
Les États-Unis et l'Iran concluent un accord préliminaire de dilution d'uranium enrichi, suspension des sanctions et fin des hostilités, avec une signature vendredi en Suisse
Un projet de mémorandum d'entente lu par des responsables américains prévoit un mécanisme de dilution de l'uranium enrichi iranien sous supervision de l'AIEA en échange d'une suspension de sanctions, avec une fenêtre de négociation de 60 jours pour un accord de paix final. La signature officielle est prévue vendredi au lac des Quatre-Cantons, en Suisse.
Cadre de cessez-le-feu et nucléaire
Le projet de mémorandum américain lu mercredi à des journalistes établit une cessation immédiate et permanente des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Toutes les parties, les États-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs, conviennent de cesser les opérations militaires dès la signature. Le texte inclut un mécanisme pour gérer les stocks d'uranium enrichi iranien « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous supervision de l'AIEA ». En contrepartie, Washington suspendra, sans les éliminer, certaines sanctions, un allègement supplémentaire étant lié à la conformité de Téhéran aux exigences nucléaires. Une période de 60 jours pour négocier un accord de paix définitif commence à la signature.
Les États-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran ainsi que leurs alliés dans la guerre en cours, en signant le présent mémorandum d'entente, déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.
- Début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran
- Le cessez-le-feu entre en vigueur
- Signature électronique du mémorandum
- Projet de mémorandum lu aux journalistes ; Trump profère des menaces au G7
- Cérémonie de signature officielle au lac des Quatre-Cantons, Suisse
- Date limite de 30 jours pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz (si signature le 20 juin)
- La fenêtre de négociation de 60 jours prend fin
L'avertissement de Trump et divergence avec Israël
S'exprimant lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le président Donald Trump a menacé de reprendre les bombardements si l'accord final ne se concrétise pas.
S'il n'est pas signé dans 60 jours, pas de problème. On bombardera à nouveau.
Lors de la même conférence de presse, il a reconnu des tensions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
J'ai dit à Bibi : tu peux être un peu plus diplomate. Tu n'as pas besoin de détruire un immeuble chaque fois qu'un membre du Hezbollah entre.
Le vice-président américain J.D. Vance a déclaré aux journalistes que le mémorandum ouvre le détroit d'Ormuz et qu'il s'agit
Vance a également souligné que le programme nucléaire a été détruit et que l'accord vise à empêcher l'Iran de le reconstruire.fondamentalement d'une bonne affaire pour le peuple américain.
Nous avons détruit leur programme nucléaire, mais l'un des objectifs du président est de les inciter à ne pas essayer de le reconstruire à long terme.
Iran, cérémonie de signature et reconstruction
L'Iran examine la possibilité que les présidents Massoud Pezeshkian et Trump signent le mémorandum lors de la cérémonie de vendredi dans une station de luxe au bord du lac des Quatre-Cantons, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï. Ce serait un geste diplomatique important pour deux pays dont les relations officielles ont été rompues en 1980. Pezeshkian, arrivé au pouvoir en promettant d'améliorer les relations avec l'Occident, a été mis à l'écart ces derniers mois lors d'une répression des manifestants et alors que les dirigeants conservateurs renforçaient leur contrôle sur les négociations de guerre. Le mémorandum prévoit également un fonds de reconstruction et de développement post-conflit d'au moins 300 milliards de dollars, bien que non financé directement par les États-Unis. L'Iran pourra reprendre ses ventes de pétrole brut une fois le mémorandum signé, et une levée totale des sanctions interviendra si un accord nucléaire définitif est conclu après la période de 60 jours.
Hezbollah et tensions libanaises
En parallèle, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a réitéré que tout projet de désarmement de la milice soutenue par l'Iran « ne sera pas accepté », insistant sur le caractère interne de cette question, qui doit rester en dehors des pourparlers de paix entre Israël et le Liban. Qassem a qualifié l'accord américano-iranien de
Le président libanais Joseph Aoun a toutefois souligné l'indépendance de son pays dans les négociations séparées avec Israël, tout en reconnaissant tout soutien à un cessez-le-feu, y compris de la part de l'Iran. Le mémorandum inclut explicitement le Liban dans sa clause de cessation des hostilités, ce qui oblige en pratique l'Iran à maîtriser le Hezbollah, mais Israël conserve le droit de riposter si le Hezbollah l'attaque. Un cinquième cycle de pourparlers Israël-Liban est prévu à Washington la semaine prochaine, même si le Hezbollah s'oppose à ce processus.grande victoire pour Téhéran et de moment crucial pour le Liban.
