Le Frente Amplio a annoncé jeudi 22 octobre que Pablo Bustinduy portera sa campagne pour les élections générales du 29 novembre, un rôle qu'il assume sans être candidat.
Rebeca Torró, du PSOE, a démenti des négociations visant à écarter le Frente Amplio des listes au Congrès, tandis que la branche aragonaise a choisi de ne pas se présenter à Teruel pour éviter de diviser le vote.

Le Frente Amplio a annoncé jeudi 22 octobre que Pablo Bustinduy, ministre des Droits sociaux, de la Consommation et de l'Agenda 2030, sera le porte-parole de sa campagne pour les élections générales du 29 novembre. La coalition, composée d'IU, de Movimiento Sumar, de Más Madrid et de Comuns et menée par Ada Colau comme candidate à la présidence du gouvernement, a indiqué qu'il avait apporté un « soutien total » à la candidature dès le départ. Bustinduy était largement pressenti pour conduire la liste, mais s'est récusé à plusieurs reprises, et il ne figure pas sur les listes. Ce rôle lui ouvre les débats et les entretiens et fait de lui l'un des principaux visages de la campagne.
La coalition affirme que ce poste vise à renforcer le profil « choral » de la candidature et son axe sur le logement. Elle attribue à Bustinduy la conduite des négociations sur les décrets royaux relatifs au logement au sein du gouvernement et la promotion de la réforme et du financement de la loi sur la dépendance, qu'elle présente comme l'une des grandes avancées de cette législature. Dans sa première déclaration comme porte-parole, Bustinduy a estimé que les mobilisations dans tout le pays traçaient un chemin clair.
« Cet automne sera celui du logement, et notre travail est de porter cet élan jusqu'aux urnes. »
Il a qualifié le scrutin du 29N de « référendum sur le droit au logement », où les électeurs doivent choisir entre ceux qui embrassent les spéculateurs et ceux qui veulent une nouvelle politique du logement plaçant les besoins des travailleurs au premier plan.
À Barcelone, Ernest Urtasun, ministre de la Culture et numéro deux de la liste Comuns-Frente Amplio, a déclaré que la coalition se battrait pour chaque voix des citoyens progressistes sur les listes au Congrès. Il s'exprimait après une rencontre avec des représentants de la Taula del Tercer Sector à Barcelone. Il a laissé la porte ouverte à des exceptions au cas par cas et a défendu l'accord sur le Sénat conclu avec le PSOE dans certaines provinces, tout en précisant que le même arrangement ne serait pas répété pour le Congrès de manière générale. La position officielle exclut un accord global avec le PSOE qui laisserait les petites circonscriptions, qui élisent de trois à cinq sièges, sans listes du Frente Amplio.
Teruel est l'exception qui retient l'attention. La branche aragonaise de la coalition, CHA-Frente Amplio Aragón, a choisi de ne pas se présenter au Congrès à Teruel afin d'éviter de diviser le vote progressiste. Le Frente Amplio a rejeté ce choix, le qualifiant de décision unilatérale prise par la Chunta, qui dirige l'alliance de gauche en Aragon. Urtasun a indiqué que la table des partis de la coalition devrait clarifier s'il existe des cas particuliers comme celui de l'Aragon, et il a souligné l'enjeu du scrutin.
« Sans un bon résultat du Frente Amplio, il n'y aura pas de gouvernement progressiste. »
La secrétaire à l'organisation du PSOE, Rebeca Torró, a démenti jeudi l'existence de négociations avec le Frente Amplio visant à écarter la coalition des listes au Congrès dans certaines circonscriptions le 29N, où les socialistes sont jugés mieux placés pour remporter des sièges. Dans un entretien sur Cadena SER, elle a affirmé que la seule négociation entre les deux formations avait porté sur le Sénat, et elle a imputé des « malentendus » aux propos du tête de liste du Frente Amplio à Madrid, Emilio Delgado. Rebeca Torró a précisé que le PSOE avait commencé à enregistrer ses listes uniques pour le Congrès et comptait terminer le vendredi 23 octobre.
À Palencia, les membres de la liste du parti pour le Congrès ont démissionné en bloc après que Ferraz a remplacé leur numéro un. Rebeca Torró a dit comprendre la frustration, tout en soulignant que l'élaboration des listes diffère des primaires et que la Commission fédérale des listes détermine les candidatures. Elle a défendu la désignation d'une femme, Mariluz Martínez Seijo, proche de Pedro Sánchez, comme numéro un, en affirmant que cela répond au mandat du dernier congrès de placer davantage de femmes à la tête des listes.
La prochaine étape concrète est la clôture de l'enregistrement des listes du PSOE pour le Congrès, le vendredi 23 octobre. Aucune date n'a été donnée pour que la table des partis du Frente Amplio clarifie les cas évoqués par Urtasun, et la campagne se poursuit vers le scrutin du 29 novembre avec Bustinduy comme porte-parole et Colau comme candidate.
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Le Frente Amplio a désigné le ministre Pablo Bustinduy comme porte-parole de sa campagne pour les élections générales du 29 novembre, tandis que le cas de Teruel et le démenti du PSOE sur tout accord de listes maintiennent la composition de la gauche au Congrès au centre de l'attention.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, EL MUNDO, LaSexta et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait