Gouvernement · Varsovie

Nawrocki soumet la taxe sur les superprofits pétroliers au Tribunal constitutionnel, Tusk qualifie la décision de « choquante »

Le président Karol Nawrocki a soumis la taxe gouvernementale sur les superprofits des entreprises pétrolières au Tribunal constitutionnel le 24 juillet 2026, empêchant son entrée en vigueur et déclenchant un échange amer avec le Premier ministre Donald Tusk et les ministres.

Texte IA fondé sur les articles de Do Rzeczy, FAKT24.pl, Business Insider et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Varsovie · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. 25 juil.Le Premier ministre Tusk qualifie la décision de « choquante » et accuse le président de bloquer des carburants moins chers.
  2. 25 juil.Szefernaker traite Tusk de « dilettante économique » et déclare que le président a protégé les consommateurs.
  3. 25 juil.Le ministre Berek soutient que la taxation rétroactive des bénéfices passés n'est pas inconstitutionnelle.

Décision

Vendredi 24 juillet, le président Karol Nawrocki a envoyé le projet de loi instaurant une taxe sur les bénéfices extraordinaires tirés de la vente de carburants liquides au Tribunal constitutionnel dans le cadre d'un contrôle préventif. Cette décision bloque l'entrée en vigueur de la loi jusqu'à ce que le tribunal se prononce. La taxe visait à capter les bénéfices excédentaires des entreprises pétrolières réalisés entre mars et décembre 2026, à un taux de 60 % de l'assiette imposable. Le Parlement avait adopté la loi, qui devait entrer en vigueur en août.

« La loi doit entrer en vigueur en août, mais la taxe couvrirait les revenus perçus à partir du début mars. Cela signifie une tentative de taxer une activité avec un effet rétroactif. »

Karol Nawrocki, président de la Pologne

Nawrocki a invoqué le principe « Lex retro non agit » (la loi ne rétroagit pas) et a déclaré qu'il ne pouvait pas signer une loi entachée de sérieux doutes constitutionnels. Il a également prévenu que le prélèvement de 60 % serait en fin de compte répercuté sur les consommateurs : clients des stations-service, agriculteurs, transporteurs, petites entreprises et ménages achetant de la nourriture.

Réaction du gouvernement

Le Premier ministre Donald Tusk a répondu samedi matin sur X, qualifiant la décision de choquante et accusant le président de bloquer des carburants moins chers. Le gouvernement prévoyait d'utiliser les 4 milliards de PLN (environ 920 millions d'euros) de recettes attendues pour financer un programme de bouclier tarifaire CPN dans les stations-service.

« Décision choquante du président Karol Nawrocki. Il a bloqué un projet de loi qui permettait de taxer les bénéfices gigantesques des compagnies pétrolières, grâce auquel des carburants moins chers auraient pu être financés dans nos stations (programme CPN). Souvenez-vous-en à la pompe. »

Donald Tusk, premier ministre de la Pologne

Le ministre des Finances et de l'Économie, Andrzej Domański, avait déjà réagi vendredi soir. Il a déclaré que le renvoi du président privait le budget de l'État de 4 milliards de PLN destinés à des protections contre les prix élevés des carburants et que Nawrocki s'était rangé du côté des compagnies pétrolières plutôt que des Polonais.

Contre-offensive présidentielle

Paweł Szefernaker, chef du cabinet du président, a répondu le même jour. Il a traité Tusk de dilettante économique et a soutenu qu'imposer une nouvelle taxe sur les carburants ne ferait pas baisser les prix, mais serait au contraire répercutée sur les automobilistes.

« On sait depuis longtemps que l'actuel Premier ministre est un dilettante économique. Il essaie maintenant de convaincre les Polonais qu'imposer une nouvelle taxe sur les carburants fera baisser les prix dans les stations. Au lieu d'ajouter de nouvelles taxes, veuillez baisser la TVA et les accises, comme l'a fait le gouvernement Droit et Justice. Cela fait vraiment baisser les prix et ne répercute pas davantage de coûts sur les automobilistes. »

Paweł Szefernaker, chef du cabinet du président

Szefernaker a ajouté que le président Nawrocki avait protégé les Polonais contre des solutions qui pourraient conduire à des prix records de l'essence et du diesel.

Argument constitutionnel

Le ministre Maciej Berek, chargé de la supervision de la mise en œuvre des politiques gouvernementales, a contesté l'objection de rétroactivité. Il a soutenu qu'une taxe sur les bénéfices extraordinaires, par nature, ne peut concerner que des situations passées, car les bénéfices sont déterminés après l'écoulement d'une période.

« Apparemment, quelqu'un à la Chancellerie présidentielle a donné de mauvais conseils en la matière. Une telle loi, par son essence, ne peut concerner qu'une situation passée, puisque les bénéfices sont établis après un certain temps. S'attendre à ce que de telles dispositions ne s'appliquent qu'à l'avenir est un malentendu. »

Maciej Berek

Berek a également noté que la constitutionnalité du projet de loi avait été vérifiée par le Centre de législation gouvernementale et les services juridiques de la Diète et du Sénat, laissant entendre que la décision du président ne concernait pas des valeurs constitutionnelles mais plutôt le fait de priver le budget de recettes.

Enjeux

La loi étant désormais pendante devant un Tribunal constitutionnel que les deux camps reconnaissent comme paralysé, les 4 milliards de PLN de recettes projetées n'alimenteront pas le programme CPN. Les compagnies pétrolières conservent leurs bénéfices extraordinaires pour la période de mars à décembre 2026. La querelle politique laisse les consommateurs sans le bouclier tarifaire promis et approfondit la confrontation ouverte entre le président et le gouvernement.

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Sources et contexte

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