Gouvernement · Milan et Strasbourg

Le compte bancaire de la députée européenne italienne Ilaria Salis saisi pour des frais de justice impayés

Les avocats de deux assistantes parlementaires licenciées ont pratiqué une saisie sur le compte bancaire de la députée européenne Ilaria Salis pour recouvrer 7 000 euros de frais de procédure impayés.

Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, Il Fatto Quotidiano, il Giornale.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Milan, Strasbourg · Italie, France
Comment on en est arrivé là
  1. février 2025Salis licencie les assistants Valentina Dadda et François Gelmetti sans préavis
  2. août 2026Le tribunal de Milan rejette les requêtes de Salis visant à suspendre l'exécution et fixe les frais de justice
  3. septembre 2026Les assistants engagent une procédure de saisie-attribution sur le compte bancaire de Salis pour 7 000 euros de frais de justice
  4. octobre 2026La cour d'appel de Milan doit entendre l'appel au fond sur les licenciements

Saisie pour frais de justice impayés

Les avocats de deux anciens assistants parlementaires de la députée européenne italienne Ilaria Salis ont engagé une procédure de saisie-attribution de tiers sur son compte bancaire. La procédure d'exécution vise environ 7 000 euros de frais de justice impayés résultant de requêtes rejetées. Le compte ciblé reçoit le salaire mensuel et les indemnités officielles que Salis perçoit en tant que députée élue au Parlement européen pour le groupe Alleanza Verdi e Sinistra.

Cette mesure d'exécution découle de deux procédures civiles distinctes dans lesquelles Salis a tenté de geler un précédent jugement en matière de travail. Alors que l'indemnité principale reste soumise à un appel en cours, les frais de justice mis à sa charge après le rejet de ses requêtes d'urgence sont devenus immédiatement exécutoires. Les représentants des créanciers ont ensuite déposé la saisie auprès de son établissement bancaire pour recouvrer les frais de justice impayés.

Licenciement des assistants parlementaires

Le litige remonte à février 2025, lorsque Salis a licencié les collaboratrices Valentina Dadda et François Gelmetti environ un an après les avoir embauchées. Les deux assistants travaillaient sous contrats de collaboration (co.co.co.) pour soutenir son travail législatif européen. Les lettres de licenciement invoquaient des problèmes de performance, notamment des retards des assistants dans la réponse aux courriels, et mettaient fin à leur emploi sans préavis.

Dadda et Gelmetti ont contesté leurs licenciements devant les tribunaux, arguant que les ruptures étaient dépourvues de cause réelle et sérieuse et violaient des clauses destinées à couvrir le mandat parlementaire de cinq ans. Le tribunal du travail de Milan a rendu un verdict de première instance en faveur des assistants, jugeant les licenciements abusifs. Le tribunal a condamné Salis à verser près de 300 000 euros d'indemnités totales, correspondant aux rémunérations que les deux assistants auraient perçues jusqu'à la fin de la législature. Selon le jugement, Gelmetti a obtenu 153 000 euros et Dadda 147 900 euros.

Indemnités de première instance accordées aux anciens assistantsEUR
François Gelmetti
153000 EUR
Valentina Dadda
147900 EUR

Données tirées du texte de l’article

Tentatives infructueuses de bloquer l'exécution

Avant la pause estivale de 2026, Salis a déposé deux requêtes civiles distinctes visant à suspendre l'exécution du jugement de première instance. Ses demandes cherchaient à bloquer les actes d'exécution notifiés par les assistants. Ses représentants légaux ont fait valoir que les activités de recouvrement ne devraient pas se poursuivre tant que le fond de l'affaire restait examiné en appel.

Le tribunal de Milan a tenu des audiences sur les deux requêtes d'urgence en août 2026. Les juges ont rejeté les deux demandes en totalité et ont condamné Salis à rembourser les frais de justice exposés par les deux assistants durant les procédures interlocutoires. Lorsque les 7 000 euros de frais de procédure qui en ont résulté n'ont pas été versés après les décisions d'août, les représentants légaux de Dadda et Gelmetti ont engagé la saisie-attribution sur compte bancaire.

Arguments juridiques et appel à venir

Salis a contesté le jugement de première instance sur des motifs procéduraux et de fond. Elle a affirmé n'avoir pas eu connaissance de l'action en justice initiale malgré les notifications officielles délivrées à son domicile milanais. Dans des déclarations publiques, l'élue a maintenu que la relation de travail s'était complètement dégradée et a exprimé sa confiance quant à l'issue de l'appel.

« Nous ne nous parlions même plus. »

Ilaria Salis, députée européenne pour le groupe Alleanza Verdi e Sinistra

La cour d'appel de Milan doit entendre l'appel au fond en octobre 2026. L'indemnité principale de près de 300 000 euros reste suspendue jusqu'à ce que les juges d'appel rendent une décision définitive sur la légalité des licenciements de 2025.

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Sources et contexte

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