RécitStarmer face à l'élection de Makerfield

Élections · Makerfield, Manchester et Londres

Élection partielle de Makerfield : un scrutin qui pourrait pousser le Labour vers une course à la direction, Andy Burnham visant un retour au Parlement

Une élection partielle dans la circonscription de Makerfield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, jeudi, pourrait déclencher une crise de direction au sein du Parti travailliste. Le populaire maire Andy Burnham brigue un siège au Parlement avec l'objectif affiché de déloger un Keir Starmer impopulaire.

Texte IA fondé sur les articles de Le Temps, La Libre.be, Mediapart et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Makerfield, Manchester, Londres · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. 4 juinBurnham déclare aux électeurs de Makerfield qu'il cherche à servir « au plus haut niveau possible »
  2. 17 juinStarmer offre un poste gouvernemental à Burnham ; Burnham refuse
  3. 18 juinOuverture des bureaux de vote de la partielle de Makerfield à 7h, heure locale
  4. 18 juinFermeture des bureaux de vote à 22h ; résultats attendus dans la nuit

Un seul siège, des conséquences nationales

L'élection partielle législative à Makerfield le 18 juin 2026 est bien plus qu'un scrutin local. Andy Burnham, maire du Grand Manchester et ancien député (2001-2017), est le candidat travailliste. S'il gagne, il revient à Westminster avec l'intention déclarée de défier Keir Starmer pour la direction du parti et le poste de Premier ministre.

La circonscription, un ensemble d'anciennes villes minières entre Liverpool et Manchester, compte environ 76 000 électeurs. Les bureaux de vote ouvrent à 07h00 heure locale et ferment à 22h00, avec un résultat attendu dans la nuit. Le siège est devenu vacant après la démission du député travailliste sortant.

L'ascension du « Roi du Nord »

Burnham a gagné son surnom en octobre 2020, lorsqu'il a publiquement réprimandé le gouvernement central pour avoir retenu des fonds pendant les confinements liés au Covid. Depuis, il s'est positionné comme la voix du nord négligé de l'Angleterre. En campagne, il a déclaré aux électeurs le 4 juin : « Je chercherai à vous représenter au plus haut niveau possible », ne laissant guère de doute sur ses ambitions.

« Les électeurs de cette circonscription sont peut-être sur le point d'écrire un nouveau scénario pour la politique britannique. »

Andy Burnham, maire du Grand Manchester

Un Premier ministre assiégé

Keir Starmer a pris ses fonctions en juillet 2024 après une large victoire travailliste, mais sa popularité s'est effondrée. Une série d'erreurs politiques, le scandale autour de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, et une défaite cinglante aux élections locales de mai face au Reform UK de Nigel Farage l'ont affaibli. Plusieurs ministres ont démissionné, le dernier en date étant le secrétaire à la Défense John Healey la semaine dernière, en raison d'un différend budgétaire.

« Je ne vais nulle part, je vais me battre. »

Keir Starmer, premier ministre du Royaume-Uni et chef du Parti travailliste

Starmer a dit cela sur Sky News depuis le sommet du G7 à Évian, mais son emprise est fragile. Au sein du parti, Burnham et l'ancien secrétaire à la Santé Wes Streeting cherchent activement les 81 soutiens de députés nécessaires pour déclencher une course à la direction. Streeting a déclaré à la BBC : « Nous ne pouvons pas continuer dans cette incertitude et cette paralysie, il devra y avoir un scrutin pour la direction. »

La branche d'olivier de Starmer, et le refus de Burnham

Mercredi, Starmer a offert à Burnham « un rôle important au sein du gouvernement », le qualifiant d'« atout fantastique pour notre parti et pour le pays ». Burnham, selon les médias britanniques, a rejeté cette offre sans appel. Cette manœuvre a été perçue comme une tentative de neutraliser un rival avant l'élection partielle.

Reform UK à l'affût sur la droite

Le principal opposant à Makerfield est Robert Kenyon du Reform UK, qui a devancé le Labour dans la circonscription lors des élections locales de mai. Kenyon a accusé Burnham d'utiliser le siège comme marchepied, et sa campagne a été secouée par d'anciens messages sexistes et homophobes sur les réseaux sociaux. Néanmoins, les sondages donnent Burnham en tête, et les analystes évoquent un net « effet Burnham » qui pourrait le ramener au Parlement.

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