Gouvernement · Rome
Massimiliano Cencelli, fonctionnaire de la DC qui a donné à l'Italie le « Manuale Cencelli » pour répartir le pouvoir politique, meurt à 90 ans
Massimiliano Cencelli, le fonctionnaire de la Démocratie chrétienne (DC) dont le nom est devenu synonyme de la répartition proportionnelle du pouvoir politique en Italie, est mort à Rome le 8 août 2026 à l'âge de 90 ans.
Texte IA fondé sur les articles de Il Messaggero, Il Sole 24 ORE, lastampa.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Cencelli est mort à Rome le 8 août 2026 à l'âge de 90 ans. Il avait rejoint la DC en 1954 et avait été secrétaire d'Adolfo Sarti.
Au congrès de Milan de 1967, la faction des pontieri de Sarti, Cossiga et Taviani a obtenu 12 % des voix, incitant Cencelli à proposer une répartition proportionnelle des postes, comme des actions dans un conseil d'administration.
Le manuel n'a jamais été un document officiel. Il a été publié en deux éditions (Editori Riuniti 1981, Aliberti 2016) avec un texte du journaliste Renato Venditti, et reste cité dans les manuels universitaires.
Giulio Andreotti l'a qualifié de « livre à oublier » au milieu des années 1970. Giuliano Amato a comparé Cencelli au penseur libéral Rawls. Gianfranco Rotondi, aujourd'hui député FdI, a déclaré que Cencelli « a rendu la lottizzazione scientifique ».
La Stampa a appliqué un algorithme basé sur Cencelli à 65 postes exécutifs : Forza Italia détient 18 % des sièges du centre-droit mais contrôle 25 % du pouvoir gouvernemental, tandis que Fratelli d'Italia avec 59,4 % des voix contrôle moins de la moitié du pouvoir gouvernemental.
- 2003Révèle les origines du manuel dans un entretien avec Avvenire
- 2016Deuxième édition publiée par Aliberti
- 8 aoûtMeurt à Rome à l'âge de 90 ans
Décès d'un fonctionnaire de la DC
Massimiliano Cencelli, ancien fonctionnaire de la Democrazia Cristiana (DC) dont le nom est devenu synonyme de la répartition proportionnelle du pouvoir politique en Italie, est mort à Rome le samedi après-midi 8 août 2026, à l'âge de 90 ans. Né à Rome en 1936, Cencelli a rejoint la DC à l'adolescence, intégrant l'organisation du parti et devenant secrétaire d'Adolfo Sarti, un démocrate-chrétien de premier plan et plusieurs fois ministre. Il a ensuite collaboré avec Nicola Mancino, qui deviendra vice-président du Conseil supérieur de la magistrature. Bien qu'il n'ait jamais occupé de haute fonction, le nom de Cencelli est entré dans le vocabulaire politique italien et continue d'être cité dans les manuels universitaires des décennies plus tard.
Origines du Manuel
Le « Manuale Cencelli » n'a jamais été un document publié dans sa forme originale. C'était une méthode que Cencelli a décrite dans un entretien de 2003 avec le journal Avvenire. En 1967, au congrès de la DC à Milan, Adolfo Sarti, avec Cossiga et Taviani, a fondé la faction des « pontieri », ainsi nommée parce qu'elle devait faire le pont entre la majorité et la gauche. La faction a obtenu 12 % des voix, et Cencelli a proposé d'appliquer la logique d'entreprise à la politique.
« Si nous avons 12 %, tout comme dans un conseil d'administration les postes sont répartis en fonction des actions détenues, il devrait en être de même pour les postes du parti et du gouvernement en fonction des adhésions. Sarti m'a dit de travailler là-dessus. »
Dans ce schéma, Taviani a conservé le ministère de l'Intérieur, Gaspari est devenu sous-secrétaire aux Postes, Cossiga a obtenu la Défense, et Sarti a pris le Tourisme et les Spectacles. La méthode est devenue de notoriété publique car lors des crises gouvernementales, Sarti disait en plaisantant aux journalistes en quête d'aperçus de « demander à Cencelli ».
La méthode et son héritage
Le manuel attribuait un « score de pouvoir » à chaque poste, ministre, sous-secrétaire ou président de commission, permettant de former des gouvernements avec une répartition des rôles correspondant au poids des partis alliés et de leurs factions internes. Tous les postes n'avaient pas la même valeur : un ministère de plein exercice pesait plus qu'un ministère sans portefeuille, un sous-secrétaire comptait moins qu'un ministre. Pendant la Première République, le ministère des Postes et Télécommunications était apparemment le portefeuille le plus précieux, car il pouvait embaucher jusqu'à 150 000 postiers, ce qui en faisait une récompense pour les bâtisseurs de consensus comme Remo Gaspari et Antonio Gava. Le manuel a été publié en deux éditions, par Editori Riuniti en 1981 et par Aliberti en 2016, avec un texte du journaliste Renato Venditti.
Giulio Andreotti l'a qualifié au milieu des années 1970 de « livre à oublier », tandis que le socialiste Giuliano Amato a ensuite porté un jugement différent.
« Il faut faire ce que des penseurs libéraux comme Rawls et des praticiens intelligents comme Cencelli nous ont appris. »
Réactions et actualité
Gianfranco Rotondi, ancien dirigeant de la DC, aujourd'hui député de Fratelli d'Italia, a commenté la disparition de Cencelli.
« Plus que le chef du parti, Cencelli est toujours resté dans l'actualité, ne l'a jamais quittée et ne la quittera jamais. Son chef-d'œuvre était un manuel aussi célèbre que paradoxalement jamais publié : le Manuale Cencelli. »
Rotondi a ajouté que le manuel associait chaque poste de pouvoir à un « score de pouvoir », permettant la formation de gouvernements avec une répartition correcte des postes entre les partis alliés et leurs factions internes. Il a noté que la pratique de la « lottizzazione » existe toujours et que Cencelli l'a rendue scientifique. La Stampa a appliqué un algorithme basé sur la logique de Cencelli au gouvernement Meloni actuel, analysant 65 postes exécutifs. Selon l'analyse, Forza Italia détient 18 % des sièges du centre-droit aux élections de 2022, mais contrôle 25 % du pouvoir gouvernemental, ce qui la surreprésente de 7 points. Fratelli d'Italia, avec 59,4 % des voix, contrôle moins de la moitié du pouvoir gouvernemental, tandis que la Lega et Forza Italia ensemble, avec moins de 39 % des voix, se partagent 51 % du pouvoir.
- Part des sièges (2022)
- 18 %
- Part du pouvoir gouvernemental
- 25 %
Données tirées du texte de l’article
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Sources et contexte
- Il MessaggeroL'ultimo saluto a Cencelli il Dc che inventò il manuale per spargere gli incarichi
- Il Sole 24 OREPrima Repubblica, addio a Cencelli: così invento il manuale del potere Dc
- lastampa.itCencelli, l'uomo diventato Manuale
- lastampa.itÈ morto Cencelli, il suo Manuale no: ma nel governo Meloni Forza Italia stravince sugli alleati
- Adolfo Sarti
- Homme politique de la DC et plusieurs fois ministre ; Cencelli a été son secrétaire et il a cofondé la faction des pontieri en 1967
- Cossiga
- Cofondateur de la faction des pontieri au congrès de Milan de 1967 ; a reçu le portefeuille de la Défense selon la méthode Cencelli
- Taviani
- Cofondateur de la faction des pontieri ; a conservé le ministère de l'Intérieur selon la méthode Cencelli
- Remo Gaspari
- Devenu sous-secrétaire aux Postes selon la méthode Cencelli ; cité plus tard comme bâtisseur de consensus qui a occupé le ministère des Postes
- Antonio Gava
- Cité aux côtés de Remo Gaspari comme bâtisseur de consensus ayant occupé le ministère des Postes pendant la Première République
- Giulio Andreotti
- A qualifié le Manuale Cencelli au milieu des années 1970 de «livre à oublier»
- Giuliano Amato
- Cité pour avoir dit qu'il faut suivre ce que des penseurs libéraux comme Rawls et des praticiens intelligents comme Cencelli ont enseigné
- Gianfranco Rotondi
- Ancien dirigeant de la DC, aujourd'hui député FdI, qui a commenté la mort et l'héritage de Cencelli
- Nicola Mancino
- Personnalité institutionnelle avec laquelle Cencelli a collaboré ; a ensuite été vice-président du Conseil supérieur de la magistrature
- Antonio Tajani
- Dirigeant de Forza Italia ; l'analyse de La Stampa a révélé que son parti est surreprésenté de 7 points dans le gouvernement Meloni
- Lieux
- Milan
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