
Royaume-Uni : Burnham recevra Zelensky à Downing Street le mercredi 14 octobre
Downing Street indique qu'Andy Burnham promettra une livraison accélérée de missiles de défense aérienne à l'Ukraine et pressera ses partenaires d'alourdir les sanctions contre la Russie lors de la rencontre entre les deux dirigeants.
Rencontre à Downing Street
Le Premier ministre britannique Andy Burnham recevra le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Downing Street le mercredi 14 octobre. Dans un communiqué, Downing Street a indiqué que Burnham promettra d'accélérer la livraison de missiles de défense aérienne essentiels dans les prochaines semaines et appellera les partenaires internationaux à renforcer les sanctions contre la Russie. Le Royaume-Uni prévoit de livrer plus rapidement ses missiles polyvalents légers britanniques, en plus d'un engagement de plus de 5 000 unités d'une valeur de 1,6 milliard de livres sur les quatre prochaines années. Burnham devrait aussi préciser comment son gouvernement élaborera de nouvelles sanctions contre Moscou. Burnham a commenté cette visite dans un communiqué publié par le 10 Downing Street avant la rencontre.
Mon message au peuple ukrainien ne pourrait pas être plus clair : nous sommes à vos côtés aussi longtemps qu'il le faudra
Cette visite sera la deuxième de Zelensky au Royaume-Uni depuis l'arrivée au pouvoir de Burnham en juillet. La première avait été un déplacement fin juillet sur une base navale à Portsmouth, où les deux dirigeants avaient rencontré des militaires et tenu une conférence de presse.
La décision de Trump sur le diesel et la querelle sur le leadership
Trump a assoupli les sanctions sur le diesel russe le vendredi 9 octobre, autorisant les États-Unis à importer 300 000 tonnes de ce carburant. L'Ukraine et les alliés européens ont été consternés par cette décision. La mesure visait à faire baisser les prix à la pompe avant les élections de mi-mandat aux États-Unis. Le samedi 10 octobre, Trump a suggéré que les Ukrainiens devraient choisir un nouveau dirigeant capable de conclure un accord de paix avec Moscou, et il a affirmé que Vladimir Poutine voulait un accord plus que le gouvernement de Kyiv. Le même jour, Burnham a téléphoné à Zelensky pour exprimer une solidarité totale avec Kyiv. Le lundi 12 octobre, Trump a accusé l'Europe d'hypocrisie.
- Trump assouplit les sanctions sur le diesel russe, autorisant l'importation de 300 000 tonnes aux États-Unis
- Trump suggère que l'Ukraine a besoin d'un nouveau dirigeant ; Burnham téléphone à Zelensky
- Trump annonce un cessez-le-feu énergétique ; Zelensky dit que les attaques russes contre les installations énergétiques se sont poursuivies
- Trump accuse l'Europe d'hypocrisie
- Zelensky déclare que l'Ukraine n'a reçu aucun avertissement d'une frappe de missile balistique russe
- Burnham doit recevoir Zelensky à Downing Street
Cessez-le-feu énergétique et doutes sur le renseignement
Le dimanche 11 octobre, Trump a annoncé unilatéralement un cessez-le-feu énergétique entre l'Ukraine et la Russie. Quelques heures plus tard, Zelensky a déclaré que les attaques russes contre les installations énergétiques ukrainiennes s'étaient poursuivies. Le lundi 12 octobre, il a accusé Moscou d'attaquer ces installations et a affirmé qu'il devenait de plus en plus clair que la Russie avait rejeté la proposition. Zelensky a qualifié l'accord américain avec la Russie de « cadeau » à Vladimir Poutine. Le mardi 13 octobre, Zelensky a déclaré que l'Ukraine n'avait reçu aucun avertissement de ses partenaires au sujet d'une frappe de missile balistique russe la veille au soir, ce qui a fait craindre que Washington ait cessé de partager des renseignements. Trump a assuré que les États-Unis continuaient de partager des renseignements avec l'Ukraine en quittant la Maison-Blanche pour un déplacement de campagne en Alaska.
Les alliés et la question du GNL
Les alliés occidentaux ont critiqué la décision sur les sanctions tout en soutenant l'appel de Trump à une pause des frappes sur le secteur énergétique. Le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband a décrit les derniers jours comme des « journées très difficiles » pour les relations avec Washington. Le chancelier de l'Échiquier John Healey profitera des réunions du FMI à Bangkok pour demander aux partenaires de renforcer leur soutien à Kyiv et de soutenir une interdiction du gaz naturel liquéfié russe, une mesure qu'il dit que le Royaume-Uni a déjà prise. Downing Street réaffirmera aussi son intention de mettre pleinement en œuvre une interdiction des services maritimes liés aux exportations russes de GNL. Le Royaume-Uni affirme être l'un des plus importants soutiens de l'Ukraine depuis le lancement de l'offensive à grande échelle de la Russie en 2022.
Ce qui reste en suspens
La réunion de mercredi montrera si le paquet londonien de livraisons accélérées de missiles et les appels à de nouvelles sanctions se traduisent par des mesures concrètes. Le gouvernement de Burnham élabore encore les propositions de sanctions supplémentaires contre la Russie. La question de savoir si Moscou acceptera un cessez-le-feu énergétique reste non résolue, tout comme celle de la suite que Washington donnera à sa décision sur les sanctions visant le diesel.
