masques à plus de 2 € pièce. La livraison a été bloquée après avoir été jugée non conforme aux normes pandémiques, et trois évaluations en laboratoire ont jugé les masques inadaptés et dangereux. Une action civile a suivi, le tribunal de première instance accordant à l'entreprise 200 millions d'euros de dommages et intérêts. Le gouvernement a alors choisi de transiger, payant 100 millions d'euros pour clore le litige. Conte a soutenu devant la commission qu'il y avait des motifs de poursuivre l'affaire civile en appel plutôt que de transiger, et a appelé à une enquête plus approfondie sur la transaction.

Échange sur les réseaux sociaux entre Conte et Meloni

L'audition a déclenché un échange public entre Conte et la présidente du Conseil Giorgia Meloni. Meloni a publié sur les réseaux sociaux le soir du 6 août, déclarant que la commission n'était pas un « peloton d'exécution » mais répondait au droit des Italiens de connaître la vérité sur la gestion de la pandémie. Le lendemain matin, Conte a répondu, demandant si Meloni avait cinq minutes pour répondre au sujet des chats Delmastro, quand Daniela Santanchè irait au tribunal, et si le centre-droit cesserait de protéger ses régions sur la gestion du COVID. Au soir du 7 août, le post de Meloni avait recueilli près de 64 000 mentions « J'aime » et celui de Conte environ 30 000, avec plus de 35 000 commentaires.

L'opposition se mobilise, FdI avance

Les partis d'opposition ont signé une note commune défendant Conte, affirmant qu'il avait rendu sa dignité à la politique et que la majorité utilisait la commission à des fins de propagande. La note a été signée par les chefs de groupe du PD, du M5S, d'AVS et d'IV au sein de la commission COVID. Le chef du groupe PD au Sénat, Francesco Boccia, a salué les auditions comme un moment charnière qui avait démantelé deux ans de propagande de droite. Carlo Calenda a adopté une position solitaire.

« La Commission est une tentative de vengeance indigne, mais Conte se confirme comme un pauvre populiste sans courage. »

Carlo Calenda, personnalité politique d'opposition

Francesco Filini, membre de la commission pour Fratelli d'Italia, a annoncé que Conte serait rappelé à partir de septembre et que l'ancien ministre de la Santé Roberto Speranza serait également convoqué. Filini a cité des questions non résolues, notamment le témoignage d'un homme d'affaires qui aurait versé 454 000 € à un ancien associé de Conte pour une consultation préliminaire. Alice Buonguerrieri de FdI a appelé Conte à renoncer à son immunité parlementaire après que JC Electronics a annoncé son procès. Une deuxième audition a été fixée au 14 septembre.

La réflexion personnelle de Conte

S'exprimant lors de l'événement Dialoghi in corte à Sabaudia le 7 août, Conte a évoqué les moments les plus difficiles de la pandémie en 2020.

« J'ai pensé : ici, si je suis infecté, je meurs aussi. Et nous n'avons pas dans notre système de remplaçant pour le président du Conseil, donc cela aurait été un problème institutionnel à ce moment-là. »

Giuseppe Conte, ancien président du Conseil italien et actuel chef du M5S

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Sources et contexte

Rome, Sabaudia · Italie

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